ASSOCIATION DES AMIS DES MYASTHÉNIQUES DU MAROC DES VOEUX AU ROI POUR SOULAGER LES MALADES DES TAXES SUR LEURS MALADIES ![]() Bonne Fête à Sa Majesté le Roi Sidi Mohammed VI , dans le bonheur, les progrès et la santé du Peuple marocain A Messieurs les Conseillers de SM le Roi Sidi Mohamed VI A Monsieur le Secrétaire Particulier de SM Le Roi, Si Mohamed Chraïbi En leur demandant leur compréhension de nos dols et leurs appuis A Monsieur Karim Ghellab, Président du Parlement, A M. le Pr Mohamed Cheikh Biadillah, Président de la Chambre des Conseillers A M le chef du gouvernement Si Abdelilah Benkirane et au Dr Saâd Eddine El Othmani Avec nos compliments aux responsables, pour leurs réélections aux hautes instances du PJD Copie à SE M. le professeur El Houssaine Louardi, Ministre de la Santé Copie à M. Nabil Benabdellah, Secrétaire général du PPS et Maître Moulay Ismaïl Alaoui, Copie à maître Moulay Tahar Alaoui, Président du Conseil National de l’Ordre Copie à maître Si Abdelatif Berbich, Secrétaire Perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc, En sollicitant votre compréhension de nos dols et votre appui, nous vous prions par la même, de transmettre nos vœux de succès et nos souhaits de longue vie à Sa Majesté le Roi, que Dieu Le protège et Le glorifie. ![]() Rappel aux autorités de notre requête de détaxe des impôts sur les maladies. TVA et Douane, représentent au minimum 24% d’impôts indirects et nécessitent une réforme radicale du circuit des soins. Une détaxation devant aller du diagnostic aux médicaments, sans discrimination entre les maladies. Pour être efficiente, elle devra s’appliquer, dans un cadre de détaxation fiscale générale, tant sur le matériel médical, les réactifs, que sur les intrants des laboratoires. Car ces charges ne s’imposent électivement que sur les malades, dont ils limitent et freinent leur juste accès aux soins. IL NE PEUT Y AVOIR DE DEMOCRATIE SINCERE ET LOYALE AVEC L’EXPLOITATION EHONTEE DES MALADES Cette opportunité est une occasion propice pour les rappels de nos dols aux élus, à tous les Pouvoirs concernés et les Cadres qui sont placés à la tête de la Nation. C'est une demande de réforme fiscale des circuits de santé à l'Etat. Elle s'adresse respectueusement aux nouveaux élus, aux dignes Conseillers de SM le Roi, aux chefs des Partis et autres respectables parlementaires. C'est à propos des taxes incestueuses et fourbes, exploitées comme indirectes et que sont les taxes de Douane et de TVA. 24 % de pénalités minimales uniquement sur le dos des seuls malades ! Une monstruosité perverse et fourbe, des lois cyniques et scélérates! Imposées de façons aveugles et coloniales, prédatrices et amorales, elles s'appliquent sur tout le circuit des soins. Elles brident l'accès aux soins et les renchérissent. Elles dégrèvent ainsi les Caisses CNSS et OMFAM des malades, elles entaillent gravement et inconsciemment le budget des hôpitaux, en sapant la politique d'acquisition et de modernisation du matériel. Ces taxes sont contraires à l'esprit humanitaire et de solidarité, tels qu’ils sont impulsé par SM à l'INDH. Elles freineront certes le Ramed, aussi LE BUT En supprimant ces taxes fossiles, antisociales, si contraires à la philosophie musulmane, notre Gouvernement et notre Souverain donneront une leçon de démocratie et modernité à tous les pays du monde. On a vu dernièrement les efforts de M. Barak Obama, on l'a vu lutter pour faciliter l'accès aux soins aux Américains, on a souvenir de nos accords avec l'OMC, devant supprimer les taxes de douane, comme on a vu les tentatives du Ministère de la Santé tenter de diminuer les prix des médicaments pour un meilleur accès aux soins. On est redevable aux décideurs, longuement sollicités en voyant quelques maladies effacer leur sordide TVA. Mais il reste à exonérer des taxes de Douane et de TVA toutes les maladies ! Sans exception aucune et sans discrimination entre elles, afin d'aider les pauvres, les malades, les chômeurs et les handicapés. APPEL Ces déshérités et ces affaiblis, n'ont pas de taxes à payer à l'Etat pour leurs déficiences physiques. Fussent-elles chroniques, légères ou passagères ! Pour toute bonne gouvernance, ce sont là des valeurs de probité fiscale et non de passe-droit de l'Etat. Ce sont des normes d'équité et de justice qui se confondent avec les droits de l'homme et l'éthique bien sentie de d'Islam. Ces valeurs d'amour et de proximité avec les citoyens, sont le premier souci et le premier chantier d'Amir El Mouminine. Mais c'est là, sans hypocrisie, sans faiblesses ni atermoiement, la seule solution et la plus radicale, la plus humaine, la plus juste des évolutions fiscales. C'est la Réforme la plus efficiente de par son audace et son inventivité. A MONSIEUR LE CHEF DU GOUVERNEMENT DE SM LE ROI Le Gouvernement de Si Benkirane, comme les Deux Chambres du Parlement, devraient tenir ce défi complémentaire, comme un but et comme une norme morale, afin d'honorer leurs électeurs. Protéger le Peuple et le hisser dans la paix, parmi les plus modernes, lui permettre à ce peuple le travail et la scolarité, sans entraves, lui assurer le pain et le médicament, sans plus-values fiscales, n'est-ce pas là le but final de toutes les politiques et pour tout bon gouvernant qui se respecte? IL NE PEUT PAS Y AVOIR DE DEMOCRATIE SINCERE ET LOYALE AVEC L’EXPLOITATION MORBIDE DES MALADES Il ne peut pas y avoir de projet de société ni de représentation parlementaire ou ministérielle allant de pair avec l’exploitation des élus ou les souffrances de ce peuple Il ne peut pas y avoir de projet ou de programme électoral sincère et loyal centré sur l’ignorance des souffrances du peuple, dont celles des couches affaiblies et des malades Il ne peut pas y avoir de projet de société sans solidarité entre les riches et les pauvres, les élites et ceux qui luttent contre leurs exclusions sociales, fractures qui se grèvent de multiples facteurs et paramètres. Il ne peut pas y avoir de projet de société sans engagement de l’administration ni de bonne gouvernance des guides et des responsables et leur écoutes des tranches qui souffrent ou qui causent des freins aux progrès du fait de leurs maladies et de leurs exclusions Il ne peut pas y avoir de projet de société ni de paix sociale avec les négligences ostentatoires et les insouciances arrogantes de ceux qui sont portés aux affaires de par les voix et les urnes du peuple Il ne peut pas y avoir de projet de démocratie réelle ou d’égalitarisme, ni de visions socialistes ou sociales, en snobant les droits des couches les plus affaiblies du peuple, en égarant leurs droits, par incompétence ou par paresse, par ignorance des conseils du Roi, qu’il est d’innover et de faire actes de créativité et de courage pour le progrès du Maroc Il ne peut pas y avoir de projet de démocratie, de respect et de dignité, de liberté et de droits de l’homme ni de progrès, malgré l’INDH, si les droits des malades sont corrompus ou ignorés. Il ne peut pas y avoir de démocratie réelle avec l’exploitation des malades et de leur état de maladie pour leur extorquer des impôts indirects sur leurs états de maladies. Impôts sur les affres, qui sont une aberration de l’éthique et une iniquité antireligieuse dans un pays aux référentiels religieux, qui est le fondement de ce ciment unioniste qu’est le Trône. Il ne peut pas y avoir de démocratie réelle avec cette infamante prédation des situations de maladies et des faiblesses, qu’est la fiscalisation des médicaments, des produits sensés n’être utiles qu’aux malades. La prédation, l’exploitation de ces situations, sont des exactions, des abus contraires aux droits, antisociaux et anti humanitaires. NECESSITE DE REFORME PAR HUMANISME ET EQUITE Fiscaliser les porteurs de maladies, exploiter les malades, pénaliser les fièvres et les détresses, c’est taxer les douleurs et arnaquer les faiblesses. Ce sont des escroqueries doublées, de rançonnements prévaricateurs, outrageux, infondés et excessifs. Ces taxations qu’il faut réformer, sont des extorsions illégitimes sur des états de déchéance et de non productivité. C'est flagrant de vérité. Les taxes de douanes, foncièrement injustes sur le plan humain, les taxes de TVA, (Taxes sur les Valeurs Amputés), sont iniques et ineptes par essence. Car, elles sont appliquées sur des situations de non-productivité et sur des états de faillite de la santé, de détérioration et de déficit de celle-ci. Ces pénalités sont immorales et antilibérales. Imposer les taxes sur les médicaments et leurs intrants, sur les réactifs et le matériel de diagnostic, sur les instruments des laboratoires, des cliniques et des hôpitaux est une sinécure et un non-sens graveleux pour un pays, dépourvu de technologies de pointe, qui ne crée ni ses médicaments, ni façonne ses machines. Fiscaliser les médicaments ainsi que toutes les étapes diagnostiques et de soins, c’est semer des embuches et des freins sur l’accès aux soins. C’est retarder ceux-là et provoquer chez les gens des aggravations supplémentaires, sinon chez les couches paupérisées, des tergiversations et renoncements aux soins, qui sont alors capables de freiner la production, quand elle existe, et de provoquer des atteintes sur leur santé et à leur vie. ![]() DES EXACTIONS INSOUTENABLES ENTRE LES MALADIES ET LES TAXES INIQUES Ces butées et ces freins, de par les taxes qui les représentent, sont des handicaps sérieux et des blocages. Ils répercutent leurs nuisances et se répercutent plus gravement sur toutes les étapes des soins et du diagnostic. Comme sur les hospitalisations, du fait que des taxes indirectes de Douane et de TVA frappent aussi inconséquemment, les réactifs et les intrants le matériel de laboratoire et d’analyse. Ces arnaques, confortées par l’État qui ne les supprime pas, carcans aux cous des plus faibles, enchainent et asservissent ceux qui souffrent, et eux seuls, dans un état d’esclavage et d’exploitation, plus gravement que ne furent au Moyen-âge, les peuples soumis à la dîme et à la gabelle ! Si ces malades avaient la force de se lever et de s’unir, pour marcher, zombies à leur manière, ils auraient rejoint les rangs des manifestants pour crier, à leur manière, leurs dols surmultipliés par l’Administration aveugle qui les ignore encore. Ils seraient les premiers à adresser leurs doléances au Roi, sans oser malgré tout, à lancer des lettres impudentes sur son passage ! Ils seraient les premiers à présenter leurs condoléances à eux-mêmes et à une nationalité, d’un pays dont l’administration, les ignore et ne les dessert pas ! En guise d'invectives impudentes face à la parésie des lois, s’ils devaient lancer des slogans, ils écriraient sous la bannière rouge sang, frappée de leur mauvaise "étoile jaune", qu’ils risquent de perdre leur nationalité avec leur santé, colonisée et exploitée et de renier leur propre identité ! Ils iront crier à l’injustice qui les frappe et à l’infamie qui les ignore, au manque de respect envers leurs droits et leur dignité, parmi les jeunes hurleurs qui fermentent dans les rues. Les malades soumis aux taxes coloniales, boiteux et fébriles, rhumatisants ou psychotiques, infectés de par les taxes qui les parasitent, lèveront leurs bras au ciel. Dans un silence funèbre, ils espèrent qu’à leur mort on chantera aux ministères aveugles, qui les exploitent, la prière des absents ! Les lois de taxation douanières et de taxes sur les valeurs ajoutées, sont des héritages coloniaux ou calqués sur les us et les affres faisandés des métropoles honnies. ![]() DES CHARGES INUTILES POUR LES HOPITAUX ET DES CAISSES AUX PATIENTS DEMUNIS…QUI PERD ET QUI BENEFICIE ? Ce sont les Caisses qui épongent les dols et qui casquent pour les malades européens. Les nôtres spolient les biens des malades par milliards de dirhams. Tout en assurant des soins de qualité à leurs ressortissants et en les couvrant tous d’une sécurité sociale quasi parfaite, les remboursements les rendent imperceptibles aux yeux de leurs adhérents. Pour un pays qui ne produit ni intrants ni médicaments, ni réactifs ni matériel de diagnostic ou de soins, l’État devrait avoir la pudeur de ne pas taxer ses citoyens malades ! Surtout que dans la plupart des cas, les malades n’ont aucune couverture médicale. Et ne venez pas demander à ces citoyens, amoindris et exploités, impondérables sur le plan de leurs droits et de leur dignité, d’aller encore voter pour des représentants qui ont failli dans le passé à leurs justes doléances et qui dans leurs programmes actuels ne suggèrent ni présentent aucune solution ni à ce problème national qu’est la « taxation des maladies » ! Ces taxes sont des réglementations usuraires. Ce sont des lois taboues, des lois frappées du silence, ou tout comme, issues de la négligence des responsables, incompétents ou insensibles, qui les laissent surexploiter les souffrances, malgré le départ des colons ! Cette partialité de l’État, inconsciente, sournoise, ces lois sadiques et incestueuses qui agressent les plus affaiblis, sont des violations iniques de la condition des malades. Les malades sont assujettis à des frappes discriminatoires, des impositions sur leurs états de faiblesses ! UNE QUETE DE JUSTICE INLASSABLE Malgré le délire d’informations et de communication, d’écrits policés et de plaintes antérieures, malgré les récriminations, les appels tout azimut, les mises en garde et les demandes de protection aux plus hauts cadres de l’État, cette ineptie, cette tare atavique, tarde à disparaître de nos lois. L’avenir se doit de solder cet héritage colonial, fait d’exploitations et de mutisme. La loi du silence et celle de l’incapacité, celle de la langue ne sont pas de bonne gouvernance ! Elles doivent disparaître. Qui écoutera donc les paroles de SM le Roi, Sidi Mohammed, quand il a appelé les cadres et les élus à créer, à oser, à inventer, à innover pour faire avancer le pays ! Hélas, nous démontrons nos capacités d’inaptitude à évoluer, à sortir des sentiers battus, à refaire les lois, à être plus interactifs aux Partis, plus présents et plus efficients aux Parlements ! Au lieu de se déchirer aux élections, ils doivent déchirer ces lois infâmes ! L’État asservit ceux qui souffrent. Que leurs maladies soient légères, sévères, chroniques ou graves ! Sauf exceptions, (et elles existent) ! Mais nous, nous militons pour tous les malades, sans discrimination entre les tares ! Contrairement à d’autres respectables et très pugnaces associations, qui ont avec elles le poids de l’État ! Et, c’est merveilleux de voir leurs réussites quoique partielles ! Les malades asservis, seront-ils toujours aussi mal servis ? Arnaqués, exploités, dans tous les secteurs et par l’Etat, le faiseur de lois, lui-même, le premier qui offre aux gens ses hôpitaux! DANS BIEN DES PARTIS ET DE LA PRESSE ET DES MEDIAS, ON OBVIE CETTE AFFAIRE DES TAXES SUR LES MALADIES. Perclus dans les faiblesses et les manques de moyen, les maladies et l’ignorance, dans la lassitude et l’inaction, le manque de courage et d’entreprise, on se tait devant cette impasse du destin. Et on se lance en invectives on se complaisant face aux lois qui demeurent par mépris, illogiques, illégitimes, insensibles et inchangées ! On semble faire silence sur cette nécessité de réforme, réclamée et agitée depuis huit ans. Même chez ces groupements prestigieux des partis, qui colorent la scène électorale et politique. Rien ne promet-il d’espérer ? Aucune faction n’a soulevé ce grave déficit avec la vigueur indispensable pour libérer les marocains aliénés par une fiscalité injuste et antisociale, si contre-productive. Mais nous avons reçu quelques courriers, compréhensifs et prometteurs, par devant. Sans plus, jusqu'aux dernières dispositions incomplètes, il faut dire ! Cependant l’État et les Partis veulent remplir les urnes. Mais, comment régler cette inadéquation et cette conspiration du silence et des incompétences ? IL FAUT DU COURAGE ET DE LA VOLONTE POUR FAIRE DES PROGRES A NOTRE PEUPLE EN CORRIGEANT SES PROPRES LOIS Il faut un starter, un leader ! Seule la grâce de Sidna pourrait nous libérer de ces taxes infâmantes ! Lui, qui cumule prestige et qui délègue Ses pouvoirs, en donnant conseils et directives, peut libérer le Peuple de ces lois. Des réglementations honteuses qui se complaisent à l’épuiser, à le traire et à le torturer. Faut-il encore que Ses bons Conseillers nous lisent et qu’ils Lui transmettent nos dols et les Lui disent, avec nos vœux de santé et de succès. Bonne Fête donc à Sa Majesté ! Et longue vie, dans la joie et le bonheur, avec une santé meilleure et plus accessible, au Peuple marocain. ![]() Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 29 juillet 2012 ASSOCIATION DES AMIS DES MYASTHÉNIQUES DU MAROC CENTRE DE RÉFÉRENCE RÉGIONAL DES MALADIES NEUROMUSCULAIRES 112, avenue Mohamed Diouri, Kénitra, Telfax: 0537376330, Assistance: 0661252005, Courriel: aamm25@gmail.com , Site : http://myasthenie.forumactif.com _________________ |
Archives du blog
29 juillet 2012
DES VOEUX AU ROI POUR SOULAGER LES MALADES DES TAXES SUR LEURS MALADIES
30 juin 2012
L’INSENSEE HAUSSE SUR LE PETROLE ET SA PHILOSOPHIE
LA HAUSSE INSENSÉE DU PÉTROLE ET SA PHILOSOPHIE
L’INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ DE LA HAUSSE
Chronique différée sur les sens cachés d'une hausse du coût de la vie, induite par l'essence et imposée.
L'austérité ou le désastre ? Vers quels précipices sommes-nous attirés ? D'immenses difficultés défient le gouvernement prophétique descendu des urnes et son livre, la Nouvelle Constitution. Il prescrit comme premier rite la hausse du prix du carburant et il tient à moraliser la vie publique, en dénonçant les privilèges indus, les monopoles, les agréments, les cumuls de primes massives sur les salaires, voire l'exploitation des sables, de l'alcool ou des infos. Demain, ce sera le tour des grandes terres et des hautes sphères ? Les grosses légumes en ont peur, jusqu'à l'effroi ! Spectacle qui plaira au peuple, qui faute de pain (nu) et renchéri, n'aime les jeux, (à nu), où c'est lui qu'on étale. Habitué aux manques et aux pertes, dont il fait les arcanes de sa philosophie et de sa religion, il verra avec délectation et glamour que les grosses huiles vont mousser sous leur propre savon ! Mais, il n'y a pas de quoi jubiler en fait.
SANCTION OU SOLUTION ?
La sanction est appliquée à tous, pour évacuer des peines plus terribles. Pour éviter un jugement immanent et plus grave, cette descente vers l'enfer attendu de la récession imposée. Dans cette conjoncture, nous n'avons guère le choix Pas d'insurrection, avant la résurrection. Il faut choisir entre la peste et le choléra ! Les destins ne nous laissent aucune liberté. En quête de droits et de justice, le PJD, moralise et le c'est le premier précepte de la bonne gouvernance et le civisme est la base de la démocratie.
Sauf que cette hausse est inattendue. Sa survenue est stupéfiante du fait qu'elle a surgi en déphasage du prix du pétrole brut qui est en baisse ces derniers temps ! Hausse préventive, prédictive prémonitoire ou prospective ? Peut-on persuader la rue et l’obliger à faire des sacrifices dans un contexte insensé, en prétextant la hausse des dettes extérieures et des charges de la Caisse de Compensation et de sa surcharge pour le budget. Des couleuvres que les vaccinés du printemps ne sont pas prêts à avaler, détrompés par les gens de la gauche et de la droite errénie-pamiste qui sont passées après les affaires et le test des urnes, à l’opposition !
GOUVERNEMENT DE CRISE
C'est une injure à la musique de la méconnaître en parlant. Quand on déclame le Coran on se tait par respect. Tout autant que devant un orateur qui fait son sermon à la mosquée, ou face à l'instituteur qui explique sa leçon. Conduites banales, mais nécessaires, pour s'entendre et sans triche, composer. C'est ainsi que le Gouvernement du professeur Benkirane joue sa partition, sous le regard et l'écoute avisés des autres pouvoirs.
Face à la crise économique menaçante et à la faillite dans certain pays le gouvernement n'a pas le choix, il se fera plus chirurgical pour traiter les dépenses somptuaires, les fastes que certaines classes s'octroient avec arrogance et sans aménité…Sauf que c'est leur argent aux classes aisées que de dépenser leur argent…Et que la consommation est nécessaire aux finances dans toute bonne économie par le prélèvement des taxes et des impôts. Le gouvernement a hérité d'un cercle vicieux plein de goulots d'étranglement.
Pour tous, le moment est malvenu, car qui dit augmentation du carburant dit aussi augmentation du prix du pain et des féculents, celles des légumes y compris celles des viandes de toutes les couleurs, puis des services, sans exception, du transport au pluriel, des grèves et des plaintes syndicales, des troubles sociaux et des émeutes, avec on l’a vu une reprise des printanières comprises, chargées qu’elles sont de menaces sur le gouvernement, avec un impact négatif sur la réputation des islamistes, des menaces sur la plus haute hiérarchie encore! Et plus, une baisse de la consommation, tous azimuts par effet de domino, une baisse de la production, donc inévitablement des recettes fiscales. Au total, c’est du gâchis pour ne pas dire du sabordage ou un autre mot et cela, au moment où le prix du baril baisserait ! C’est une connerie, antisociale et à contre-courant politique et sécuritaire. Et puis, cette perversion, profite à qui ? Y avait-il d’autres solutions ?
UN EDIT, UN DECRET AVEC DES EXPLICATIONS PEU CONVAINCANTES
On doit tous adorer ces explications encourageantes et tranquillisantes, qui clouèrent le bec au journaliste véhément et impromptu. Lui qui n’avait pas attendu de Benky les préliminaires et qu’il expose ce pourquoi il était venu à la messe médiatique triplement télévisée, en le harcelant de questions. Quand vous dites monsieur De La Flamme : ”On doit tous regarder vers l’avenir”. C’est parfait et banal, mais il faut vous l’appliquer. Alors rejoignez toute cette masse, par esprit démocratique, puisque c’est la vox populi, dans son ensemble qui ne comprends pas” la sanction sur les hydrocarbures ”à cause de ses retombées antisociales!
Et comment faire, comme vous dites, pour :” Cesser de se dissiper dans des conflits intellectuels vains et réfléchir de manière sereine et surtout active pour avancer plus rapidement dans le processus de développement.” ? Et je vous reprends encore, comment ”S’inscrire dans la concurrence mondiale…” avec les renchérissements que la hausse des hydrocarbures va faire exploser et nos retards structurels, déjà énormes, qui suivront très mal, le pari de ne pas fermer boutique et de continuer à travailler, à produire et à vendre malgré la crise mondiale subintrante et expansive qu’elle est ? Si ” mes propos sont faux “, je vous en remercie ! Sauf que moi, par discipline, je vous respecte et je respecte vos belles formules et vos idées, même, si dans cette conjoncture, j’en doute ! Sauf encore que mes paroles sont des données, existentielles, vitales, vérifiées tous les jours, dans ma pratique devant des patients, et non des mots vains ou des principes vaseux ! Et là, mes certitudes en ces propos, me servent de viatique et de repères. Comme à des millions de consommateurs, écrasés dont je vois et écoute un bon nombre et dont je lis chaque jour les réactions, les propos, les textos et leurs sentiments.
LA CONTRAINTE ET LES SANCTIONS ?
Et, les petites classes des plus faibles couches aux strates moyennes, vont sentir la crise ! Les hausses, dont l’application les a déjà fortement irrités. Face à d’autres lectures, aux verbes sereins et aux refrains lénifiants, il y la vérité des prix, au détail, de tous les jours et non les barbituriques populistes que l’on a pu entendre hier, par exemple, à la télé!
Si l’on doit : ‘’tous regarder vers l’avenir”, on devrait croire comme en la religion, adorer ces invitations à la crise et ces explications que l’on fait un sacrifice, aveugle ! Très pro comme crédo et hyper convaincante est cette nouvelle religion. Une concession des seuls démunis, qui pousse aux sacrifices les plus faibles, en acceptant cette forme de discrimination, qui profite aux riches puisqu’ils ne la sentiront pas ! ! Je me demande quelle en sont les limites de la cruauté et de la faisabilité, qui arrêtera les soupirs sans les faire rechigner. Si les opérateurs de la hausse, qui ont agi , comme dans la hâte ou par surprise, voire sur un décret céleste et cela, sans en référer avec les parlements, s’ils ont raison donc, d’imposer la hausse, (une oppression qui sera par contamination et opportunismes généralisée), qu’ont-ils prévu en cas d’échec, comme hamacs pour leur chute ? La Contrainte et les Sanctions ?
MERCI DONC DE VOTRE APOSTROPHE DES ELITES
Celle qui indexe nos tares et de nos gens qu’il faut récurer et pousser vers leurs sorties ! Des entraves tordues et des individus retors, quasi identifiées, qui personnifient la nomenklatura oligarchique et suffisante, qui ne peut plus s’en priver de ses prébendes ni de des privilèges, qu’elles attirent et s’attribuent de par la loi, électivement. Oui, c'est le rôle délicat et osé de nouveau Gouvernement et de la Nouvelle Constitution de moraliser la vie publique, en fait de et simplement d'imposer plus de civisme plus d'égards citoyens envers les biens collectifs et de respect pour la dignité d'autrui et d'observance pour les droits de l'homme ! C'est comme sauter de la période de l'esclavage et du moyen-âge, vers le futur par une porte multidimensionnelle, celle des urnes !
Oui, enivrées, hypnotisées, elles restent figées nos classes et leurs tares, des cryptes opposées et craintives de tout changement, en ce qui les concerne, quasi fossilisées sur des prérogatives et des concessions. Saoulées dans leurs privilèges ostentatoirement acquis et imbus de leurs passe-droits. Des classes d'extraterrestres, voilà ce que sont ces couches de crème fixées sur leur génome. Ivres à ne plus sentir ni le temps ni les abus et encore moins les changements nécessaires ! Aveuglées par la douceur de vivre hors la loi grâce à leurs lois, sans en reconnaître ni la partialité, la ringardise ou la discrimination. Encore moins les abus, au moment même où ces frasques émanant du passé décomposé se répandent, en contigüité avec des océans de misères. S'ils offusquent et scandalisent les milieux pauvres, dont elles héritent et qu’elles exploitent, avec fourberie et sans vergogne, c'est qu'elles ne les perçoivent pas. L'élite seule existe, cela lui suffit à elle! Ces prévaricateurs de métier, s’ils mendient des aides au nom des miséreux et des exclus, ils les en escroquent, sans les leur attribuer ni les repartir ! Il faut croire que les richesses de ces Crésus ont bien quelques origines…extraterrestres !
SOS, UN SAS DE PLUS VERS L'ABIME
Donc, faute d’assistance miraculeuse pour nous en sortir, on nous fait pondre un nouveau PAS-FMI. Ou un avatar du genre. Un décret céleste, qu’on donne au pauvre Benky, pour le rendre plus bancal qu’il n’a jamais été ! Et ce afin de comprimer son mandat, de le raccourcir, de l'étrangler, de le piéger pour lui faire ouste, barra, afin de le remplacer par des oracles ou des tribuns moins populo-islamistes ! On va alors le troquer par qui donc sur cette partie de la sphère ? Pour une fois qu'on gagne un gars sympa ! Et bien, par les mêmes, qui ont failli depuis des décennies, sous les mêmes couvertures exogènes et iatrogènes ? Et l’on recommencera la partie de prestidigitation, en battant les mêmes cartes ! Oui, faute d’alternatives visibles, préalablement préparées, on prend ce qu'on trouve docile et moins agité. On n'a pas le choix. Ou que si, ce sera des gens avec des référentiels, moins voyants pour éviter les amalgames, moins verdâtres pour dépasser les phobies. Toujours est-il qu'on tachera de dépasser les erreurs et les exactions qui minèrent ou illuminèrent les épisodes meurtriers du siècle passé ! Mais la scène régionale oblige à d’autres calculs, que les cris et les flammes des rues, ont rendus nécessaires. Du moins exigé, en apparence, afin que des apprêtement palliatifs aient lieu et qu’ils puissent agir parfois, comme des médications singulières ! Des Thérapies, surprenantes, fabuleuses, des moxas trompeurs, comme un plâtre ou un cautère…sur une jambe de bois !
REVUE A HAUSSE, C'EST UN TSUNAMI
Avec les gens des dernières pluies, le climat est resté moins chargé et serein. Mais la hausse du fuel, maudite soit-elle est un d'un cauchemar, macabre automutilant, qui va tsunamiser* la nation ! Oui, longue vie aux Sauveurs. Mais ce n'est pas l'arrêt cardiaque qu'on craignait, c'est l'immolation d'une partie du cerveau ! En savent-ils la cause, nos verts pompiers ? Sans être devins en sémiologie des crises, ils y ont plongé, même s'il n'y pas d'eau dans l'oued aux misères ! Pour éteindre le feu et relancer la circulation, ils vont souffler sur l'essence ! L'individu Maroc peut reprendre son pied et marcher de nouveau, comme avant, en crânant, en jurant et en boitillant un peu ! Ils sont durs avec eux-mêmes les Marocains, surtout quand ils cumulent des portefeuilles et qu'ils contractent des maroquins ! Ils font même ce qu'on n'attend pas d'eux, ni de leurs promesses électorales de novices du pouvoir ! Il faut dire que les Conseillers es-école, les longs couteaux du gouvernement de l'ombre, sont là pour leur inculquer le fond, la forme et les manières ! Il n'y pas de has-been, mais que des leaders fermement attachés aux postes de pilotage ! Il n'y rien à ajouter, tout est écrit, c'est dans le destin, pas de place au hasard ni à l'invention ou la créativité ! On applique les directives, c'est ça le programme et la feuille de route ! Un joint, c'est tout ! Car la liberté des uns, s'arrête là où se commente celle de l'Autre.
Là, il ne s'agissait pas d'une trouvaille mais d'une consigne sacrément rigide : "Ne pas nuire aux électeurs ni ruer sur les pauvres, par les temps où ils courent dans les rues". Sauf que les novices ont attaqué là où ça fait le plus mal, la bourse et du bas-côté de ses énergies vitales ! L'essence même de l'espèce, en roulant ceux qui roulent et en faisant trébucher ceux qui consomment. L'alcool ou l'essence, n'est pas leur fort, ils carburent, au gaz et au thé. Mais, là le pain et les légumes, vont tout bêtement augmenter. Le Ramadan et la sécheresse aidant, les gens jeuneront, étalés, sur la paille ! La charité viendra en guise de solidarité, récupérer les vœux de ceux qui ont été agressés jusqu'au contenu de leurs bouches et viscères ! On leur donnera des conseils civiques, un peu de morale à sucer pour raffermir leur citoyenneté affaiblie. Et même à bouffer, gratuitement, pourvu qu'ils urnent* bien ! Néologisme, non pas du verbe uriner, mais des urnes, qu’il faut remplir pour roter utile, quand on leur fera de nouvelles promesses! C'est ainsi que la verdeur des sentiments ménage les bonnes ménagères ! Etranges amoures !
THERAPIE ANTIMONIQUE OU POISON PARADOXAL
Cette régulation post-prémonitoire doit être un générique du Programme d’Ajustement Structurel ! On l'a dit plus haut. Sans que ces doctes privations ne suffisent à la bonne et définitive thérapie ! On a bien dit que cette hausse, impopulaire, allait soulager une partie du budget…Mais pour le reste des dettes et des crédits, la Caisse de Compensation, si elle n’est pas supprimée, on fera d’autres emprunts, d’autres ventes de nos plus belles sociétés nationales ?! S’il en restait déjà que ne soient pas vendues à nos accro-parrains du Nord !
Peut-être une réduction drastique des primes sur les gros salaires, qui sont déjà exorbitants, Une suppression des 3/4 des parlementaires, les absents ! On se fera radin, lors des réceptions, sur les fêtes, les mariages, les voyages, les déplacements de foules et les pèlerinages !
Mais là, blague à part et cravate bien nouée et sur le ventre serrée, comme une ceinture pour ne pas en étrangler notre aimable chef Benky ! Quand il faut y aller il faut y aller. Quand on est audacieux et porté par les urnes, on a du courage à en revendre. On ose et on fait plonger les autres. Et puis, que l’on appelle le ‘’bla, beche-beche’’ ! Car en cas d’échec, on manque de solutions !
Et que l'on pousse au sacrifice, les plus adaptés, les mieux préparés ! Ceux que le destin a formés pour les y habituer ! Les pauvres ! On poussera les démunis et les dépités, les révoltés assagis, sur la voie de la révolution. C’est ça la bonne gouvernance ?? Hâter la date de l’apocalypse, mettre fin au régime et à sec la monarchie ?
Seulement cette hausse et ses cascades de renchérissement de la vie, sont des solutions boiteuses, qui sont en porte-à-faux, insuffisantes, partiales et parcellaires. Elles vont pousser les gens aux émeutes pour appellent à manifester, sans programmes alternatifs, sans espoirs de sortie ni lendemains ? Ceci sans mésestimer le courage de l’entreprise, sans sous-estimer la moralisation que ces gestes audacieux devraient opérer. Mais les circonstances, les cartes de tarots, que disent-elles ?
LE CONTEXTE EN EFFERVESCENCE, EST INADEQUAT
Voici l’Amérique mulâtre qui vote et qui nous tourne le dos, comme une Ross-e ! La France en réfection qui s’installe à la Gauche de nos habitudes droitières. La Grèce est en état de liquidation. L'Italie, le Portugal ? L’Espagne est en déliquescence. Y a qu’à voir ce qu’on a fait à son Roi pour cette misérable chasse à l'éléphant qui lui a coûté de 30 millions de nos centimes ! L’Europe est en crise, le clash de leur civilisation, supérieure, a-t-on dit et entendu, est patent. Quelles retombées néfastes ou tragiques sur nos frêles équilibres, faut-il craindre dès lors ?
Puis, quand quinze mille Syriens sont morts (en bas âge, égorgés ou pulvérisés) et on ne sait combien de Libyens pour rien ! Et ce que sera demain pour le pactole Tunisien et celui de l’Egypte, oume eddounia* ? Et quid du sombre comme le pétrole et jaune comme les sionistes, le si déstabilisant Moyen-Orient ? On oubliera l’Iraq, éclatée au pied d’Israël et demeuré sans solutions, terre en guerre des religions, ses sectes et ses sacrifices par centaines, chaque semaine ! Oublions les Afghans, la dialectique entre les deux blocs, à l'origine de leurs misères, leurs bouquas, leur Otan, leurs Français et leurs Talibans ! Quid alors de la base d’Israël et de ce rocher d’Al-Qods, réduit à un mouchoir de symbole qui nous sert d’alibi ou à la prière du vendredi comme sermon ? Est-ce que l’Iran sera attaqué et comment il répondra ? Et nous dans tout ça? Quelles retombées, va-t-on essuyer, encore ?
De ça, n’en parlons pas ! Ce ne sont que des menaces dissuasives, n’est-ce pas ? On renâcle, on crache par terre, sans regarder ni le sol ni les environs ! Nous naviguons à vue, à perte de vue, on ne sait pas faire autrement ! Il ne faut pas les intégrer ces paramètres-là, dans le mécontentement général ni comme des artefacts économiques, capables d’interférer dans le niveau de vie qu’ils renchériront.
DEMAIN ON VOTERA, MAIS QUI PERDRA ?
On les néglige ces paramètres, on néglige les humeurs et les justes réactions des gens ! On dépasse en ne la voyant pas la complexité du problème. On le minimise, on se ment, ou on l’oublie le problème afin de le résoudre, une fois pour toutes, carrément ! Depuis la hausse impromptue du carburant, on a grillé les attentes des gens ! Si les élections devaient avoir lieu en Juin-Juillet, il serait impossible aux verts du PJD et ses associés de remporter la chefferie du gouvernement ! Si les marcheurs et les loosers locaux du printemps devaient manifester, ils accrocheraient d’autres scalps, d’autres mentors à leurs affiches et sur leurs bannières, pour chanter d’autres noms et accrocher d’autres institutions à leurs slogans !
Erreur de gouvernance ou bavures, pour soulager de quelques dirhams, une Caisse de Compensation, hypertrophiée par les ans, qui a servi de hamac aux extrêmes pulsions de la rue, quand le baril tanguait vers les 200 et la rue vers le néant ! Elle-même, elle avait besoin de compensation cette bonne Caisse et d’être repensée, au lieu d’être menacée d’effacement ! Pour être liquidée brutalement ? Ou tardivement remplacée par des aumônes aux pauvres. Mais qui les donnera ces aides de remplacement, pour corriger le tir ? Qui s'occuper de ces aumônes, de droit avec dignité, sans corruption dans les coursives et les ventres des intermédiaires ? Sans calculs politiciens ni offres paradisiaques ? Et à qui donc, les attribuer comme bénéficiaires ? A qui les affecter comme répartiteurs ? Le préfet, le caïd ou le pacha, le wali, le commissaire ou le Moqadem ?
Le protocole de la mendicité et de l'assistanat usera de quels genres de canaux pour toucher, sans larmes et sans manifs ni autres formes crématoires, les pauvres ?
LA VOIE DU RAMED POURL'INDH ALIMENTAIRE !
La carte du Ramed, qui est débutante, est loin d’être généralisée encore à tous les nécessiteux du royaume, servira-t-elle à ça aussi ? Et là tout de suite, pour palier à la crise ? Car la hausse qui fait crâner les gens avec insolence a été intempestive ! Elle est prégnante depuis toujours ! Elle n'attendra pas avec patience la lente généralisation de ce passeport aux soins, aux 8 millions de bénéficiaires ! Comment sera finalisée l’aumône publique dont on veut que les riches ne profitent pas ? Eux qui persifflent et qui persistent, intouchables et orgueilleux, dans leurs fortunes, leurs privilèges ou leurs fières agricultures ! Servira-t-on la soupe et le pain, le thé et le gaz, en nature, à la porte des hôpitaux ? Ou aux hangars et autres garages, qu’il faut prévoir de construire, comme les coloniales gouttes de laits, qui surent sauver en temps de guerre, bien des bambins indigènes ! Où feront-ils la queue, les gueux, devant les hôtels municipaux, les places publiques et les stades ? Où, là tout près, devant les entrées des mosquées et des boulangeries, à côté des mendiants, qui y ont déjà leurs agréments et leurs quais ? Dites ? Je sais que ce n'est guère facile de clore la boîte de Pandore, une fois ouverte, aux jacasseries des Cassandres.
Bévues ou erreurs politiques, qu'on s'empressera de mettre sur le dos des seuls Verts, en cas de fractures ou de forfaitures de la réaction sécuritaire, qui se voudra efficace, dissuasive et tranchante, par les temps où la rue, marche et courre ! Les riches, par incivisme placide et ingratitude envers le pouvoir, n'apporteront pas de bouées de sauvetage à leurs coreligionnaires. Sauf Imprévu ! Leurs privilèges, on n'y touchera pas, comme à leurs avoirs. Leur fortune est plus que sacrée. Et ce n'est pas Si Benkirane qui pourrait les influencer, avec ses bons vœux et son irrésistible sympathie !
SORTIES DISPENDIEUSES DE L'HUILE SUR LE DE GAZ
Le pétrole, la vie et forcera les maître et les chefs à envoyer tout le monde, apaiser sa faim et son ire, ses humeurs et ses sacrifices sur le front. Ça fera moins de gueules qui crient, moins de dangereux agitateurs, en tôle ou sur les bûchers. En tous cas, moins de bouches à nourrir et de sacrifices qui apaiser les horreurs et les dieux cannibales.
Mais sur la classe médiocres et les couches paupérisées de la nation. Et ce quand des programmes graves, le printanisme* arabe, Al Qaeda, le terrorisme et les Poli-algériens*. Ah ça, on n’a jamais entendu ces coupes réaliser des prodiges, ni réussir quelque part que ce soit ! On n’a pas assez de pétrole pour nous libérer de nos dettes, ni de leurs frais !
Mais, c’est juste ce qu’il faut comme handicap, pour déstabiliser les frères. Juste ce qu’il faut pour bannir les religieux des abords du Pouvoir. Mais c’est déjà trop, sinon assez, pour irriter et exacerber les foules et les révolter ! Celles-là, mêmes qui ont hissé nos frères au parvis du Makhzen et qui respectent, par discipline et amour encore, le Pouvoir !
ON N'A QU'UNE SEULE VIE,
Et ce n'est pas sérieux de jouer avec celles des autres ! Avant, la religion, c’était fait pour la morale; maintenant elle veut s’appliquer à l’économie ! Bien ! Pourquoi pas, si les principes sont vécus, en situation close, dans un tube à essai fermé ! Sauf que l’on est dans un enclos à la fois béant, mais compressif et barricadé. Vivant en dépendance dans un système, libéral, bancal, à demi ouvert, qui sent la moiteur du passé et le renfermé de l'exclusion ! Un état semi liquidé, pas totalement déraciné, qui n’a pas perdu totalement son haïk ni sa djellaba, mais qui a égaré son fez et son turban, même s’il a acquis plus de barbes, de kamisses et de voiles pour l’Au-delà. Et l'on regarde avec concupiscence et retenue, avec un mélange de regrets, de soucis et d'envies, ces seins de plage et ces houris terrestres. Avec respect, ils se détournent pieusement de la tentation de vivre, d'admirer et d'oser, en chassant l'immoral démonisé et les interdits quotidiens ! Alors qu'à côté, se dorent en rêvant de ces hanches, ivres de vie, les jeunes, défroqués ou plein de vigueur et l'argent. Les poumons pleins de fumées de parfum, de sueurs et d'ivresses, ils dansent dans le soleil de la nuit !
COMMENT DEVENIR PATRIOTE EN SE PRIVANT DU STRICT NECESSAIRE ?
Alors, par quoi commencer, s'il faut curer, assainir et réparer ? Faut-il, peut-on ôter la poésie et les fantasmes ? La littérature, les romans et les images de nos têtes, puis celles des satellites, du web et de la réalité ? Revenir avec hystérie et schizophréniques aux us stériles, fallacieux et hypocrites ? Aux traditions fanatiques et au folklore des légendes du passé ? Il faut rénover et expliquer à la lumière des progrès et des sciences notre passé et celui des autres, et mieux exprimer nos crédos et nos valeurs. Quitte à relire d'un œil critique et nouveau ceux des rites, incongrus avec les progrès et la modernité, la paix et les nécessité d'une mondialisation pacifique. On ne peut pas se cloîtrer dans une dignité subjective, dans la timidité ou l'isolement, le passé, sa noblesse, ses erreurs et ses oublis ? Et puis ce n'est pas ce dont se réclament nos éthiques et modérés islamistes !
RACISME INTEMPESTIF ET OBLIGATION DE DIALOGUE
On ne peut pas s'enfermer dans une bulle morale, religieuse, régionale, éthique ou ethnique. C'est contraire à notre hospitalité légendaire, à notre sens de l'ouverture. Nous sommes un peuple du milieu, intermédiaire, aux multiples langages et religions, tolérant, sis entre de grandes civilisations qu'il a contribué à répandre, dans la paix, le plus souvent, adepte du juste milieu. Cette position philosophique respectueuse des droit de l'homme, avant terme, telle que recommandé par notre prophète, de ni ange ni bête, aimant nos voisins comme nos frères, désireux de l'acquisition des sciences et de cultures, sans obligation même pour Mohammad, QSSL, de contraindre les gens et les cœurs à la croyance forcée ou contre gré !
Mais autrui et ses dangers égoïstes nous menacent, en l'absence d'altérité et de respect pour les différences…Lors de leurs folkloriques élections, nous les voyons moquer et se jouer de nos valeurs, de nos crédos caricaturés et de nos identités ! Jaloux et fiers de nos appartenances, nous nous devons de défendre nos valeurs, sans racisme ni rancune, comme ces hurluberlus, et sans politiser les situations économiques, culturelles, religieuses et raciales, comme d'aucuns dans le Septentrion, qui en avaient fait leur identité et leurs programmes électoraux ! Nous sommes contre toutes les formes de racisme et de discriminations, celles qui nous attaquent et celle basées, sur l'exclusion, la possession des richesses et l'exclusion…Enfin, contre ces minorités racistes, détentrices des pouvoirs, qui s'en font ici et ailleurs, leurs sombres clans et égoïstes religions.
Une sphère de nudistes aux nombreuses plus-values, un monde d’individualistes, voire de chauvins exhaustifs, qui par-delà les colonies, ces surhommes de civilisations supérieures, sont restés mal globalisés. Une terre sans frontière pour les riches, mais avec assez de barreaux pour emmurer les autres et les réduire aux seules différences et à la pauvreté notoire ! Que reste-t-il des us et des normes d’entraide et des communautés ? Que reste-t-il de la simple morale urbaine, pour en apposer assez entre bonnes gens, à tous les peuples du monde, et ici, aux plus nantis de chez-nous ? Nous sommes sollicités par tous les extrêmes et tous les travers. Notre système éducatif doit répondre en premier à ces dérives, sans pénaliser les libertés et sans laisser quelque extrémisme et quelques traditions véreuses qu'elles soient, étouffer les libertés de l'individu, ternir sa vie, liquider sa citoyenneté et le comme une épave assujettie !
AUDACE, GENEROSITE OU CALCULS SORDIDES
On rêve d’imposer les riches sur leurs fortunes, mais on a peur de les brimer, de casser l’économie et l’entreprise ! Ou chez nous, façon de parler, de patenter les gros bonnets de l’agriculture, de les perdre ou de les délocaliser ! Il est loin le temps de la zakate* spontanée, qui a laissé tant de miséreux vivre d’aumônes, par terre ou sur la paille des inégalités, des bonnes actions ou du du mépris ! Situation loquace qui a légué à la seule injustice de régler l’économie des prébendes, en espérant que ceux-là qui en font les règles, le cumul et l’usage, qu’ils fassent au fisc, un peu de charité ! Pour garder la machine qui les meut et les protège en marche.
Alors, on carburera ailleurs, en protégeant les plus riches des affres des impôts ! Quitte à offrir aux étrangers nos petits fours et nos grands services ! A leur donner en cadeaux, pour leurs tolérantes protections et leurs chaudes et narquoises amitiés, une partie de nous, mêmes, de nos biens, qu’on fera mine de leur vendre. Hospitalité et bonnes mœurs, échange de bons procédés obligent! Les terres et les sociétés, avec leurs ouvriers, leur clients, leur seront confiées, en guise d’assurance et de garanties, pour l’éternité ! Fâcheux paradoxe, que le seul civisme n’arrive ni à traire ni à éponger !
On a vu et l’on voit encore certaines familles d’ici, sans prédominance d’une région sur une autre, faire constamment la une de l’arrivisme et prospérer dans l’impudence et le mépris ! Contempteurs sans pudeur et pire que les revanchards et les délaissés du système, ils profèrent dans la critique du régime, qui les nourrit, les rassemble, les protège et les avantage ! Emplissant des lambris de leur véhémences républicaines, les béatifiés des coursives, sans assumer leurs flatteries ni leurs connivences hypocrites, ingrats, ils font le faste de leurs mécontentements.
Une fantasia de salon, à railler et à conspuer, à vitupérer et à calomnier le système qui les abreuve et les élève. Ils sont à les entendre, remplis de jalousies morbides, contre toutes les formes de népotisme, alors qu’ils en profitent sans vergogne. Des accros insatiables de faveurs sans aucun sens de la fidélité, de la reconnaissance ou de la nécessaire loyauté, eu égard au maximum d’avantages qu’ils tirent du Makhzen et de la Monarchie. Et, ils s’affichent comme des gens bien, des parangons de la modernité, l’élite de la démocratie et de plus hauts gradins encore !
NOUS SOMMES CE QUE NOUS SOMMES
Monde, coûteux et cautérisant de solitaires, égoïstes qui n’en ont jamais assez ! Nous sommes à l’image de plusieurs contrées dans le monde. Un pays dont l’économie est menacée, nous sommes endettés, pire nous sommes en état de guerre, larvée sur le plan des hommes, mais coûteuse sur le plan des armées et si savamment imposée, qui nous a exclus, nous et nos frères-adversaires, par contumace et par dissuasion, des champs opérationnels qui eussent eu besoin de nous ! Les laissant comme des nababs, flotter sur leur or, noir ou mal acquis, pour nous narguer ! Et nous épuiser, avant de nous terrasser et de nous solder, ce qu’ils n’aiment pas en-nous, en fait, c'est la monarchie ! Mais bon Dieu c'est notre richesse et notre ciment, notre flambeau unioniste, notre symbole actif qui a besoin d'être fort et riche. Quoi qu'ils en disent nous ne risquerons pas de nous éclater pour errer entre les dérives des républiques de façade, bananières ou militaires, de pères en fils, soient-elles ! L'hyper totalité de la nation, et c'est le sens de la démocratie, ne voit pas un autre système capable de la diriger. Des dettes et des dépenses, vitales, existentielles nous obligent, et il en faut pour persister. Cet état nous handicape et nous freine, après nous avoir hypothéqués ou carrément déjà vendus ! Nos adversaires, nous laissaient-ils le choix ?
AINSI SE POSE LE PROBLEME DE LA HAUSSE
Au milieu d'un monde en crise, le but est donc, de lui faire-faire appliquer la solution équilibriste la moins aveugle. Un deal qui consiste par la hausse et ses errements connexes qu’elle va immanquablement engendrer, de tenter d'éviter la débandade et la ruine, et seulement encore de tenter de rééquilibrer le Budget ! Budget, non encore passé au moulin absentéiste de la Deuxième et inutile chambre du Parlement ! Si elle nous sert de sur-moi parlementaire, mais aussi de retardateur et de frein ! Elle est pourtant utile, ne serait-ce que de mur des lamentations et autre perchoir pour les apprentis ou les vedettes de la politique.
Comprimer les réglementations d’assistance sociale, palliatives, sans craindre de ruiner les pauvres, terrasser les plus moyens, pour ne pas léser ni fâcher, sans jamais appauvrir les plus aisés ! Semblent être les premiers clichés les questionnements désabusés ou frigides de nombreux détracteurs, qui ont des craintes pour la paix sociale de ce pays.
Un parallèle à cette phase, qui méconnait les limites des lois est cette rigoureuse et radicale décennie paupérisantes que connut le Maroc. Celle du past-PAS du FMI. Un cri profond et manifeste, une véritable indexation des vrais malheurs qui nous sont imposés actuellement, sont nés du malheureux souvenir de cette époque honnie.
SANS CYNISME MAIS DANS UNE DROLE DE CONFUSION
La hausse de l'essence qui fait flamber les prix des denrées, des salaires, la baisse de la consommation, du commerce et de l'industrie, voire de la recette fiscale, et pire, la volonté de supprimer la caisse de compensation, sans garantie de celle des dettes, sont des solutions improbables. Insuffisantes elles représentent un grave revirement de la politique instituée en faveur des pauvres !
Parallèlement des opportunismes indéboulonnables, des prévaricateurs et des dépensiers sans mesure, malgré les profondes misères, les fractures, les retards et les discriminations sociales font flores!
Et ce n’est pas du populisme, toutes les critiques, toutes les polémiques sont utiles. Ça fait gagner en Démocratie et dans la communication dans le pays! D'aucuns, sans adhérer à nul parti, tentent effarés de comprendre, de parler et d'expliquer. D'indexer de droit et avec logique, les méfaits inutiles de cette hausse et les cascades, socioéconomiques, qui en dérivent et qu'elle va engendrer, peut-être sans succès, pour la Caisse ni le budget. Mais, ça reste une simple opinion, là où personne n'a connaissance de l'ensemble des risques potentiels, induits ou encourus, avec ou sans hausse, ni toutes les données, socio politiques locales et régionales, a fortiori !
Espérons que dans mon analyse, celle de l'humeur plus que de chiffres, que je me trompe et que l'opposition factice faite au PJD de Benkirane, qui ne fait qu'appliquer les directives naturelles du chef de l'Etat, et que la rue hooliganisée n'en vienne pas à déraisonner. Ce alors que nos sables sont menacés et que les grandes puissances, volontiers pusillanimes, n'avouent pas ouvertement, devant l'ONU, la juste et ancestrales marocanité du Sahara et des siens, afin de contraindre à la réédition et à la paix, l'Algérie et son Polisario, et ceux qui les agitent et les soutiennent, encore, ayant en vue ou en pâture, de leur gigantesques moyens !
MERCI DE LA LECTURE, VOICI UNE CONCLUSION
C'est beau l'union, c'est beau la communion, mais et il faut pour cela laisser l'orchestre terminer sa symphonie. Encore qu'il y ait des couacs qui donnent à l'oreille sensible du prurit et des éructations chez ceux qui ne trouvent jamais de place, au théâtre, pour suivre le jeu de comédie et danser avec les chants.
Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 16 Juin 2012
Mais autrui et ses dangers égoïstes nous menacent, en l'absence d'altérité et de respect pour les différences…Lors de leurs folkloriques élections, nous les voyons moquer et se jouer de nos valeurs, de nos crédos caricaturés et de nos identités ! Jaloux et fiers de nos appartenances, nous nous devons de défendre nos valeurs, sans racisme ni rancune, comme ces hurluberlus, et sans politiser les situations économiques, culturelles, religieuses et raciales, comme d'aucuns dans le Septentrion, qui en avaient fait leur identité et leurs programmes électoraux ! Nous sommes contre toutes les formes de racisme et de discriminations, celles qui nous attaquent et celle basées, sur l'exclusion, la possession des richesses et l'exclusion…Enfin, contre ces minorités racistes, détentrices des pouvoirs, qui s'en font ici et ailleurs, leurs sombres clans et égoïstes religions.
Une sphère de nudistes aux nombreuses plus-values, un monde d’individualistes, voire de chauvins exhaustifs, qui par-delà les colonies, ces surhommes de civilisations supérieures, sont restés mal globalisés. Une terre sans frontière pour les riches, mais avec assez de barreaux pour emmurer les autres et les réduire aux seules différences et à la pauvreté notoire ! Que reste-t-il des us et des normes d’entraide et des communautés ? Que reste-t-il de la simple morale urbaine, pour en apposer assez entre bonnes gens, à tous les peuples du monde, et ici, aux plus nantis de chez-nous ? Nous sommes sollicités par tous les extrêmes et tous les travers. Notre système éducatif doit répondre en premier à ces dérives, sans pénaliser les libertés et sans laisser quelque extrémisme et quelques traditions véreuses qu'elles soient, étouffer les libertés de l'individu, ternir sa vie, liquider sa citoyenneté et le comme une épave assujettie !
AUDACE, GENEROSITE OU CALCULS SORDIDES
On rêve d’imposer les riches sur leurs fortunes, mais on a peur de les brimer, de casser l’économie et l’entreprise ! Ou chez nous, façon de parler, de patenter les gros bonnets de l’agriculture, de les perdre ou de les délocaliser ! Il est loin le temps de la zakate* spontanée, qui a laissé tant de miséreux vivre d’aumônes, par terre ou sur la paille des inégalités, des bonnes actions ou du du mépris ! Situation loquace qui a légué à la seule injustice de régler l’économie des prébendes, en espérant que ceux-là qui en font les règles, le cumul et l’usage, qu’ils fassent au fisc, un peu de charité ! Pour garder la machine qui les meut et les protège en marche.
Alors, on carburera ailleurs, en protégeant les plus riches des affres des impôts ! Quitte à offrir aux étrangers nos petits fours et nos grands services ! A leur donner en cadeaux, pour leurs tolérantes protections et leurs chaudes et narquoises amitiés, une partie de nous, mêmes, de nos biens, qu’on fera mine de leur vendre. Hospitalité et bonnes mœurs, échange de bons procédés obligent! Les terres et les sociétés, avec leurs ouvriers, leur clients, leur seront confiées, en guise d’assurance et de garanties, pour l’éternité ! Fâcheux paradoxe, que le seul civisme n’arrive ni à traire ni à éponger !
On a vu et l’on voit encore certaines familles d’ici, sans prédominance d’une région sur une autre, faire constamment la une de l’arrivisme et prospérer dans l’impudence et le mépris ! Contempteurs sans pudeur et pire que les revanchards et les délaissés du système, ils profèrent dans la critique du régime, qui les nourrit, les rassemble, les protège et les avantage ! Emplissant des lambris de leur véhémences républicaines, les béatifiés des coursives, sans assumer leurs flatteries ni leurs connivences hypocrites, ingrats, ils font le faste de leurs mécontentements.
Une fantasia de salon, à railler et à conspuer, à vitupérer et à calomnier le système qui les abreuve et les élève. Ils sont à les entendre, remplis de jalousies morbides, contre toutes les formes de népotisme, alors qu’ils en profitent sans vergogne. Des accros insatiables de faveurs sans aucun sens de la fidélité, de la reconnaissance ou de la nécessaire loyauté, eu égard au maximum d’avantages qu’ils tirent du Makhzen et de la Monarchie. Et, ils s’affichent comme des gens bien, des parangons de la modernité, l’élite de la démocratie et de plus hauts gradins encore !
NOUS SOMMES CE QUE NOUS SOMMES
Monde, coûteux et cautérisant de solitaires, égoïstes qui n’en ont jamais assez ! Nous sommes à l’image de plusieurs contrées dans le monde. Un pays dont l’économie est menacée, nous sommes endettés, pire nous sommes en état de guerre, larvée sur le plan des hommes, mais coûteuse sur le plan des armées et si savamment imposée, qui nous a exclus, nous et nos frères-adversaires, par contumace et par dissuasion, des champs opérationnels qui eussent eu besoin de nous ! Les laissant comme des nababs, flotter sur leur or, noir ou mal acquis, pour nous narguer ! Et nous épuiser, avant de nous terrasser et de nous solder, ce qu’ils n’aiment pas en-nous, en fait, c'est la monarchie ! Mais bon Dieu c'est notre richesse et notre ciment, notre flambeau unioniste, notre symbole actif qui a besoin d'être fort et riche. Quoi qu'ils en disent nous ne risquerons pas de nous éclater pour errer entre les dérives des républiques de façade, bananières ou militaires, de pères en fils, soient-elles ! L'hyper totalité de la nation, et c'est le sens de la démocratie, ne voit pas un autre système capable de la diriger. Des dettes et des dépenses, vitales, existentielles nous obligent, et il en faut pour persister. Cet état nous handicape et nous freine, après nous avoir hypothéqués ou carrément déjà vendus ! Nos adversaires, nous laissaient-ils le choix ?
AINSI SE POSE LE PROBLEME DE LA HAUSSE
Au milieu d'un monde en crise, le but est donc, de lui faire-faire appliquer la solution équilibriste la moins aveugle. Un deal qui consiste par la hausse et ses errements connexes qu’elle va immanquablement engendrer, de tenter d'éviter la débandade et la ruine, et seulement encore de tenter de rééquilibrer le Budget ! Budget, non encore passé au moulin absentéiste de la Deuxième et inutile chambre du Parlement ! Si elle nous sert de sur-moi parlementaire, mais aussi de retardateur et de frein ! Elle est pourtant utile, ne serait-ce que de mur des lamentations et autre perchoir pour les apprentis ou les vedettes de la politique.
Comprimer les réglementations d’assistance sociale, palliatives, sans craindre de ruiner les pauvres, terrasser les plus moyens, pour ne pas léser ni fâcher, sans jamais appauvrir les plus aisés ! Semblent être les premiers clichés les questionnements désabusés ou frigides de nombreux détracteurs, qui ont des craintes pour la paix sociale de ce pays.
Un parallèle à cette phase, qui méconnait les limites des lois est cette rigoureuse et radicale décennie paupérisantes que connut le Maroc. Celle du past-PAS du FMI. Un cri profond et manifeste, une véritable indexation des vrais malheurs qui nous sont imposés actuellement, sont nés du malheureux souvenir de cette époque honnie.
SANS CYNISME MAIS DANS UNE DROLE DE CONFUSION
La hausse de l'essence qui fait flamber les prix des denrées, des salaires, la baisse de la consommation, du commerce et de l'industrie, voire de la recette fiscale, et pire, la volonté de supprimer la caisse de compensation, sans garantie de celle des dettes, sont des solutions improbables. Insuffisantes elles représentent un grave revirement de la politique instituée en faveur des pauvres !
Parallèlement des opportunismes indéboulonnables, des prévaricateurs et des dépensiers sans mesure, malgré les profondes misères, les fractures, les retards et les discriminations sociales font flores!
Et ce n’est pas du populisme, toutes les critiques, toutes les polémiques sont utiles. Ça fait gagner en Démocratie et dans la communication dans le pays! D'aucuns, sans adhérer à nul parti, tentent effarés de comprendre, de parler et d'expliquer. D'indexer de droit et avec logique, les méfaits inutiles de cette hausse et les cascades, socioéconomiques, qui en dérivent et qu'elle va engendrer, peut-être sans succès, pour la Caisse ni le budget. Mais, ça reste une simple opinion, là où personne n'a connaissance de l'ensemble des risques potentiels, induits ou encourus, avec ou sans hausse, ni toutes les données, socio politiques locales et régionales, a fortiori !
Espérons que dans mon analyse, celle de l'humeur plus que de chiffres, que je me trompe et que l'opposition factice faite au PJD de Benkirane, qui ne fait qu'appliquer les directives naturelles du chef de l'Etat, et que la rue hooliganisée n'en vienne pas à déraisonner. Ce alors que nos sables sont menacés et que les grandes puissances, volontiers pusillanimes, n'avouent pas ouvertement, devant l'ONU, la juste et ancestrales marocanité du Sahara et des siens, afin de contraindre à la réédition et à la paix, l'Algérie et son Polisario, et ceux qui les agitent et les soutiennent, encore, ayant en vue ou en pâture, de leur gigantesques moyens !
MERCI DE LA LECTURE, VOICI UNE CONCLUSION
C'est beau l'union, c'est beau la communion, mais et il faut pour cela laisser l'orchestre terminer sa symphonie. Encore qu'il y ait des couacs qui donnent à l'oreille sensible du prurit et des éructations chez ceux qui ne trouvent jamais de place, au théâtre, pour suivre le jeu de comédie et danser avec les chants.
Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 16 Juin 2012
Porté ici le 30 Juin 2012
27 mai 2012
AU GOUVERNEMENT SOCIALISTE DE
FRANCE,
POUR UNE PRISE DE POSITION ACTIVE
ET FRANCHE
ET LA FIN DES BELLIGERANCES AU
MAGHREB
SANS TERGIVERSATIONS
VOICI DONC UNE VISITE SPONTANEE
ET LOUABLE,
Qui plus est , une Royale
, de plus ! Parallèlement à la visite simple et constructive de SM le Roi
Mohammed VI chez M. François Hollande, à l’Elysée, je vous livre quelques
pensées personnelles et citoyennes, bien sûr.
INTOX OU MALADIE AUTO-IMMUNE ?
Le principal n’est pas en
l’économie seule ni en les urgences qui vont de soi entre partenaires
incontournables, mais dans le soutien historique, vrai et judicieux, face au
bellicisme arrogant et inlassable de nos nouveaux riches et immenses voisins !
Une culture, complexe, faite de défis, de courage historique, de noblesse et
d'erreurs, des arrières pensées dépassées aussi, qui viennent intoxiquer la
moitié des Maghrébins. Les nouvelles générations, qui a force de matraquages et
d'intox, ont ingurgité dans leur génome, une haine viscérale ou un dépit
morbide, une maladie auto-immune, face au régime et au droit à l'unité dans
leur territoire historique, de leurs frères marocains.
Le souci économique et du
développement qui s’en ressent est causé par l’antinomique struggle algérien et
sa conduite sénile, qui a empoisonné leurs jeunes par l’intox la propagande et
la subornation .Voici ce que j’en pense, pour le moment, espérant que ces idées
devraient être entendues par nos amis socialistes de France.
Le soutien amical français, qu’on
nous reproche d’ailleurs, et qui s’il dope le partenariat fidèle et
prépondérant, doit se situer dans l’entreprise commune de paix et de
construction de l’Afrique.
Celle du Nord et de sa paix, de
sa démocratisation, quelles que soient les vanités, les bannières et les
banderilles des républiques qui nous livrent une bataille existentielle. Un
souci de développement indépendant et clair, afin de livrer bataille aux
retards, tous égaux dans la paix et ensemble fédérés sur le pourtour de la Méditerranée.
Ceux dus, à la sécheresse, aux
retards techniques et culturels, à la faim et à la maladie, au chômage et à
l’injustice, aux guerres, à l’émigration clandestine, aussi, dont le Maghreb
sert de réservoir et de freins. Comme aux réactions de dépits terroristes, de
par le monde, qui installent leurs fortins et tentes nomades dans la
sous-région ! A commencer par les activistes du Sud algérien.
D’autant que le potentiel d'extension
dévastateur pourrait toucher parallèlement
la France et le reste de l’Europe. Les menaces de déstabilisation du
Maroc et de son Régime, de la part entreprises extrémistes et terroristes, ne
sont qu’une partie de l’entreprise. Fusible ou chaînon fragile, il n’en demeure
pas moins, que ce foyer injuste est à clarifier pour l’éteindre par les
Français les premiers, en tant que colons initiateurs des frontières, face à la
partialité du délirium séparatiste et du matraquage algériens. Je parle de ceux
de nos voisins qui se sont montés contre les façons de faire de Hassan II. Mais
celui-ci est mort et ils n'ont guère changé de méthodes. C'est toujours le
Polisario qui sert de bras armé à leur étrange politique ! On ne change pas un
cheval qui gagne direz-vous ! Mais, le cornac semble faire courir un mammouth
fossile, dans une arène qui s'effrite, avec un jockey fourbu comme écuyer.
L’un de ces foyers est le Sahara
marocain. Justifiable qu’il est, justiciable en fait, d’une action éthique de
témoignage historique, de la part de la France, devant le concert des nations
en l'occurrence l'ONU et ses instruments. La France socialiste, doit par
éthique culturelle et morale, y user de son poids d'ancienne puissance
coloniale. Elle qui avec l'Espagne ont manipulé les tracés de la Région, avant
d’y laisser sur le départ, par mégarde ?, les levains et le venin, qui empoisonnent
la vie et qui bloquent le développement des Maghrébins.
AVATARS DE L’HISTOIRE DES
PEUPLES, ESPOIRS ET OPINION
La France est devenue l’amie de
tous les pays de son ancien »empire » et autres colonies, par sympathie, par
besoin et par pragmatisme et complémentarité. Un prestige rare, qui fait
qu’elle garde sa stature de grande puissance.
Sauf, qu’elle n’est pas étrangère
à la configuration des états qu’elle a dirigés ou digérés, ni à leur histoire
ou leur économie.
Et en sortant, leurs frontières,
entre les mêmes peuples parfois et les mêmes tribus qu’elle a soumis, ont été
remaniés à la hache et au bistouri.
A ce titre et pour la vérité, son
témoignage est impératif dans le cadre de la mondialisation des échangés, de la
paix entre les peuples, qu’elle scindés, revitalisés et/ou »civilises ».
La frontière Est et Sud du Maroc,
vieil empire qu’elle a réduit ou rongé, devrait retourner à son origine ante !
En toute équité. Celle d’avant la pénétration militaire et administrative
françaises et les déchirements consécutifs du pays, de son aire et de ses
tribus.
Faire admettre la notion de paix
et de complémentarité vitales entre les pays frères et voisins, le plus près de
leur histoire et de leurs droits, doit être le souci d’une diplomatie
prospective, juste et réaliste. Il revient à cette France d’innover pour être
sincère et de commencer, d’hériter de cette opération de reconstruction
éthique, économique et de paix. Elle en profitera, certes sur tous les plans !
POUR PARLER DE DEMOCRATIE, DE
DROITS DE L'HOMME,
Et d'autodétermination des peuples parlons de la franchise de la
France et de son courage de témoigner, ostensiblement et librement, contre
vents et marées. Le peut-elle, malgré l'appel des promesses ou l'interférence
des intérêts miniers et énergétiques de son ancien Département ?
Ce n’est pas en fuyant les
témoignages, pour faire plaisir ou des concessions à un pays devenu immense et
riche, l’Algérie, ou pour lui vendre des armes et puiser du pétrole, du gaz, et
des minerais, qu’il faut encore taire, lâchement ou complaisamment, le droit
des Marocains à être sécurisés. Dignement et tranquilles, constructifs et
pacifistes, dans leurs terres, sans déchirement des peuples et autres
éclatement de son territoire et/ou de ses tribus.
Les Socialistes, plus que
d’autres, sont sensibles à l’esprit de de partage, de démocratie, de libertés à
l’intérieur des communautés, comme de leur ouverture, pacifique, digne et respectée
envers les autres. C’est une culture anti-impérialiste, qui devrait être
contraire à toutes les formes d’ingérences et de prétextes fallacieux. De là
leur similitude avec le peuple, valeureux et fier d’Algérie…Encore que la
similitude ne soit pas une copie-collée des cultures, des cultes, des us ou des
programmes et autres intentions…
Mais le témoignage de vérité est
une forme d’ingérence diplomatique, nécessaire et louable. Les socialistes, par
conviction éthique et par culture, sont donc de principe, contre toutes les
formes de suprématie. Surtout si elles sont décriées, parce que contraires à
l’histoire, ou qu’elles viendraient fausser l’équité et la vérité.
Maintenant au pouvoir, par esprit
de justice et pour corriger les erreurs graves et les événements passés, ils ne
devraient plus cacher ni taire les droits dus à l’histoire. Ils ne doivent pas,
par complicité ou par duplicité ou copinage, nier les droits du Maroc sur son
sol, au profit clientéliste d’un régime militaro socialiste. Non pas qu’il soit
en vacance ou en fin de vie, mais il est loin d’être le parangon ou l’idéal en
matière d’ouverture ou de démocratie.
Les Socialistes en France,
sensibles aux droits de l’homme et des peuples, partout où ils sont contrits,
ne devraient pas déchirer les nôtres ni leur entité.
Ils ne doivent point permettre
par connivence à un grand pays, riche, arrogant et fier, l’Algérie qu’elle soit
nommée, de dicter à l’Afrique ses volontés. Ni encore de tenter d’écraser les
peuples, les pays, les régimes ou les gouvernants, les moins nantis, pour son
expansion et son profit. Et ce, malgré les vastes territoires et ses nouvelles
étendues, à son indépendance, comme réparations et logique territoriale, acquis
!
MORCELEMENT ET SECESSION
Spolier le Maroc ou tenter de le
réduire et de fractionner son peuple, de clamper son territoire ou de le
couper, voire de le forcer, afin d’accéder à la côte atlantique est une vision
expansive envahissante et belliciste. Elle se cache derrière elle un hypocrite
et prétendu droit des peuples à s’autodéterminer. Lesquels peuples et combien
sont-ils selon les promoteurs de l’idée ? Et que fait-on des mélanges des
peuples et des métis, des transhumances économiques et/ou par l’histoire et les
batailles forcés ? Que dire des autres Sahraouis et des populations nomades,
dont son actuel et gigantesque territoire d’Algérie nouvelle, a bonnement
hérité ?
Des hommes ambitieux, pour ne pas
parler de prédateurs, ont eu des visions prussiennes, dignes qu’elles fussent des''
races pures'' et des'' identités supérieures'', pour élargir leurs pays.
L’histoire a clos ce chapitre des conquérants, des tzars et des Hitler et de
leurs invasions funestes. Il reste des frontières et des douanes, des
barbelées, dont une juste mondialisation, équitable et pacifique, devrait s’en
passer.
A ce titre M. François Hollande
est sollicité pour faire admettre avec courage les droits inaliénables,
historiques et prometteurs des Marocains. Ceux de son peuple multiethnique ,
arabe, berbère sahraoui et africain, dans l'étendue de ses tribus et de ses
factions sur tout son territoire. Un damier qui fut dilacéré par les puissances
impérialistes de l'époque. Il est tenu de défendre la justesse et l'opportunité
d'une solution éthique à notre cause. Et qui plus est, pour cette méditerranée
commune, de défendre ses partenaires du sud, avec équité objectivité, auprès de
nos frères qui demeurent néanmoins ses sympathisants identitaires, du
‘’continent Algérie’’.
A bons entendeurs, paix et merci .
Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le
25-26 Mai 2012
8 avril 2012
O MA PATRIE !
JE SUIS VENU TE SALUER.
Mais ta rue est
une impasse, un labyrinthe…Un mythe. L’intention est chargée de regrets,
d'actes manqués, de défis et d’interdits. Les libertés sont bridées de par les
moyens limités et les privations, quand elles ne sont pas entravées de menaces,
de peurs ou de sanctions exagérées.
CITOYENS !
Voici des
paroles de nihilistes. Ceux qui jaloux, espèrent beaucoup, mais trouvent si peu
de satisfactions autour d’eux.
« On n'est pas des parents, on n'est pas une
famille, ni un pays uni ! Ni nationalisme, ni civisme, ni citoyenneté, ni
idéologie, claire, ni religion apaisée, encore moins la culture, ne viennent renforcer nos liens, pour faire
de nous un pays, jaloux de sa terre et une communauté soudée. Tout autour de nous
n’est que frasques et apparences, discriminations, fractures sans honte et
ostensibles prédations. Les gens râlent en silence ou s’époumonent en marches,
en manifs et en cris. »
« La cause du
déni et l’essence de la crise de conscience sont dans la perte des référentiels
et de leurs oublis. On en vient à dédaigner notre histoire. On nous pousse à la
dénigrer et à la mépriser. On ramollit nos convictions pour les affaiblir,
certes. On incrimine nos clans, nos races, nos frères, nos amis, nos métissages,
et notre entité plurielle. On nous déracine, on nous pousse à nous renier.
Devenus traîtres et apostats, on parjure notre identité pour la dénoncer,
volontiers. On affaiblit nos liens antérieurs pour les rompre, afin de nous
amoindrir devant les autres pays et nous humilier devant les grandes nations.
Nous avons réussi à nous dégrader et à
abîmer notre image de nous-mêmes. Dépréciés, nous renonçons à nous-mêmes, en
annihilant tous les efforts, toutes les opportunités qui peuvent ressusciter le
’’ sens de la patrie’’, que nous ont légué les plus anciens. »
A PAS DE
BELGHA* POUR LE DEVELOPPEMENT !
Ou à pas de
babouches vers la modernité. La zerba âla çlah ! Avec autant de retards, de
crédits, de chômage, d'analphabétisme, d'exclusion, de racismes divers, de
régionalismes fanatisés, de guerres larvées et de pauvreté, comment voulez-vous
qu'ils se relèvent, qu'ils aident autrui ou qu'ils fassent plaisir à leurs
maîtres ou au bon Dieu ? A fortiori qu'ils se sacrifient pour autrui, quand cet
autre les néglige ou les pompe, s'il ne les asservit. Directement ou de façon
téléguidée ! Comment voulez-vous qu'ils votent ou qu'ils aiment leur '' résidu
de pays'' ? Je parle de l'endroit où ils sont nés et où ils passent leur temps
et leur unique vie. Celle qu'ils tentent de gagner un tant soit peu !
Comment
voulez-vous qu'ils se dévouent ou qu'ils pensent seulement au devoir de
défendre, ce pays-leur, malgré les privations, contre les forces contraires à
nos progrès ? Ou qu'ils soient, un tant soit peu, jaloux de nos retards, de nos
besoins et de nos nécessités, pour les satisfaire ou les éponger? Non, il y a
une INDH, morale, citoyenne nationaliste, civique, patriotique à faire
entendre, à enseigner, à perfuser, à greffer A faire aimer et à développer !
Je ne généralise
pas. Mais, le plus important pour positiver les acquis est ceci. Et ce sont les
exceptions qui sont les cadres et les moteurs, les starters auxquels il revient
de persévérer pour déployer cette dynamique renouvelée. Faire aimer son pays,
cela s'enseigne…Il y a tant de chantiers pour développer cette culture à
travers bien des thématiques…Mais elle a besoin d'abnégation et de rigueur sans
faille. Pas de mensonges ni de tergiversations mais des exemples à multiplier
pour donner confiance et lancer ce chantier ! Et la première entreprise est de
stigmatiser les mal-acquis, les privilèges indus et la corruption. Les trafics
de douane, les taxes antisociales, qui doivent commencer par une fiscalité
encourageante et progressive, de tous les métiers productifs, qui échappent
depuis des décades aux impôts.
FRACTURES
CIVIQUES ET SERVICES COMMUNAUX…
Droit de grève,
manifs et excès dans celles-ci, pénalisant les seuls usagers…Sabotages des
études et des services de santé, de justice, les scolaires en premier...Voilà
une des raisons de nos retards divers, de la baisse du niveau, voire de la
démocratie ! Greffiers et profs, en grève ou en fonction, la différence est
mince, pour certains ! Relation que beaucoup vivent comme des sévices et des
exactions.
Ramed, extraits,
cartes, permis, passes, papiers divers et compagnie, labyrinthes, au bout
desquels, un sphinx en quête d’obole, vous persécute de sibyllines questions !
Le Graal des papiers. Le Procès de Kafka ne soulevait pas directement ce pan,
obligé ou latent, de la ‘’corruption’’. Esperanto, langue universelle, que l’on
parle quasiment dans toutes les nations, quelles que soient leurs
administrations. Complexes, difficultés, entraves, que l’ignorance exacerbe.
Monde dépravé et climat relationnel interhumain, de mépris, d’arrogance et de
bassesses, où les abus, le pillage, les prébendes sont les manifestations les
plus courantes de sordides concussions.
Il nous serait
plus loisible de faire la queue sous la pluie battante ou le soleil de feu,
pour un visa Schengen. Voire d’aller forcer le blocus, dans un pays sous
embargo guerrier, que de subir les affres de nos frères du makhzen. Ce qu’on
fait en leur mendiant de nous faire un simple papier en leur bonne
administration. Ou, de nous indiquer, simplement et parfois encore, nos droits,
avant de payer un impôt quelconque. Le collecteur, infime ou majuscule, devient
un agent pénal, un monstre odieux, un maton punitif, qui exécute en
s’enrichissant, les sanctions !
LA STRATEGIE DE
LA CORRUPTION
Ils sont nés, esclaves
dans leur pays, exploités par leurs concitoyens, qui les voient comme des êtres
inférieurs, des gadgets gênants ou des proies. Les vermines infâmes, devenues
des ronds de cuir, collent de sales réputations à leurs supérieurs et rares
bons administrateurs. Au point que les cadres ont remplacé les colons, les plus
haïs par leurs outrances routinières. Les administrés sont leurs assujettis
obligatoires. Ils respirent mieux, ils jouissent, quand ils les méprisent et se
sentent supérieurs quand ils les écrasent. Par leurs façons froides, détachées
et narquoises, cyniques, voire méprisantes et hautaines, ils regardent les
administrés, comme des gêneurs ou des offrandes obligatoires, qu’on leur sert
pour les apaiser ou pour les payer, les soudoyer, quand ceux-là viennent
chercher un service quelconque ou demander un droit.
Sans parler de
l'accueil et des services, de la qualité de la réception et des locaux, des
conseils sensés y être rendus, avec politesse, justesse et rigueur, aux
citoyens dans leurs administrations. Des brimades, oui ! Les assujettis
ressentent alors une forme de mépris et d'arrogance, une frustration, qui les
éloignent de la citoyenneté véritable. Avec cette alternative qui s’impose aux
administrés pour amadouer les forces contraires, celle de faire un sacrifice.
De concéder une faveur contre un don, une offrande de cadeau. Le pourboire est
une forme de reddition, un tribut dans ce lâche complot tactique. Le geste de
corruption est vu alors comme geste libérateur, face à un mal pervers vivace,
incontournable et persistant. Sinon un paiement, non facturé, qui ramollit
l’adversité instrumentalisée, dans le but d’obtenir in-fine des droits ou pire
de détourner à la loi à son avantage, dans un milieu qui ne sait vivre que de
cela et comme cela !
L'INCIVISME
FAIT RAGE
Là, sur les
trottoirs et dans les rues…Voilà au demeurant, une concitoyenneté forcée, qui
s'appelle un pays, un état, une patrie, une nation, c’est trop dire, avec des
génériques d’homo sapiens, comme figurants. Mais, est-ce vrai ? Ils ne sont pas
chez eux, puisque rien ne leur appartient ni ne les interpelle ! Fracturés
sociaux, mal ligotés au bled et à la nation, fâchés avec leur pays, leurs
maîtres, leurs langues et leurs gérants, ils sont incapables de se définir
eux-mêmes. Ils n’ont pas ‘’d’identité’’ ! Le mot ayant perdu de sa valeur et de
sons sens, colle mal à notre ‘’entité’’ ! Sont-ce des Personnes, ces gens que
l’on rencontre et ces individus ? Déracinement, pulsions claniques,
déshérences, perte des repères, errance aventureuse et désir passionnel de
partir… Partir même en patère, le Styx et la galère, le sacrifice ultime ! Et
ce, pour aller travailler chez les anciens maîtres réactualisés. Comme
domestiques ! Peu considérés, chez des gens qui vous détestent, à cause de la
crise, à cause de votre profil, du chômage qui est le leur.
Désintégration
! Qu’ont-ils de commun, qu’ont-ils à partager ? Savent-ils ‘’être’’ pour
pouvoir donner ? Ou s’offrir et se sacrifier, pour une idée noble, un idéal,
une terre, un pays, un deal ? Les leçons qui nous proviennent de l’extérieur ou
du passé, de notre passé, ne peuvent pas être nous appliquées, maintenant et
ici. Et les leçons scolaires, voire celles de la rue, de l’usine et du chantier
montrent d’autres horizon, où la haine sévit et où la jalousie, la volonté
d’avoir pour être, l’insatisfaction ne permettent pas qu’inculquer le ‘’minium
vital de civisme’’, le ‘’minimum social d’amour’’ pour ce pays ou d’amitié et
de respect envers autrui.
VOILA UN
TERRAIN VAGUE,
Voilà un terrain
vague, où des montagnes d’ordures s’étalent au nez du makhzen, défiant les
autorités ! L’un de ces multiples espaces qui valent des milliards, qui sont
sis au centre ville…Des centaines de ce type de propriété sont devenus des
dépotoirs pour les voisins du quartier. Cet espace est livré aux détritus les
plus immondes. Des vagues de déchets qui se déversent sur le trottoir et qui
vomissent leur surplus sur le macadam, empêchant de marcher là où il le faut et
gênant et les piétons et les autos. Au su et au vu de tous les cadres !
Les grands comme les petits, qui devraient circuler, chaque jour, un calepin à
la main, régulièrement dans les
quartiers, pour relever ce qui va de travers et qu’il faut restaurer en
laissant des notes de travaux, aux services concernés ! Seulement, ils seront
vite dépassés par le laisser-aller des apaches et des hooligans. Des horreurs
sur le plan de la qualité de vie, de la santé, comme des apparences de propreté
de la ville. La plaque d’immatriculation de notre sous-développement est vissée
sur nous, sociétale, organique quasi génésique. On serait trop dépaysé si on
nettoyait tout ça ! Et les Autorités n’ont pas d’autorité sur ces affres-là !
NOUS SOMMES
DONC DANS UNE RUE.
Une ruelle
devenue trop étroite et qui le devient encore plus, à cause d'une voiture ! Une
auto, stationnée dans l’angle gauche, quasi parallèlement à une autre empêche
toute tentative de passer entre les deux véhicules. Car le pauv'type d'ado, mal
équarri, se permet d'ignorer le droit des gens. Celui simplement qu’il est de
passer. Voici donc un droit qu’on a tendance à ne pas réclamer…Passer, là
simplement où c’est public de passer ! Ce blocage est à l'image de certains
fonctionnaires qui refusent comme des mules de bouger. Casé dans son véhicule,
le chauffeur fait obstruction. Lui seul est le Cerbère de la rue, sinon de
l’administration.
Dans notre cas,
c’est seulement parce qu'il est occupé ! Et qu'il est en train de conter
fleurettes, de discuter sans gêne avec une fille, laquelle est en train de se
pâmer debout, sur le trottoir attenant. Après plusieurs coups de klaxons, il
bouge. A peine, et ostentatoirement encore, pour montrer sa virilité. Et pour
ne laisser qu'un passage difficile et très étroit. Un défi, une sorte de ‘’je
t’emmerde, tu me déranges’’. Je le dérange en voulant passer ! Interpellé, lors
de ma manœuvre pour tenter une issue, il refuse de comprendre qu'il obstrue la
rue ! Les imbéciles et les cons, ont trop de classe, pour qualifier ce
freluquet, cette gueule à claques, de ces noms. Ma kaïye makhzen, ma kayene
oualdine, wa la qraya ! Et, le voilà qui répond avec insolence, le mépris que
l'on peut deviner chez cette espèce de hooligans de quartiers, qui n'ont pas
été concernés par l'évolution. Sans morale aucune dans leurs comportement, sans
respect ni politesse et encore moins de droit.
EDUCATION ET
CIVILISATIONS
Alors, ne leur
reprochons pas à nos tuteurs, de parler de civilisations supérieures ?! Ni à la
race des dieux de s’entendre sur toute la terre. Maîtresses qu’elles sont des
finances, des armes, de la technologie et des lois. Et cela, malgré les guerres
immondes qu’elles ont commises et qu’elles continuent de fomenter pour
s’approprier les ressources et à susciter à pour dominer les états et
nations…inférieures. Les races transcendantes et leurs civilisations éminentes,
jusqu’à quand le resteront-elles encore, avec cette acrimonie et cette féroce
voracité qui sont les leurs ? L'impolitesse n'a qu'un maître. Celui qui brime
toute démocratie, pour écraser les velléités de libertés des gens, à cause
justement de ces malappris, des sauvages en civil, restés pire que les bêtes, à
qui ne conviennent, ad vitam, que les brimades, la prison et les sanctions.
Diriez-vous !
Hélas, ça
couterait cher de leur construire des pénitenciers et trop cher encore de leur
donner à manger et de les surveiller ! Mieux vaut investir dans des écoles, à
plein temps, sans récré, pour y placer leurs pères, faute de s’être
correctement occupés de leurs mioches ! Alors, pour les rééduquer, leur
inculquer la politesse et les manières, leur faut-il une république ? Comme
celle des grenouilles de la fable de Jean De La Fontaine, avec comme chef, un
roi, qui les gobbe et les croque !
A DEUX PAS DE
LA, L'ENFER
Le fils du
despote. Ce drôle d’oiseau, sur ses longues pattes élancé, ce tyran à contre
courant, existe pourtant. Il est encore là, sévissant des plus belles en Syrie,
où il prodigue aux siens, les mêmes exactions et répète, en plus haïssables
encore, les scénarios de meurtres à grande échelle, qu’exécuta son assassin de
père. Grand fossoyeur qu’il fut devant l’Eternel.
El Assad fils,
planche sur la version ‘’guerre civile’’ afin de finir en grande pompe, comme
Saddam et Kadhafi. Il semble persister dans le struggle envers Israël,
encouragé par l’Iran, au lieu de suivre la voie démocratique, celui de la
reddition et de la paix, il poursuit sa chute, dans le vide prescrit. Le piège
et les plans machiavéliques des superpuissances, qui le vouent aux gémonies. Le
plan est une décision vitale pour la liberté de l'entreprise et la place de
leader du monde libre, qu'occupent dans le monde, les States et son filleul
Israël. Il s'agit d'effacer toutes traces de forces contraires de même que les
menaces, fussent elles verbales, qui viserait l’état d’Israël. Ce pays qui fut
offert par les grandes puissances aux Juifs du monde, en réparation de
l’holocauste nazie. Qui plus est, on laisse la Tribu de Dieu pratiquer avec
arrogance son sport céleste favori ! S’étendre à perte de vies, étendre sa
domination sur tout le Moyen-Orient, en volant avec plus de zèle, plus de
terres à la Palestine engloutie, avec en agrément des arpents du bon dieu sur
le voisinage. Un voisinage brimé, révolté par le silence de leurs parrains et maîtres
permissifs, ou simples esclaves, inconscients et identitaires, qu’ils sont ?
C'EST UN HITLER
DONC, QUE CE DESPOTE POURRI !
Mais seulement
sur ses propres coreligionnaires ! Il tue, nargue et assassine pour raison
d’Etat ! Un seul but qu'il manifeste celui de persister, accroché au pouvoir
sur des gens, qu’il élimine par milliers, parce qu’ils ont le malheur de naître
en Syrie et de crier barra*, dehors ! En se réclamant depuis le Printemps de
faire dans la démocratie et d'espérer des libertés, comme à Londres, Madrid,
New-York ou Paris ! Délire pour des Arabes ! Des gens qui doivent rester,
enchainés à un pervers, comme certains, à jamais !
Qu'à cela ne
tienne, Russes et Chinois, contraignent l'ONU et bloquent ses initiatives
pudiques, pour protéger le fils de leur frère-dictateur. Les appétits des
maîtres du monde, sont freinés par le diktat des asiatiques, qui activent leurs
vétos à la face de l'humanité. Question de protéger encore, et pour combien de
temps, le tyran qui veut remplir les cimetières à l'instar de son père Hafez,
les fosses communes, par dizaines de milliers !
LA LOI DES
GRANDS NOMBRES
C'est comme
l'argent des prédateurs, on ne le compte pas en unités. Les âmes, chez ces
gens, c’est le nettoyage ethnique, avec en balance des milliards de dollars.
C'est-à-dire que la valeur des opposants, que l'on condamne au néant ont leur
équivalent en marchés ou en pétrole qu’en ce faisant on va s’accaparer. Placé
sous les auspices Russes et dans les bonnes grâces des Chinois, qui le prennent
en pitié, eu égard à leurs places dans la région, El Assad, le dernier figurant
de sa dynastie, résiste, malgré les harcèlements, apparemment humanitaires, des
Euro-Etatsuniens et de leurs zélotes.
Ceux-ci,
échaudés par le cas libyen, hésitent à créer un foyer similaire à celui de
Saddam ou de Kadhafi. En réalité, ils s'en foutent. Ce régime doit s'éteindre,
afin d'affaiblir cet immense pays, la Syrie ! Et le ruiner, pour des semblants
de démocratisation, afin de se libérer tactiquement, d'un front inopportun,
s'ils devaient allumer le foyer iranien. Attaque préventive à laquelle ils se
préparent tous, assurément. Israël, l'enfant gâté, le premier ! Et ils ne
perdront personne à la guerre, car la vie humaine, la leur, est trop chère
auprès du bon Dieu. Le leur !
Guerre des
boutons, guerre atomique, limitée, portée le plus loin possible pour éviter des
retombées sur Israël. Alliance contre nature et embargos, ils opèreront de
loin, grâce aux engins électroniques de l'oncle américain ! Sans perdre de
soldats, ils allumeront l'enfer pour enfourner Arabes et Musulmans ! Du moins
les gens et les pays, qu'on appelle ainsi, depuis les Croisades et leurs
successives et incessantes colonisations !
L'AUTOROUTE
La route était
pleine, parsemée de voitures de gendarmes. On devine que Sa Majesté devait
passer par là, avec son impressionnante suite.
Les infos ont
parlé d'une implorante manif à Casa qui rassemblait des milliers de marcheurs
en colère, de cadres dépités et de membres du gouvernement, bien en vue, pour
dire à Israël d'arrêter ses massacres de dément ! Ou de démon ? De cesser de
massacrer les Palestiniens et de tuer toutes les tentatives de paix. D'arrêter
ses meurtres ciblés, ses bombardements et ses pilonnages, ses exactions sur le
bantoustan palestinien. Ainsi que sa sionisation* forcenée de la partie
orientale d'Al Qods qui abrite un lieu de culte, qui fédère éminemment tous les
musulmans. Qu'à cela ne tienne, ça ne servira à rien. Mais il fallait
manifester, pour l'honneur, par devoir, face à l’arrogance, à l'injustice et au
mépris. Discriminations, manœuvres, humeurs et cynisme politique, malversation
et impérialisme, basés sur la haine raciste, des riches hyperindustrialisés qui
financent et qui mènent le monde…à sa perte. Vous dites civilisation et modernité…
Menine ?
DE LA TECHNIQUE
AU MIRACLE
LES VACHES.
Des vaches, le
cuir mal tanné sur les os, paissent en silence…Aucun mâle affamé ou en manque,
ne vient les harceler, pendant qu’elles cueillent pour les feuilleter, les
marguerites du pré…On n’a pas décrit de suicide après viol et mariage forcé,
chez les vaches ! Le cas Amina Filali et autre Bouazizi, elles ne le
connaissent pas, Mme Bassima Hakkaoui ! Mais cet hiver a laissé tout le monde
et la nature, la première, sur le sec.
L'agriculture
qui permet de donner à manger aux gens est difficilement fiscalisable. On ne
frappe pas d'impôts sur leur santé, ceux qui sont sains ; et puis, ne paient
les taxes sur leurs soins et leurs maladies, que les malades ! C’est le miracle
marocain.
Celui d’essorer
le sang des malades des plus values santé qui lui reste ! Je parle des taxes
indirectes de Douane et de TVA sur les maladies. Comprendre par là, les taxes
imposées sur les soins, les réactifs et les médicaments ! Alors qu’une voiture
importée ne paiera plus rien. Pas plus que le livre ou pratiquement le blé. Et
que les désastres agricoles, sont fort heureusement réparés ou soutenus, comme
le pain, l’huile ou sucre, ou le gaz…Un tant soit peu…Ce qui est sincèrement
louable. Mais, aux dépens de quels sacrifices de l’Etat ! Vivement une nouvelle
Moudawana, une réforme qui changera le régime fiscal apposé à ce troisième
sexe, réellement affaibli, celui des malades !
Arbres et
végétation son encore au vert, ce Dimanche Premier Avril…Une blague ! Les
agriculteurs, exempté d'impôts, seront récompensés pour leurs pertes dues au
climat…Les caisses de l'Etat, grossies par les emprunts extérieurs et les
impôts de tous, répareront les tords dus au climat ! Au profit des
agriculteurs! Ils auront perdu leur pari agricole cette année. Les aider est
juste un acte de solidarité, pour réparer leurs pertes et amortir leurs crédits
! Sinon, nous et les bêtes, nous ne trouverons plus rien à manger l'an prochain
! Et tout deviendra plus cher et bonjour les manifs et les troubles sociaux !
Mieux vaut prévenir, quitte à mendier, à vendre une partie du Maroc et à nous
hypothéquer.
LA ROUTE
Et la route
continue d’égrener ses kilomètres, avec ça et là des conducteurs, gauches, pour
attirer l’attention sinon la critique, du moins les réformes de la
Droite…Pendant que toutes ces mécaniques, ferrées d’inox et de physique, toute
chimie du carbone à l'appui, avalent les kilomètres en raccourcissant le temps,
je pense à ceux qui nous ont précédés dans la révolution industrielle. Einstein
a tout dit de l'énergie, de la vitesse et de la masse. La masse physique, en
kilos et non le magma social, en politique, qu’il est dangereux de faire bouger
!
Au temple du
carbone, les plantes enterrées il y a très longtemps, expirent leur ère
géologique en ronflant. Qui en 4x4, bonjour l'ostentation, qui en car ou en
camion, qui mené en bateau, en fusée ou en avion. Et l'atmosphère que tu
respires et qui fait office de serre sur terre, fait craquer le ciel laïc et sa
couche d'ozone, ça et là !
LES MOUTONS DU
CIEL
Des centaines
de moutons, leurs silhouettes de laine vaporeuses, sautent les haies blanches
que forment les nuages. Le vent qui les carde, les pousse vers le large, en les
coloriant avec les ors rouges du firmament. Ainsi créés de souffles et d'airs,
dotés de vie et de mouvements, les voilà au zénith, en train de jouer à
saute-mouton ! De quoi endormir les anges dans leurs cages célestes azurées.
LA PEAU
Puis là, sur
l'asphalte, des restes de peau collent sur le goudron. Impossible de loin de
discerner s'il s'agit d'un agneau ! Un cadeau du ciel, tombé sur cet autel,
pour épargner la vie d'un routard, d'un roi ou d'un simple manant ! Ou qu'il
s'agisse-là de la peau et des os, les vestiges d'un lièvre ou d'un chien,
offerts en curée à ceux qui roulent vers le bas…
REFLEXION
Repas d'un
moment, cérémonie d'offrande céleste ou libations, que reste-t-il des amours
qui défilent et des jeux de l'oubli ? De la vie, si longue et si belle et si
bien remplie, soit-elle ! De ses peines, pour le plus grand nombre et de ses
travaux. Que reste-t-il de ses colères, des espoirs, des foutaises ou de ses
fantaisies ? Que reste-t-il des biens qu'elle s'offre en pâture ou qu'on lui
prend, face au néant qui s'ouvre, inéluctable, pour tous. Démocratiquement
béant, également égalitaire, pour les chefs, les êtres et les bêtes, comme pour
les plus illustres des présidents et des rois. Là, devant nous, sur la route,
cette rivière qui coule, ce film kilométrique du temps ou ces nuages, qui
jouent sur nos têtes, en s'effilochant ou en pleuvant..
SENTENCES ET
LEGENDES
Equations
égalitaires…Que reste t-il de donc la vache maigre, des bribes du chien écrasé
ou des amours incertains du jeunot en voiture qui fait obstruction dans la rue
? Que restera-t-il de ce loup solitaire, surgit de derrière les barreaux, de ce
journaliste prétentieux, devenu escroc et malandrin. De ce soi-disant beau-fils
d'un ministre, en mal de culture avant qu'il ne professe à l'étranger ?
Qu'est-il resté
de ce caporal, de cet agitateur devenu tyran, puis martyr, violé lui et ses
enfants ? Que reste t-il de splendeurs et des vols des Grandgousier des caisses
de l’état ? De ces richards, de ces chanteurs, de ces peintres, de ces généraux
valeureux et omnipotents, qui faisaient trembler les lois, de ces ministres qui
faisaient trembler les hommes et les animaux ? Quid de ces faux prophètes et de
leurs zélotes ? Qui hissés sur des extrêmes religieux, sbires ferrés dans leurs
carapaces impériales, qui n’auront duré, sommes toutes, qu'un instant ! Qu’en
reste-t-il ? Des débris mal recyclés, des vomis, des corps carbonisés, en
poussière ou enfouis sous terre ? On ne sait même pas où ?
Des souvenirs,
parfois ressassés, par l’histoire ? Autant de questions banales, des mérycismes
ramonés comme des remugles évanescents ou des quiz persistants ! Des réponses,
quasi stupides, des paraboles et des slogans. Propagandes ou vérités, des
programmes d'enseignement, infos et cultures, que l'on raconte aux gens, aux
moments vains de leurs fugaces instants !
Que reste-il,
pour former le caractère ou pour faire des cauchemars, pour qu’ils soient
tranquilles les garnements ? Qu’ils dorment et nous faire, à leur insu des
enfants ! Avec comme acteurs des monstres parmi les fées et les champions, en
face des sorciers et des dragons. Des histoires ou des jeux et des films, bons
à faire peur aux enfants, et qu’on leur martèle insidieusement, même quand ils
sont devenus plus grands ?
AME OU AMALGAME
Et ce n'est pas
une de conclusion pour cet intermède. Nous avons vu ailleurs que l'esprit
qu'abrite ce corps est comme une chenille qui doit devenir papillon. Aspect
d'un mutant, qui doit faire une sorte de stage dans une usine complexe que l'on
appelle un corps. Un organisme fait à base d'argile et d'eau. Un corps, vivant,
capable de se réparer et de se multiplier. Un être composite, sensé contenir un
esprit, afin de le développer et d’en faire une âme, plus méritoire ? Une
personne sensible, dont l'essence spirituelle est capable de vivre, un jour,
éternellement. Enfin, une bonne mécanique, biochimique, capable de faire vivre
en elle ce quelque chose, d’impalpable et d’invisible, qui la fait vivre…
Faut-il qu'il
réussisse son passage, cet esprit ! Et qu'il se cultive et s'améliore d'abord,
afin de ne pas rester un esprit faible, une conscience, un esprit fantomatique.
Un semblant de lueur, une forme en peine, un spectre quelque part entre le ciel
et la terre, surnageant ou engrangé dans les oublis. Vapeur de lumière, avatar
? Là, dans un univers plein de planètes, de lumières et certainement d'autres
formes de vie ! Faut-il encore croire qu'on soit les seules créatures, douées
d'intelligence, dans cette minuscule navette, ce berceau, cette éprouvette ?
Cette petite planète où l'on pense qu'on est des êtres supérieurs ? Demandez au
sieur Guéant ! Et les meilleures créatures de Dieu ? Demandez aux hommes de
Sion ?
Toute cette
morale, tous ces égards et ce civisme ne sont que des actes de piété. Moralisme
de poète ? Suspect comme un rêve anticipé ! Des offrandes de la pensée, en
partage à autrui…
Nous sommes
tous égau x. Seuls ceux qui en profitent prétendent le contraire. Et nous avons
le même Dieu. Car, s’il était absent on en aurait besoin. Et s’ils étaient
nombreux ils se seraient fait la guerre ! Et l’Univers, pas plus que la Terre,
n’aurait pas tenu !
Plus que la
prière, les bonnes actions ou l'aumône, la conscience, le civisme, sont des
exercices qui font de l'abruti ou de la bête, des êtres améliorés, élevés,
muris et soignés. Plus cultivés que nous sommes et meilleurs que ce que l’on
dit de nous. Si l’on peut comparer l’homme dans sa chute matérielle aux anges
déchus, l’homme par-delà la matérialité de sa biologie, accédera à des concepts
et des élévations plus proches de l’esprit. Plaisants, aptes à vivre, loin de
l’égocentrisme et de l’individualité, éternellement admiratifs et
reconnaissants, laudateurs du Seigneur, tout près du bon Dieu qui les
aime….Sinon, il ne les aurait pas conçus !
Kénitra, le
03-06 Avril 2012, DR IDRISSI MY AHMED
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