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13 mai 2017

ABOU HAFS : «LA RABITA DES OULÉMAS DU MAGHREB ARABE N’EST QU’UN GROUPE SUR WHATSAPP »


ABOU HAFS : «LA RABITA DES OULÉMAS DU MAGHREB ARABE N’EST QU’UN GROUPE SUR WHATSAPP »

   
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Depuis sa dernière sortie médiatique où il avait appelé à revisiter les textes religieux, notamment par rapport à la question épineuse de l’égalité de l’héritage entre la femme et l’homme, Mohamed Abdelouahab Rafiki alias Abou Hafs est au cœur d’une critique virulente des salafistes, amis d’hier et ennemis d’aujourd’hui.

Rafiki, lui, n’y va pas par quatre chemins, même en abordant des sujets brûlants comme la réforme de l’héritage ou la liberté de culte. Pour cet ancien salafiste, une relecture des textes religieux est nécessaire car les temps ont évolué. La répartition des biens de succession entre les héritiers doit, elle aussi, s’adapter aux changements de la société et les libertés individuelles doivent être protégées.
Le locuteur est revenu également sur son expulsion de la ligue des Oulémas du Maghreb Arabe qui, selon lui, n’est qu’une organisation virtuelle qui s’active sur Whatsapp.  Celui-ci explique d’ailleurs qu’il avait décidé de son plein gré de prendre de la distance par rapport à cette ligue car les personnes qui y adhèrent, comme d’ailleurs le cheikh Hassan El Kettani, refusent tout avis contraire.
Rafiki s’est également arrêté sur l’expansion du wahhabisme au Maroc qui, selon lui, reste la raison principale de la propagation de l’extrémisme au royaume. Une doctrine qui ne va pas de pair avec la culture marocaine, affirme Abou Hafs.

LA “RÉPUBLIQUE EN MARCHE” INVESTIT UNE PRO-POLISARIO, LE CERCLE EUGÈNE DELACROIX RÉAGIT VIVEMENT


LA “RÉPUBLIQUE EN MARCHE” INVESTIT UNE PRO-POLISARIO, LE CERCLE EUGÈNE DELACROIX RÉAGIT VIVEMENT


  


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Quelques jours après l’élection d’Emmanuel Macron, une nouvelle polémique a éclaté à cause de la publication de la liste définitive des candidats investis par le mouvement « la République en mouvement » pour les législatives prévues en juin prochain. Le choix de la franco-algérienne, Leila Achai, fervente partisante du Polisario, pour représenter les Français de l’étranger au sein de la 9ème circonscription, a fait grincer des dents. Eclairage

Après avoir publié le nom d’Augustin Augier, comme candidat dans la 9ème circonscription des Français à l’étranger, le fils du maire de Deauville (Calvados) a, lui, démenti sur son compte Twitter cette information. Le mouvement de Macron a finit donc par annoncer la liste des noms des candidats définitifs retenus et celui de l’activiste pro-Polisario, Leila Achai, y figure.
Ce choix a été d’ailleurs très contesté, car celle qui n’épargne aucun effort pour défendre la cause des séparatistes a été choisie pour représenter les Français de la 9ème circonscription qui englobe 16 pays d’Afrique dont le Maghreb et qui compte une population de 152 000 Français inscrits sur les registres consulaires.
Dans les milieux politiques, cette investiture a suscité beaucoup de remous. Le cercle Eugène Delacroix, n’a pas tardé à réagir à cette décision en publiant un communiqué au ton virulent. « Nous, élus du Cercle Eugène Delacroix sommes profondément choqués d'apprendre l'investiture de Madame Leila Aichi, sénatrice de Paris, sur la 9ème circonscription des français de l'étranger. Madame Aichi n'a eu de cesse d'entretenir des relations de connivence avec l'insignifiant groupe Polisario en vue de déstabiliser la relation séculaire qui unit la France et le Royaume du Maroc. Ses initiatives, portées en sa qualité de sénatrice, en faveur du groupuscule sont autant d'injures faites aux relations entre les deux pays. L'annonce de son investiture constitue une faute morale de la commission d'investiture. Elle s'inscrit en totale contresens de la dynamique engagée par le mouvement "En Marche !"», peut-on lire dans le communiqué publié sur la page Facebook officielle du cercle.
Les élus ont également appelé le président de la commission à désigner un nouveau candidat « n'ayant pas à son actif une campagne honteuse de calomnie à l'égard du peuple marocain et de son Histoire ».
La sénatrice de Paris et ex-membre du parti Europe Ecologie Les Verts (EELV) a toujours affiché ouvertement sa sympathie pour le front séparatiste. Celle-ci est allé même jusqu’à comparer la situation au Sahara avec celle au Nord du Mali. Un parallèle troublant qui ne tient pas la route. Pour elle, la France est « aliénée » au Maroc, raison pour laquelle elle n’agit pas concrètement pour faire évoluer la situation.
Par ailleurs, ce choix très controversé n’a pas laissé les Marocains indifférents, plusieurs ont réagi sur les réseaux sociaux pour dénoncer la décision du clan du nouveau président français, qui avait pourtant fait part de son intention de visiter le Maroc après son élection à la tête de l’Elysée. Le choix d’Aichi inquiète, après plusieurs décennies de relations bilatérales exemplaires entre le Maroc et la France.

LA SÉLECTION DU MAGMA AU 13 MAI 2017

 https://halshs.archives-ouvertes.fr/tel-00762584/document


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Ouverture de Mawazine: Charles Aznavour impérial, Ellie Goulding divine

Idriss Tekki et Mohamed Chennouni - MAP

Ellie Goulding et Charles Aznavour
Rabat – La légende vivante de la chanson française Charles Aznavour et la star de la musique électro-pop, la Britannique Ellie Goulding, se sont produites en concerts, vendredi soir, respectivement au Théâtre Mohammed V à Rabat et à la scène OLM, donnant le coup d’envoi à la 16ème édition du festival Mawazine Rythmes du monde.
Confirmant ainsi la notoriété de ce rendez-vous musical et culturel incontournable, l’inégalable Charles Aznavour a livré un concert mémorable au somptueux théâtre Mohammed V pour le grand plaisir de ses nombreux fans de différents âges et nationalités venus fredonner ses grands tubes à succès parmi lesquels les anthologiques  » Tant que l’on s’aimera « ,  » Parce que  » ou encore  » Je voyage « .
Parallèlement, la star de la musique électro-pop, Ellie Goulding, qui compte parmi les artistes britanniques les plus en vue sur la scène artistique actuelle, a fait vibrer la grande scène OLM Souissi offrant à ses fans un spectacle à la hauteur des attentes.
Une autre star, et non des moindres, le Britannique Sami Yusuf a été de la partie à cette soirée cent pour cent musicale en se produisant sur la scène Nahda, alors qu’au même moment le groupe maroco-belge Panache Culture donnait la réplique sur la scène africaine Bouregreg. La chanson marocaine n’étant en reste, les incontournables Latifa Raafat, Fatima Zahra Laaroussi, Abderrahim Souiri, Tahour ainsi que l’Orqueste Regragui ont enflammé la scène de Salé.
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette 16ème édition du festival Mawazine, organisée par l’association Maroc-Cultures, prévoit des concerts haut en couleurs proposant un véritable florilège de styles, de tempos et de rythmes musicaux.
Les festivaliers auront droit, neuf jours durant, à une mosaïque de spectacles et de soirées sur les six scènes du festival (OLM-Souissi, Nahda, Salé, Théâtre National Mohammed V, Bouregreg, et Chellah).
La scène de l’OLM-Souissi, qui réunit chaque année les plus grands noms de la chanson internationale, réserve aux festivaliers une programmation de choix avec en tête d’affiche, la légende vivante du rock Rod Stewart, Nile Rodgers, Lauryn Hill, Booba, ou encore Wiz Khalifa, DJ Snake, Demi Levato et Nick Jonas. Autant de stars qui brilleront de mille feux au firmament de la capitale.
En véritable vitrine de la musique arabe, la scène Nahda mettra en vedette cette année les meilleurs représentants du tarab, de la dabkeh et du répertoire khaliji : Majid Al Mohandis, Nawal Al Zoghbi, Mohamed Al Salem, Hussein El Deek, Fares Karam, Najwa Karam, Tamer Hosni, et Georges Wassouf. La chanson marocaine sera également en force sur la scène Nahda avec Asmaâ Lamnawar et Hatim Ammor.
La scène de Salé, entièrement dédiée à la chanson marocaine, fera, quant à elle, le tour des différentes facettes du patrimoine musical marocain (chant amazigh, raï, gnaoua, musique moderne, châabi, musique hassanie et chants traditionnels populaires).
Cette diversité musicale du Royaume sera représentée par de grandes figures du répertoire marocain telles Latifa Raafat, Fatima Tabaamrant, Hamid El Kasri, Zina Daoudia, Saida Charaf, Don Bigg, La Fouine, Issam Kamal et Daoudi, entre autres.
Sur la scène Bouregreg, qui met à l’honneur la musique et la richesse africaines, les férus des belles sonorités africaines auront ainsi rendez-vous avec des artistes de renom en l’occurrence le père du reaggae africain Alpha Blondie, le groupe Panache Culture, le rappeur MHD, le Duo Amadou et Mariam, le maître de la musique angolaise Bonga, le collectif Ibibio Sound Machine, le musicien congolais au style métissé Baloji, la formation d’afrobeat Pat Thomas & Kwashibu Area Band, ainsi que l’ambassadeur des musiques des carnavals des Antilles Calypso Rose.
Haut lieu des concerts mythiques de Mawazine, le Théâtre national Mohammed V, qui accueille chaque année des figures internationales pour des concerts d’anthologie, ne dérogera pas à la règle cette année.
Outre la légende vivante de la chanson française Charles Aznavour, les festivaliers de Mawazine seront au rendez-vous avec le Syrien Badr Rami, l’icône de la musique greque Eleftheria Arvanitaki, la représentante de la musique classique indienne Anoushka Shankar, la péruvienne Susana Baca, le grand chanteur tunisien engagé Lotfi Bouchnak, le danseur et chorégraphe espagnol Rafael Amargo et l’artiste populaire libanaise Jahida Wehbe.
La scène de Chellah, site emblématique de la capitale, constitue, pour sa part, le symbole de l’ouverture sur les traditions musicales des contrées lointaines. Ce site mystique célébrera, lors de cette 16ème édition, les musiques des Iles de La Réunion à Ilha Grande en passant par Marmara et la Martinique. Au menu Vakia Stavrou (Chypre), Justin Vali (Madagascar), Chicuelo & Marco Mezquida (Iles Baléares), Agathe Iracema (Brésil), Stella Gonis (Martinique), le groupe Soadj (Réunion), outre la formation Maqâm Roads (Turquie/Tunisie) qui initiera le public aux différentes facettes du Maqâm dans l’île de Marmara.
En plus des concerts, Mawazine offre des spectacles de rue avec une programmation dédiée cette année aux troupes marocaines qui excellent dans le domaine des arts vivants urbains. Il s’agit du groupe Bakho Atika, de la troupe Oussama Band, du groupe de percussions Les Tambours du Maroc et de la Troupe Casa Fiesta.


Le long-métrage marocain « Hayat » remporte le Prix du meilleur film au Festival africain d’Helsinki

Helsinki – Le long-métrage marocain « Hayat » de son réalisateur Raouf Sebbahi a remporté le Prix du meilleur film de la 8-ème édition du Festival du film africain d’Helsinki (HAFF), indique-t-on vendredi auprès des organisateurs.
Le film est un road movie qui raconte l’histoire d’un bus qui part de Tanger à Agadir avec une vingtaine de personnes à bord. C’est un huis clos dans lequel les différentes personnalités se font jour et donnent naissance à autant d’histoires différentes.
« Hayat » sert de miroir pour les débats et les conflits entre passagers de divers horizons, représentant la société marocaine et ses circonstances politiques, sociales et religieuses.
Le long-métrage avait déjà décroché le Prix de l’image du Festival national du film (FNF) et le Platinum Rémi award du meilleur réalisateur étranger à la 50-ème édition du Rémi Award Houston.
L’édition 2017 de cette manifestation cinématographique dédiée à l’Afrique, qui se tient du 07 au 14 mai, est marquée par la projection de 33 films en provenance de 20 pays africains.
D’après les organisateurs, les œuvres projetées lors de ce rendez-vous annuel offrent au public cosmopolite de la capitale finlandaise l’occasion « d’imaginer et d’explorer l’avenir de l’Afrique ».

France: la passation de pouvoir à l’Élysée, un rite de la Ve République

Paris – La passation de pouvoir entre présidents est un moment fort dans le rituel de la République française, ponctué de gestes symboliques, d’anecdotes. Elle est suivie, souvent le même jour, de la nomination du Premier ministre.
Le 8 janvier 1959, René Coty, second président de la IVe République, accueille par ses mots le général de Gaulle, fondateur de la Ve par un changement de Constitution en 1958 : « Le premier des Français est désormais le premier en France ».
Charles de Gaulle l’emmène ranimer la flamme du soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe, mais le laisse sur place et regagne seul l’Élysée. Le jour même, il nomme son Premier ministre, Michel Debré.
Le 20 juin 1969, salué par 21 coups de canons, Georges Pompidou, un proche du général de Gaulle, est accueilli au palais par celui qu’il vient de défaire lors de l’élection présidentielle, Alain Poher, président du Sénat également de droite et chef de l’État par intérim depuis la démission de De Gaulle le 28 avril.
Le nouveau président attendra le lendemain pour nommer Jacques Chaban-Delmas à la tête du gouvernement.
Pour sa part, Alain Poher retourne au Sénat sans se douter qu’il reviendra assurer l’intérim moins de cinq ans plus tard, à la mort de Georges Pompidou.
Le 27 mai 1974, le centriste Valéry Giscard d’Estaing (« VGE ») place son septennat sous le signe de la modernité avec une investiture décontractée: en costume de ville et non plus en habit, à pied et non à bord de la limousine présidentielle décapotable, ce président de 48 ans remonte les Champs-Élysées.
Dès le jour de son intronisation, il nomme Jacques Chirac Premier ministre.
Sept ans après, le 21 mai 1981, battu par son adversaire socialiste François Mitterrand, VGE reçoit ce dernier pendant un tête-à-tête d’une heure. Puis il quitte le palais à pied, essuyant quelques sifflets.
Dans la salle des fêtes de l’Élysée, François Mitterrand donne l’accolade à une grande figure populaire de la gauche française, l’ancien président radical du conseil Pierre Mendès-France, en larmes.
Il va ensuite au Panthéon, où reposent de grands personnages de l’histoire de France, déposer une rose sur les tombes du socialiste Jean Jaurès, du résistant de la seconde guerre mondiale Jean Moulin et de Victor Schoelcher, artisan de l’abolition de l’esclavage en 1848. Présent, Pierre Mauroy, tout juste nommé Premier ministre.
Après un double septennat, François Mitterrand, épuisé par le cancer, accueille son ancien Premier ministre de droite Jacques Chirac, le 17 mai 1995. M. Chirac, qui était allé en début de journée se recueillir devant la tombe du général de Gaulle, raccompagne Mitterrand jusqu’à sa voiture.
Il charge dans la soirée Alain Juppé de former le gouvernement.
Le 16 mai 2007, la famille recomposée de Nicolas Sarkozy sur le tapis rouge de l’Élysée retient tous les regards, comme la froideur remarquée de Cécilia Sarkozy envers son mari, quelques mois avant leur divorce.
Le nouveau président de droite, tout sourire, raccompagne jusqu’à sa voiture Jacques Chirac, qui salue de la main par la fenêtre ouverte de sa voiture, en quittant le palais présidentiel.
François Fillon est nommé Premier ministre le lendemain.
Le 15 mai 2012, des manifestants pro et anti-Sarkozy se jaugent devant l’Élysée, où le président battu transmet ses pouvoirs au socialiste François Hollande.
Fait inédit: Valérie Trierweiler, alors compagne du nouveau chef de l’État, s’entretient parallèlement avec Carla Bruni-Sarkozy.
M. Hollande n’attend pas ensuite que son prédécesseur ait quitté la cour de l’Élysée pour tourner les talons, une attitude vivement critiquée par la droite.
Après avoir nommé Jean-Marc Ayrault Premier ministre, François Hollande affronte pour la première fois des intempéries qui l’accompagneront tout au long de son mandat: pluie torrentielle sur les Champs-Élysées, puis foudre s’abattant sur le Falcon qui l’emmène à Berlin rencontrer Angela Merkel.



« Les meilleurs mots »: quand Trump fait de la poésie sans le savoir

Donald Trump
Oslo – « Je connais les mots. J’ai les meilleurs mots », a un jour affirmé Donald Trump. Les paroles du 45e président américain sont maintenant rassemblées, à l’état brut, dans un « recueil de poésie » paru jeudi en Norvège.
« Ce que Trump dit est plus proche de la poésie et de la fiction que de la réalité », a expliqué l’auteur de l’ouvrage, le Norvégien Chris Felt, au journal Aftenposten. « On est atterré qu’une rhétorique si peu réfléchie et, semble-t-il, peu préparée ait remporté une campagne électorale ».
Immanquablement intitulé « Make Poetry Great Again », le livre se veut exclusivement composé de discours, interviews et autres déclarations de l’actuel occupant de la Maison Blanche.
Parmi les morceaux choisis, ces mots sur sa fille prononcés il y a une dizaine d’années:
« J’ai dit
Que si Ivanka
N’était pas ma fille,
Peut-être
Serais-je sorti avec elle ».
« Il peut être terriblement machiste, impitoyable et confus mais lorsque les citations ont de l’espace autour d’elles, je lis d’autres facettes de lui », décrypte Chris Felt. « Je ressens alors plus de désespoir, d’insécurité et peut-être un complexe d’infériorité », a-t-il ajouté auprès d’Aftenposten.
Selon la maison d’édition Kagge, l’ouvrage en anglais, vendu 299 couronnes (32 euros), a été tiré « dans un premier temps » à 2.000 exemplaires, dont un a été envoyé à Donald Trump. La prose de l’adepte des superlatifs sera-t-elle un « best seller »?





Samy Yusuf : Mawazine, un évènement musical qui met en valeur le patrimoine des peuples

Samy Yusuf
Rabat – La star britannique Samy Yusuf s’est dit fier de se produire dans le cadre de la 16-ème édition du festival Mawazine rythmes du monde, un événement musical qui met en valeur le patrimoine des peuples.
 » Je suis fier de participer à ce festival qui rend hommage au patrimoine musical et qui interpelle le côté spirituel de l’être humain « , a indiqué Samy Yusuf lors de la conférence de presse, vendredi à Rabat, précédant son concert prévu dans la soirée sur la scène orientale Nahda.
En ce sens, Samy Yusuf, proclamé britannique musulman le plus populaire au monde, a salué la contribution du Royaume à l’enrichissement du patrimoine islamique, soulignant la beauté et la richesse de la culture marocaine hautement appréciée aussi bien en Orient comme en Occident.
« Ma participation à cette grande messe culturelle aux côtés d’artistes de différents horizons et cultures est le couronnement du grand effort que j’ai consenti tout au long de ma carrière artistique « , a confié l’auteur de la fameuse chanson  » Al Moaallim  » (le maître).
S’attardant sur l’importance du patrimoine en ce qui concerne la production musicale, le chanteur, compositeur et interprète britannique a souligné que le patrimoine constitue la clé pour  » nourrir l’âme et préserver le monde « , notant que ce grand événement artistique est une « occasion pour célébrer plus de mille ans de civilisation et de culture marocaines et la musique qui puise sa richesse dans les valeurs de cohabitation, de tolérance et de paix ».
Et d’ajouter à cet égard que ses albums s’inspirent en grande partie des traditions et des rythmes traditionnels islamiques tout en veillant à introduire des rythmes occidentaux modernes.
Samy Yusuf a, en outre, indiqué qu’il a été surpris par le franc succès de son premier album  » Al Moaallim  » sorti en 2003, faisant observer que cette réussite lui a été si importante pour la suite de son parcours artistique.
Sa musique comporte principalement des chansons en relation avec l’islam et le fait d’être un musulman dans le monde d’aujourd’hui.
Dans son album Barakah, sorti en 2016, il revendique le maintien de l’authenticité des arts et du patrimoine traditionnels. Avec plus de 8 albums à son actif et 34 millions d’exemplaires vendus, Sami Yusuf a révolutionné les « anasheeds » en donnant naissance à un nouveau genre de musique. Sami Yusuf est aussi connu pour ses actions caritatives. L’Organisation des Nations Unies l’a nommé ambassadeur mondial contre la faim.



Maroc: Ellie Goulding inaugure le 16e festival Mawazine de Rabat

Ellie Goulding
Rabat – La Britannique Ellie Goulding à lancé vendredi la 16e édition du festival « Mawazine rythmes du monde » de Rabat, qui jusqu’au 20 mai propose dans la capitale marocaine et ses abords un éventail d’artistes internationaux de différents univers musicaux.
Débordante d’énergie, vêtue d’une sobre et élégante combinaison noire, la chanteuse aux 30 millions d’albums a entonné ses tubes « Love me like you do », « Lights », ou encore « Outside », cheveux blonds au vent. Accompagnée de son orchestre et de trois choristes, elle est par moments restée seule sur scène, chantant et en jouant sur une guitare folk.
Parmi la foule, de très nombreux adolescents, parfois accompagnés de leurs parents, ont dansé une heure et demi durant sur les mélodies électro-pop de la native d’Hereford.
« A mon avis, c’est l’un des meilleurs concerts qu’on n’ait jamais eu à Mawazine », s’est réjouie Zineb, 14 ans.
« La chanteuse est bien mais sans plus », a nuancé Karim, 17 ans, entouré d’une poignée d’amis, tous des « habitués ». « Comparé à Stromae ou Rihanna » qui se sont produits sur la même scène par le passé, « ce n’est quand même pas le même niveau », a lancé l’adolescent, le corps élancé et la casquette retournée.
Quelques heures avant le concert, en conférence de presse, l’artiste de 30 ans s’était dit « impatiente » et « fière » d' »inaugurer » le festival musical phare du royaume.
Sacrée artiste féminine de l’année en 2014 lors des Brit Awards, les récompenses britanniques de la musique, Ellie Goulding s’est imposée comme l’une des artistes pop les plus en vue au Royaume-Uni.
Elle a notamment sorti trois albums studio, participé à la bande annonce du film « Cinquante nuances de Grey » et collaboré avec Major Lazer, Calvin Harris ou encore DJ Fresh.
Sous un impressionnant dispositif de sécurité, le festival « Mawazine rythmes du monde » se déroule sur une demi-douzaine de lieux de Rabat, à l’embouchure du Bouregreg, sur le site du Chellah (vestige d’une ville romaine), comme dans la ville voisine de Salé.
Plus tôt dans la soirée, au théâtre Mohammed V, le Français Charles Aznavour, tout vêtu de noir, a chanté à guichets fermés ses grands classiques, accompagné de son orchestre, selon des images diffusées par les organisateurs.
Sur la « scène orientale », le Britannique d’origine iranienne Sami Yusuf, rock star islamique, a, lui, chanté à la gloire de Dieu et de Mahomet, la barbe légère et les cheveux lisses, d’après les images de l’organisation.
Dans la ville voisine de Salé, les chanteurs marocains Abderrahim Souiri, Latifa Raafat et Fatima Zohra Laâroussi se sont succédé sur scène, alors que les reggaemen liégois de Panache culture ont investi la « scène africaine », au pied de la célèbre Kasbah des Oudayas, sur l’autre rive du Bouregreg.
Le festival se poursuit jusqu’au 20 mai et accueillera une centaine de groupes, chanteuses et chanteurs de plusieurs nationalités.
Il verra notamment défiler le rappeur américain Wiz Khalifa, l’ex-chanteuse des Fugees Lauryn Hill, le rappeur français Booba, le musicien new-yorkais Nile Rodgers, l’Ivoirien Alpha Blondy, Les Libanais Fares Karam, Najwa Karam, Nawal Al Zoghbi, ou encore Rod Stewart, le septuagénaire chanteur de « Da Ya Think I’m Sexy?, pour la clôture.
Créé en 2001, Mawazine ouvre chaque année la saison des festivals musicaux du royaume, dont les plus connus sont le Festival de Fès des musiques sacrées et le Festival Gnaoua d’Essaouira.
En 2016, il avait réuni 2,6 millions de spectateurs, selon ses organisateurs.