Divagations
et digressions,
1 / Je réplique par ces mots, en vous remerciant, et pas d’aujourd’hui seulement, de vos sémillants éditoriaux, qui depuis des décades, restent si alertes et si éclairants ! A ce titre, je vous offre ce paragraphe de définition ou de glorification du ‘’journaliste’’. Ce qui est un peu téméraire et un zeste prétentieux. Puis je terminerais en agitant notre drapeau, que je placerais en conclusion. Pour ne pas perdre le fil des idées, je vous invite à parcourir ce qui suit.
le
journaliste entre le tango des mots et la valse des sentiments
De la valeur des médias et de l’importance des journalistes ! ‘’Le passé
enterré’’ ! C’est le titre d’un des livres du sage académicien, le militant de
la culture et du nationalisme, Abdelkrim Ghallab ! Vous dites, M. Kamal, ancien
du PI vous aussi :'' A quoi bon ! Tout le monde sait. '’
1 / Je réplique par ces mots, en vous remerciant, et pas d’aujourd’hui seulement, de vos sémillants éditoriaux, qui depuis des décades, restent si alertes et si éclairants ! A ce titre, je vous offre ce paragraphe de définition ou de glorification du ‘’journaliste’’. Ce qui est un peu téméraire et un zeste prétentieux. Puis je terminerais en agitant notre drapeau, que je placerais en conclusion. Pour ne pas perdre le fil des idées, je vous invite à parcourir ce qui suit.
Si c'est : '' A quoi bon ?
Tout le monde sait....'', comme vous dites ! Suspens, émois et silences
réactionnels ! Se taire ? Tout est fait ? Dès lors, taisons-nous si tout le
monde le sait ! Tout est fait ! N’écrivons rien, non plus pour le dire ! Mais,
ce serait chagrin pour nos ouailles, si nous ne posions pas de questions et que
nous ne lisions pas de vos attractives et si belles lettres. Côté existentiel,
hé bien les maîtres, comme vous semblez l’avouer, ils deviendraient dès lors
inutiles !
Le livre, bah, jetons-le, pas
de lecture atypique ! Walou dans les toilettes, ni sur la Toile ou les étagères
de la petite bibliothèque ! Les classes, bahe en dialectal infantile ! Nixt !
Pas besoin d’enseigner. L’argent des ministères de l’éducation, et de
l’enseignement, celui de la pensée, ira du pétrole et des phosphates, quand en
trouve, aux armes, seulement ! Tout en sachant, toutefois, que la culture et
l’éveil, la civilisation sont aussi des moyens de défense de soi, de son milieu
et de sa culture, voire de ses biens et de son identité.
Autrement dit, et pour que ça
tourne au mieux, laissons le Maître faire activement son cours et laissons ses
proches Répétiteurs nous canaliser, même s’il en faille nous laisser harasser !
Pire que le Tahakoum connu ou décrié, il y a pire ailleurs, la tyrannie,
l’absolutisme et l’hégémonie avec ses despotes universels et ses dictateurs. Du
genre transnational, impérialiste, qu’on voit encore sévir ou s’exacerber,
voire nous harceler ou nous affaiblir ! La valse de leurs sentiments est un
tango obscène. N’est-ce pas, vous les messieurs de là-haut ?
C'est le boulot qui le veut,
l’enseignant, le journaliste, sur les bancs, de la télé aux forums, suscitent
la compréhension, la participation et le dialogue. Même s'il y des erreurs et
des empêchements dans le programme, de ceux d’en haut ou de ceux–là du bas,
quels qu’ils soient, faut-il appliquer votre slogan éditorialiste ‘’ A quoi bon
? Tout le monde sait ! Et dès lors, on obéira les yeux fermés aux Répétiteurs,
sinon, c'est la colle ! Ou la mort ! Surréaliste comme devise ! Mais, là, chez-nous,
‘’ânedna’’ du moins ou presque, c'est autre chose ! On nous éduque, on nous
éveille pour participer ! ‘’Parler, c’est être’’, dirais-je en retour ! Faire
parler, c’est laisser vivre, nos diverses opinions pour que, ensemble, nous
puissions nous faire comprendre pour mieux être !
2 / Métaphoriquement, le
Pouvoir... La haute autorité du Directeur est dévoyée par certaines de ses
Secrétaires. Parlons-en ! Le Prof, trans le personnel de service, reçoit des
ordres erronés ou des commandements de travers ! Et pas directement, ou
démocratiquement, par des voix responsables et selon des voies
constitutionnelles transparentes. Et les pauvres bougres de Répétiteurs restent
bouches-bées et bien nerveux devant des ados qui n'ont rien compris et qui
manifestent, tels des Zmentets (impudents vauriens) sur cette ‘’esplanade’’
sacrée, la cour d’école, leur ardent et ostensible ‘’hirak’’.
Ils se sont mobilisés, après qu’on
ait écrasé publiquement un espadon ! La honte pour les nerveux qui veulent perdre
le Nord après la mort accidentel du marchand de poissons ! Et depuis, on ne est venus aux bras, pour dénoncer
les bras cassés des représentants, des
partis, de la région, des ministères et des entreprises…
Pour votre gouvernance, il est
impératif de s’analyser, de faire son autocritique à la lumière des évènements,
afin de se restaurer, ça va sans dire, pour se relever et persévérer dans son
magistère. On redouble pour certains ou l’on refait, tous, l’année ! Groupés,
si l’on est encore efficients et tolérés ! Ou l’on part, barré des classes,
dépité, honteux et conspué ! Le verdict, judicieux ou falsifié, opte pour le
changement des programmes et la révision du projet de société et le changement
de l’identité ! Le yoyo des langues d’enseignement est là pour le confirmer !
Les ordres sont les ordres !
Ceux des Cieux, que l’on nous dicte pardessus les parapluies, là sous nos
tropiques, afin que notre avenir nous soit assuré, dans la continuité. Ou,
qu’il nous faille appliquer, selon ceux qui s’exécutent brillamment dans la
Cour. Ou à côté, là dans les classes supérieures, sans acrimonie. Des
règlements et des actes auxquels il est interdit d’évoluer dans le mauvais sens
! Ok ! Sous peine de misères, d’éclatement des structures et de l’établissement
tout entier. Comprenez le pays, les siens et la paix ‘’scolaire’’ sera
renforcée par la rééducation, qui vaincra les oppositions, les divergences et
les antinomies ! Comprenne qui voudra et/ou sauve qui peut !
Dès lors, pas de vacances pour
les Répétiteurs ! On les laissera réviser leurs plans de carrières, les retards
et les ratés opérés, pour une meilleure rentrée scolaire ou de se raviser.
Barra ! Oust, dehors ! Et celui qui n'est pas Ok ou qui est mécontent, n'a qu'à
partir de ce pays ! Il était temps, avec leurs portefeuilles chargés et leurs
restes de maroquins bourrés de s’ouvrir d’autres horizons, plus compréhensifs
et évolués ! D’autres carrières, aussi mirobolantes, sont à briguer, pour les
générations qui arrivent. C’est juste et c’est bien, parce que c’est clair et
démocratique !
3 / Qui craint la revanche ou
la malédiction des fourmis ? Celles que l’on inonde d’imprécations ou qu’on
arrose d’insecticides ? Parce qu’elles ramassent vos déchets et quelques grains
de votre pain de blé ou de mie ? Bavures génétiques, ou génésiques à
répétition, pour celles qui sont nées de leur mère unique, la reine. Mais
voilà, comble de la dérision ou de la cécité, qu’elles agacent leur créatrice
et critiquent les gestionnaires de son régime ! ‘’Quand la Marabounta gronde’’
! Voir le film de 1954 où jouent Eleanor Parker et Charlton Heston.
C’est une des plaies d’Egypte,
dévoyée dans le temps et l’espace ! Invasion de fourmis. Elles veulent
l’autonomie dans votre jardin et vos palais ! Mais, elles n’auront pas à
célébrer Halloween, Hiroshima ou Auschwitz dans votre cour d’école ! Après
avoir joué dans la Cour des grands, ils partiront comme des grands, rassasiés,
gros et gras. La résilience du lycée, celle symbolique de l’Etat ou de la
fourmilière, vous avez compris, sont à ce prix !
4 / Dans, votre édito sur
lequid.ma, http://quid.ma/billet/il-est-encore-la,-benkiarne et
sur le titre, M. Kamal, vous faites à l’ancien chef du gouvernement, une jolie
invitation. Sauf qu’à la place de votre, ‘’ Il est encore là, Benkiarne ‘’,
dites-donc avec moi ; ‘’ Oui, Il est encore là, Benkirane ’’. Ou pour le
taquiner aimablement, disons ensemble : '' Il est encore là, le Ben Kirâle !''.
Cette formule qui nous change de tous les ‘’Ben, qui?’’’, Benky et autres ‘’
Bénis oui-oui ‘’ ! Des gens bien, enracinés comme des chênes au sommet de
l’Etat, des singes et des panthères sous la canopée. Mieux que des larves et
des chenilles de papillons. Des insectes banaux, faute de démons et de
reptiles, soumis sans états-d’âmes. En fait, des fossiles de reptiles, entravés
comme par des chaînes rouillées. Des fossiles, ployés à des usages lourds, que
nous ne leur jalousons pas !
Oui, il faut des héros, çà et
là, face à face. Face aux peurs ancestrales, devant des pratiques archaïques,
face aux privations des libertés des autres, par inquiétude pour eux, par
appréhension de leurs grognes ou de leurs simples hennissements de rues !
L’ordre, pour assurer la paix, fait pschitt, ce sera la ruine pour tous et
aussi la fin des libertés ! Dès lors, heureux qu’il y ait des aèdes autour des
Druides, des tribuns sur les céans de Césars et autant de ‘’Centurions pour
rallier les cohortes’’ !
5 / Et, pourquoi aux
Parlements, va-t-on en vacances, si des Ministres restent collés à leurs
services ? Des administrations en latence ou déjà en vadrouille estivale, sous
les chaleurs de l’été, vont devoir ahaner pour rattraper le déphasage. Elles
devront être opérationnelles ! Pour la patrie ! Pour permettre à d’autres
dormir, sans photographes, sur les '' sables '' mérités ou se morfondre sur des
whatsapps, qui sapent le moral. Eux qui s’activaient dans l’improductivité, en
l’absence des potentats, rois de la fainéantise, qui s’absentent toute l’année
! El la retraite à vie, les attend tous, les mains enfouies dans le cambouis
des billets engraissés !
6 / Merci aux tribuns et aux
ténors, d'exister, pour nous défatiguer des monotonies et de nous réveiller,
entre deux sommes, pour respirer l’air de liberté ou râler. Ici sur la presse
et aux Parlements, ne serait-ce que pour dire nos opinions et écouter avec
profit les bonnes vôtres ! Allez dites avec moi, un seul vous manque et tout
est dépeuplé ! Que ce soit, Benkirane, Chabat ou Ilyas, ou Yata et Oualaâlou et
tant d’autres, hier encore. C’est l’occasion de saluer, par nos prières de
miséricorde, les géants qui sont partis et leurs voix de ténors. Tous ces noms
et ces icônes qui ont marqué la lutte pour l’Indépendance ou qui au besoin, ont
usé une main de fer et des gants de velours, pour faire aimer et raffermir le
Maroc.
7/ Le journaliste est ce
témoin et cette sentinelle. Un vigile, un guetteur qui informe et publie les
nouvelles des gens, leurs joies et les calvaires, entre les affaires et les
guerres. Délateur parfois ou laudateur, il est sur un fil tenu. Le judicieux
milieu, entre les bouts extrêmes qu’il observe et leurs excès qu’il dénonce.
Voire pour d’aucuns,
l’espionnage usé comme spécialité. C’est selon l’occasion, les milieux, le
salaire ou la vocation ! Le journaliste est une pièce maîtresse entre les lieux
et le temps, le monde, les âges et les gens. Messager neutre à l’origine, technique
et scientifique des fois, il est l’élève pour chercher et le professeur, en
pleine action, et à chaque fois, avec courage ou banalité, il s’implique. Il
est homme de formation, d’éveil et d’instruction, de culture universelle et
locale à la fois. L’internet lui ouvre les quatre dimensions. Tu l’entends et
tu le vois, là sur ton téléphone.
8 / Les barreaux sont couverts
de volubilis et de lierre. Ce sont des branches pointues et vertes sur un fond
rouge écarlate, dont la liberté est de flotter comme une âme unique pour unir
toutes ces personnes qui se sentent marocaines. A propos de notre drapeau... Je
vous invite à lire sur le Web, mon poème nationaliste. Vieux de vingt ans et
dédicacé, je l’avais intitulé : ‘’ La bannière étoilée ‘’…
Sur un fond de nuages gris lactescents
comme une scène de théâtre ou d’opéra de nuit, les hauts des bambous, à
silhouettes humaines, maniant leur formes suggestives, bercent leurs cimes, se
touchent, s’embrassent et dansent, avec comme musique cet air frais du soir qui
vient les câliner. La danse du crépuscule, c’est la vie qui égrène ses ultimes
heures, goutte-à-goutte.
La vie, aussi puissants que
ces rois ou ces riches ambassadeurs d’orient, s’épuise et largue ses sommités
comme les preux ou les manants. Balgham, qui a perdu son seul fils, me sort
entre deux anecdotes, une sagesse, alors qu’il me consulte et qu’il est souffrant.
‘’A quoi bon vivre’’, ici sur le paradis de cette fournaise de terre, là où
crament et gèlent certains, ‘’s’il faut trépasser’’ ?
Partir malades, démunis et
inconscients, jeune ou très vieux, vers l’inconnu… Mourir, ne fait nulle
différence entre les fourmis et les cloportes, les bêtes ou les hommes ! Oui,
Si Mohamed, le corps est un robot de chair que l’on se dit posséder et qu’on
défend pour être le nôtre. Alors qu’en fait, on le méconnaît et qu’on ne le
guide qu’à peine, avant de le fatiguer et qu’il s’en aille en poussières pour
nous solder. Et, je viens d’apprendre qu’un grand homme est parti. Comme bien
d’autres écrivains-journalistes qui l’ont précédé. Adieu, maître Abdelkrim Ghallab.
‘’ Il est encore là,
Benkiarne’’ par Naïm Kamal à voir sur:
Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 14 août
2017














