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3 juin 2015

​Plaidoyer pour la liberté de la culture et du cinéma . Simulacres et tartuferies sur LIBERATION du 03 juin 2015



​Plaidoyer pour la liberté de la culture et du cinéma 

Simulacres et tartuferies 

tournent au vertige et au vinaigre




Quelle culture offrir au citoyen de demain 

pour forger sa personnalité ?




​Plaidoyer pour la  liberté de  la culture et du cinéma Simulacres  et tartuferies  tournent  au vertige  et au vinaigre


















Il 



IL faut que Mawazine ait lieu dans toutes les villes du Maroc! Comme ce fut le cas des concerts dans les stades qui animaient la vie artistique à l’époque  de Hassan II. Et ces activités doivent avoir lieu chaque mois. Où est passé le théâtre? Seulement à la télé. Que sont devenus les cinémas, ces chapelles de cités et autres scènes de quartiers? Tués par les cassettes, puis remplacés par des DVD. Où sont les lecteurs, quand il y a si peu d’encouragements aux penseurs et aux écrivains? Où sont les librairies? Elles sont devenues des papeteries et des immeubles en béton. 

Culture et bavures contradictoires 

Il y a deux jours, Jennifer Lopez était en concert à Mawazine à Rabat. Une dynamite époustouflante, qui fut reprise in live, sans censure ni coupure, sur 2M. 

C’est une plaidoirie sculpturale, au profit du cinéaste, qui a été démonisé. Il y a de quoi rêver, à en rester perplexe et ahuri. Ses déhanchements lubriques, ses extatiques ondulations sur scène, plaisent aux jeunes et plaident pour le « Much loved » de Ayouch, dont le film est proscrit. Match nul ! 


Des plages de libertés 

Il y a là aussi des femmes, en bikini, plus nues encore que la diva. Mais il faut attendre l’été pour les voir, comme des sirènes sur les plages… Dignement, librement, sans entraves ni censure, et qui plus est pour tous, en famille et gratuitement. Mais là, les gens ont le choix, il y en a qui n’aiment pas le soleil et ne le supportent pas, et ils n’y vont pas. D’autres ont leurs raisons, la pudeur religieuse les en empêche. C’est un credo respectable. C’est leur devoir, leur morale et leur droit.  

Ces exemples plaident en faveur du filmographe, cet artiste, chercheur dans les rues et les bars, explorateur de nos écarts, qui a été sévèrement diabolisé. Si le peuple des bidonvilles et des barmaids parle le langage trash et cru des filles de joie du film de notre cinéaste, ça laisse les bonnes gens échaudés et refroidis à la fois. Faut-il penser que le peuple soit émasculé et sourd aux envies? Il y a beaucoup de scanneurs de fesses, assis aux abords des cafés.  

C’est une culture. Faut-il les emmurer pour leur éviter de zyeuter les passantes et les passants? Car c’est bien désagréable de se sentir suivi par leurs lasers pénétrants. Et, c’est a minima, comme du harcèlement. 
Faut-il dire de nos gens que c’est un peuple de dévot, de mystiques intimidés, qui ne comprennent rien aux paroles de Jennifer et qui ne lisent que les sous-titres de ses rares vêtements ? Et que seuls les dévoyés et les voyous perçoivent le sens érotique et les contorsions lubriques de J LO.  

Des mordus, en panne de gémissements, qui s’en excitent et s’enivrent, comme s’il n’y avait pas de vraies femmes au pays pour les rendre heureux ? Sauf que là, près de chez eux, dans la capitale, là sur scène et pour de vrai, ce n’est pas un jeu d’actrice de cinéma, à deux sous, mais une dame onéreuse, une vraie bombe, en chair et en os qui les enchante ! Avec de la musique et de la danse, à la place des mots !  

Damner le premier et lui permettre de jouir de ses libertés à la seconde, est aux antipodes de l’équité ! Elle, qui a été bigrement honorée, lui quasiment menacé physiquement, est antinomique et partial. Simulacres et tartuferies, gouvernance délicate, cette mascarade tourne au vertige et au vinaigre. Et comme pansements, il y a cette permissivité qui est de louvoyer autour de nos erreurs et de nos fourberies, appelant l’oubli à nous en pardonner ! Et comme résilience, de nous complaire dans nos erreurs, pour nous surpasser et avancer. 
  
Le loup de Mégarama 

Les censeurs haletants, se sont-ils tus? Je ne le pense pas. Ce film a eu un impact essentiel inespéré! Social, politique, culturel, alors qu’il n’est même pas sorti! Pour appuyer mon hésitation, on me réfère au film projeté au Mégarama, à savoir : «Le loup de Wall Street», avec Leonado Di Caprio. J’y ai vu des scènes hautement érotiques, dans ce film qui n’avait pas été interdit. Des prises de vue de fesses nues, striées de poudre que l’acteur sniffait. Argent, drogues, positions lubriques des faunes et des démones de lits, rien ne manquait.  

Je n’accable personne 

Je ne juge même pas. J’observe un conflit. On ne comprend plus rien, on ne se comprend pas, non plus. On ne sait plus qui nous sommes, ni où l’on va. On ne sait plus quoi voir ni ce que l’on voit. On ne retient que ce qui est interdit… Attention les mafiosos libertaires sont là. Je fais encore allusion aux années de prohibition…   
Je réclame un diagnostic, social, anthropologique, scientifique, psychologique, médical, cultuel et politique, à la fois et à froid. Parce que nous sommes destructurés, paumés et déchirés, entre deux clans opposés sur cette question.  

Cela rejaillit sur l’enseignement, son niveau ou sa nullité, ses horizons, sur les langues usitées, leurs contenus, leurs impacts sur la famille, le travail et la citoyenneté. Donc sur la communauté entière et sur la politique du pays. Tout se confond. La livraison est hypocrite. On ne se comprend même pas. 
Regardez les réunions et comment les harangues des partis politiques, qui profitent des différences, incriminent et diabolisent l’autre en brûlant à mort cet autrui. Ils, les parangons, s’entredéchirent à l’image des injures proférées et des pugilats. Autant de cirques de gladiateurs et de tribuns meurtriers. Pire que du temps des Romains ! Et pour le sentir, il y a ces tweeters et ces textos, envenimés et arrogants, qui ternissent les forums. Et leur ouverture publique, pour la compréhension et l’entendement. 

Les jeunes, de la culture 
 à la politique
 

A la fin des struggles, on livre le Parlement au chômage des absents. Et au silence, le pays, et ce durant des mois entiers. Le choc des Titans, j’en ai assez parlé avant !  Un vide complexe, sinon des attentes sidérées et des simagrées, pour se remplacer, les uns par les autres, bizarrement et n’importe comment. Un échangisme, torride, caricatural et antinomique, simiesque et comique, avec les ennemis d’hier. Des anges démonisés qui deviennent subitement des complices tolérants. Les comparses d’aujourd’hui sont-ils nos amis ou nos ennemis de demain ? Tant mieux, si l’on se regroupe. Mais tout le monde ne saisit pas ces « nuances de Gray », ces diatribes et puis ces assortiments. On ne sait plus où l’on est dans ce pays, le nôtre, aux 40 partis, si opposés et si complaisants ! Alternances, sans crédit pour demain ni pour la continuité. Demain, de quoi sera-t-il fait ? Et le profil du Marocains, qui s’en soucie ?  

Quoi enseigner comme culture, comme musique, comme art, comme filmologie ? Quels livres donner aux enfants et aux jeunes adultes, en mal de soi, dans leur pays ? Google, le Web, le leur dira, en les formatant! Au citoyen de demain, quelle culture lui offrir, pour forger sa personnalité ? Sa force, sa fierté, sa dignité, son identité, sont en mal de repères et de principes. Quoi leur enseigner? La diplopie! 

Nos jeunes, notre éducation sont à réparer. Leur esprit est ailleurs, il n’est pas dans cette nationalité-là ! Désancrés du pays, qu’ils ne se reconnaissent pas, ils sont attirés par les fantasmes de ces horizons étrangers, qu’ils se revendiquent comme imagos et comme fans. Des horizons, à 15 km, à 15 mn, pour leurs libertés, leur argent et leur modernité. Il est extraverti, le Marocain, il est possédé par un spectre, par ceux qui le chassent, qui le détestent et le haïssent.  

Leur façon de voir le bonheur, aux jeunes adultes, la signification et le sens de la vie ne sont pas dans ce pays. Ils ont le corps ici et leurs idées ailleurs. A l’Est pour les uns ou au Nord pour beaucoup! Des complexes colonisés nous rassemblent, nous débilitent et nous usent. Mais on ne peut pas s’empêcher de marcher, ensemble, la tête haute, pour nos libertés et notre personnalité. 

Dès lors, qu’est-ce qui peut leur convenir ? A nos mutants ! Quels arts doivent-ils pratiquer et l’ado et cet homme, mûri, enkysté et emmuré? Quels films doivent-ils regarder? Quelle liberté de choix leur garder et quelles possibilités de création ou de terne passivité?  

Populisme? 

A quelle dose homéopathique de bonheur doit-on les livrer? Au kif que l’on veut promotionner et légitimer ? De quoi s’empiffrer. Non seulement au Rif dénudé, mais au Sahara désert et au paradis vidé. Un bel et nouvel alibi pour certains partis qui veulent qu’il y ait des médicaments dans le kif, de quoi soigner les dépits et les angoisses, les douleurs de tous les terriens. Programmes discutables. On est paumés. Prothèse politique ou thèse attractive d’une authenticité pâmée ? Une belle thérapie, qui nous vaut déjà tellement de haines, de malades aggravés et d’ennemis dépravés. A côté de chez nous, les braves soumis nous tirent dessus ! 

On nous descend pour notre régime, pour nos filles de joie, pour ce kif et pour ces relatives libertés. Annihilés, paralysés ou destructurés, nos jeunes, qui s’entretuent aux couteaux et aux «tcharmils» se sabrent. Armes au poing pour un phone ou des «espas» marquées qu’ils veulent arracher ou voler, là sur les abords des collèges, afin de s’acheter de quoi kiffer et s’intoxiquer. Alors, le kif est aussi ce péril de schizophrène. Certains le cultivent ou le vendent illégalement, parce qu’il rapporte beaucoup d’argent à blanchir pour ces gars, ou simplement des maladies et de la prison !  

Bien de nos jeunes semblent livrés aux fantasmes des drogues. Mais aussi aux fantasmes des images virtuelles, celles des fortunes vite faites. Celles des boat-peoples ne les effraient pas assez ! Celles avec des horizons sanglants, qui interpellent les humains pacifistes, ne les répugnent pas assez. Que faire pour les en décourager ? Comme le témoignent les déchirements du Moyen-Orient, où nos référentiels et nos amis se déchirent, larga manu ! Des images barbares circulent. Celles des têtes coupées, comme des ballons lâchés, ces corps écartelés, ces femmes lapidées, ces fosses communes remplies et explosions à l’envie. 

Le bug de Ayouch, qui a scandalisé le bon peuple, les éditorialistes, les polémistes des forums, est un révélateur de notre déchirement. De cet état de lambeaux culturels hérités, de notre patchwork cultuel fragmentaire et de pénalités diffractées. Il est la résultante de notre état postcolonial de peuple pacifiste, de terres et de campagnes, encore effritées et colonisées. Il est le reflet de notre bonhommie, de notre personnalité dissonante, aux multiples langues, souvent mal maîtrisées. Sommes-nous des schizophrènes, dépolarisés, extravertis sur deux mondes opposés ou plus? Et ce phénomène des femmes « Much loved »  d’un Ayouch, si mal aimé ? C’est un révélateur sociologique. Il doit, comme film à visiter et non conspuer, ouvrir encore plus de discussions, apaisées… Des vannes des politicards pas seulement, mais aussi des vannes d’idées à ouvrir, pour les exploiter, sans haine ni arrogance préconçue. Et ce afin de changer, d’évoluer sans hypocrisie, ou pour se défendre et s’en vanter. Et se détendre, pourquoi pas? 

Les censeurs haletants, se sont-ils tus ? Je ne le pense pas. Ce film a eu un impact essentiel inespéré. Socio-politique, culturel, alors qu’il n’est même pas sorti. Pour appuyer mon hésitation, je me réfère toujours au film projeté au Mégarama, Le loup de Wall Street, avec Leonado Di Caprio et où rien ne manquait.  
Le film ne résout pourtant aucun problème. Pourquoi le demander à Jennifer ou à Ayouch?  

 * Président de l’Association des amis des myasthéniques du Maroc

Par Dr. Moulay Ahmed Drissi *
Mercredi 3 Juin 2015








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Nouveau commentaire :

PS : IL EST EVIDENT QU'UN FILM LITTERALEMENT PORNOGRAPHIQUE A SES ADEPTES . COMME IL NE DOIT PAS PASSER AUX CINEMAS OFFICIELS , NON PAR PUDIBONDERIE , MAIS PAR RESPECT AUX MOEURS . CEUX DES TELES ET DES CINES COURANTS. CELA DOIT POUSSER AYOUCH A OPTER POUR LE HARD S'IL Y TIENT. MAIS, NE PAS TROMPER SON PUBLIC LAISSER PLUS DE RESPECT AUX FAMILLES ET AUX ORGANISMES REGISSEURS DES MAROCAINS . 



2 juin 2015

Plaidoirie pour la liberté de la culture et du cinéma Du pain nu aux jeux non voilés





Plaidoirie pour la liberté
de la culture et du cinéma

Du pain nu aux jeux non voilés


                                                                                                                               
La limite entre la luxure torride et l'érotisme bleuet est déjà difficile dans les mots. Si l'art dévoile l'esthétique, il cache mal le pas qu'il se permet de dépasser, pour s'affirmer et interpeler. L’impudence, comme la caricature ostentatoire, devraient s’arrêter là où commencent la liberté et la prudence des lecteurs aussi. Seulement, les créateurs en tous genres, ne sont pas de cet avis là et lèvent les voiles sur l’inconnu et les interdits. C’est valable dans les sciences et dans ‘’l’anatomie’’. Et les règles changent et évoluent, par degrés.













Plaidoirie pour la liberté de la culture et du cinéma

Du pain nu aux jeux chauds

Jennifer Lopez vient de mettre en challenge et de démontrer le paradoxe existant entre le licite culturel et l'illicite éthique. Un conflit qui démasque et qui illustre nos contradictions existentielles bipolaires.

La culture est en agonie

Il faut que Mawazine ait lieu dans toutes les villes du Maroc ! Comme ce fut du des concerts dans les stades qui animaient la vie artistique du temps d’Hassan II. Et ces activités doivent avoir lieu chaque mois ! Où est passé le théâtre ? Seulement à la télé ! Que sont devenus les cinémas, ces chapelles de villes et autres scènes de quartiers ? Tués par les cassettes, puis remplacées par des DVD. Où sont les lecteurs, quand il y a si peu d’encouragements aux penseurs aux écrivains et? Où sont les librairies encore ? Elles sont devenues des papeteries et des immeubles en dur.

Culture et bavures contradictoires 

Jennifer de Mawazine

Il y a deux jours, Jennifer Lopez était en concert de Mawazine à Rabat. Une dynamite essoufflante, qui fut reprise in live, sans censures ni coupures, sur 2Mtv.
C’est une plaidoirie sculpturale, au profit du cinéaste, qui a été démonisé. Il y a de quoi rêver, à en rester perplexes et ahuris. Ses déhanchements lubriques, ses extatiques ondulations sur scène, plaisent aux jeunes et plaident pour le ‘’Much loved’’ d’Ayouch, dont le film est proscrit. Match nul !

Des plages de libertés

Il y a là aussi des femmes, en bikinis, plus nues encore que la diva. Mais il faut attendre l’été pour les voir, comme des sirènes sur les plages…Dignement, librement, sans entraves ni censure, et qui plus, pour tous, en famille et gratuitement. Mais là, les gens ont le choix, il y en qui n’aiment pas le soleil et qui ne supportent pas le soleil, et ils n’y vont pas. D’autres ont leurs raisons, la pudeur religieuse les en empêche. C’est un credo respectable. C’est leur devoir, leur morale et leur droit.

Ces exemples sont une défense à l’avantage du filmographe, cet artiste, chercheur dans les rues et les bars, explorateurs de nos écarts, qui a été sévèrement diabolisé. Si le peuple des bidonvilles et des barmaids parle le langage trash et cru des putes du film de notre cinéaste, ça laisse les bonnes gens échaudées et refroidiesà la fois. Faut-il penser que le peuple soit émasculé et sourd aux envies ? Il y a beaucoup de scanneurs de fesses, assis aux abords des cafés. C’est une culture. Faut-il les emmurer pour leur éviter de zyeuter les passantes et les passants ? Car c’est bien désagréable de se sentir, suivi par leurs lasers pénétrants. Et, c’est à minima, comme du harcèlement.

Faut-il dire de nos gens que c’est peuple de dévots, des mystiques intimidés, qui ne comprennent rien aux paroles de Jennifer et qui ne lisent que les sous-titres de ses rares vêtements ? Et que seuls les dévoyés et les voyous perçoivent le sens érotique et les contorsions lubriques de J LO. Des mordus, en panne de gémissements, qui s’en excitent et s’enivrent, comme s’il n’y avait pas de vraies femmes au pays pour les rendre heureux ? Sauf que là, près de chez eux, en la capitale, là sur scène et pour de vrai, ce n’est pas un jeu d’actrices de cinéma, à deux sous, mais une dame onéreuse, une vraie bombe, en chair et en os qui les enchante ! Avec de la musique et de la danse, à la place des mots ! Damner le premier et lui permettre de jouir de ses libertés à la seconde, est aux antipodes de l’équité ! Elle, qui a été bigrement honorée, lui quasiment menacé physiquement, est antinomique et partial. Simulacres et tartuferies, gouvernance délicate, cette mascarade tourne au vertige et au vinaigre. Et comme pansements, il y a cette permissivité, qu’il est de louvoyer autour de nos erreurs et de nos fourberies, appelant l’oubli à nous en pardonner ! Et comme résilience, de nous complaire avec nos erreurs, pour nous surpasser et avancer.

Le loup de Mégarama        

Les censeurs haletants, se sont-ils tus ? Je ne le pense pas. Ce film a eu un impact essentiel inespéré ! Social, politique, culturel, ce alors qu’il n’est même pas sorti ! Pour appuyer mon hésitation, on me réfère au film projette au Mégarama,sus cité : « Le loup de Wall street », de Leonardo Di Caprio. J’y ai vu des scènes hautement érotiques, sur ce film qui n’avait pas été interdit. Des prises de vue de fesses nues, striées de poudre que l’acteur sniffait. Argent, drogues, positions lubriques des faunes et des démones de lits, rien ne manquait.

Je n’accable personne.

Je ne juge même pas. J’observe un conflit. On ne comprend plus rien, on ne se comprend pas, non plus. On ne sait plus qui nous sommes, ni où l’on va. On ne sait plus quoi voir ni ce que l’on voit. On ne retient que ce qui est interdit…Attention les mafiosos libertaires, sont là. Je fais encore allusion aux années de prohibition… 

Je réclame un diagnostic, social, anthropologique, scientifique, psychologique, médical, cultuel culturel et politique, à la fois et à froid. Parce qu’on est déstructurés, paumés et déchirés, entre deux clans opposés sur cette question.

Cela rejaillit sur l’enseignement, son niveau ou sa nullité, ses horizons, sur les langues usitées, leurs contenus, leurs impacts sur la famille, le travail et la citoyenneté. Donc sur la communauté entière et sur la politique du pays. Tout se confond. La livraison est hypocrite. On ne se comprend même pas avec soi-même.

Regardez les réunions et comment les harangues des partis politiques, qui profitent des différences, incriminent et diabolisent l’autre en brûlant, à mort cet autrui. Ils, les parangons, s’entredéchirent à l’image des injures proférées et des pugilats. Autant de cirques de gladiateurs et de tribuns meurtriers. Pire que du temps des romains ! Et pour le sentir, il y a ces tweeters et ces textos, envenimés et arrogants, qui ternissent les forums. Et leur ouverture publique, pour la compréhension et l’entendement.

Les jeunes, de la culture à la politique

A la fin des struggles, on livre le Parlement au chômage des absents. Etau silence, le Pays, et ce durant des mois entiers. Le choc des Titans, j’en ai assez parlé avant !  Un vide complexe, sinon des attentes sidérées et des simagrées, pour se remplacer, les uns par les autres, bizarrement et n’importe comment. Un échangisme, torride, caricatural et antinomique, simiesque et comique, avec les ennemis d’hier. Des anges démonisés qui deviennent subitement des complices tolérants. Les comparses d’aujourd’hui sont-ils nos amis ou nos ennemis de demain ! Tant mieux, si l’on se regroupe. Mais tout le monde ne saisit pas ces ‘’nuances de Gray’’, ces diatribes et puis ces assortiments. On se sait plus où l’on est dans ce pays nôtre, aux 40 partis, si opposés et si complaisants ! Alternances, sans crédit pour demain ni pour la continuité. Demain, de quoi sera-t-il fait ? Et le profil du marocains, qui s’en soucie ?

Quoi enseigner comme cultures, comme musiques, comme arts, comme filmologie ? Quels livres donner aux enfants et aux jeunes adultes, en mal de soi, dans leur pays ? Google, le Web, le leur dira, en les formatant ! Au citoyen de demain, quelle culture lui offrir, pour sculpter sa personnalité ? Sa force, sa fierté, sa dignité, son identité, sont en mal de repères et de principes. Quoi leur enseigner? La diplopie !

Nos jeunes, notre éducation sont à réparer. Leur esprit est ailleurs, il n’est pas dans cette nationalité-là ! Désancrés du pays, qu’ils ne se reconnaissent pas, ils sont attirés par les fantasmes de ces horizons étrangers, qu’ils se revendiquent comme imagos et comme fans. Des horizons, à 15 kilomètres, à 15 minutes, pour leurs libertés, leur argent et leur modernité ! Il est extraverti, le marocain, il est possédé par un spectre, par ceux qui le chassent, qui le détestent et qui le haïssent.
Leur façon de voir le bonheur, aux jeunes adultes, la signification et le sens de la vie n’est pas dans ce pays. Ils ont le corps ici et leurs idées ailleurs. A l’Est pour les uns ou au Nord pour beaucoup ! Des complexes colonisés, nous rassemblent nous débilitent et nous usent. Mais on ne peut pas s’empêcher de marcher, ensemble, la tête haute, pour nos libertés et notre personnalité!

Dès lors, qu’est-ce qui peut leur convenir ? A nos mutants ! Quels arts doivent-ils pratiquer et l’ado et cet homme, muri, enkysté et emmuré ? Quels films doivent-ils regarder ? Quelle liberté de choix leur garder, quelles possibilité de création ou de terne passivité ?

Populisme ?

A quelle dose homéopathique de bonheur doit-on les livrer ? Au kif que l’on veut promotionner et légitimer ? De quoi s’empiffrer ! Non seulement au Rif dénudé, mais au Sahara désert et au paradis vidé ! Un bel et nouvel alibi pour certains partis, indépendantistes férus qui veulent qu’il y ait des médicaments dans le kif, de quoi soigner les dépits et les angoisses, les douleurs de tous les terriens ! Programmes discutables. On est paumés ! Prothèse politique ou thèse attractive d’une authenticité pâmée ? Une belle thérapie, qui nous vaut déjà tellement de haines, de malades aggravés et d’ennemis dépravés. A côté dechez nous, les braves soumis nous tirent dessus ! On nous descend pour notre régime, pour nos putes, pour ce kif et pour ces relatives libertés.

Annihilés, paralysés ou déstructurés, nos jeunes, qui s’entretuent aux couteaux et aux tcharmils se sabrent. Armes aux poings pour un phone ou des espas marquées qu’ils veulent arracher ou voler, là sur les abords des collèges, afin de s’acheter de quoi kiffer et s’intoxiquer ! Alors, le kif est aussi ce péril de schizophrène. Certains le cultivent ou le vendent illégalement, parce qu’il rapporte beaucoup d’argent à blanchir pour ces gars, ou simplement des maladies et de la prison !

Bien de nos jeunes semblent livrés aux fantasmes des drogues ! Mais aussi au fantasmes des images virtuelles, celles des fortunes vite faites. Celles des boat-peoples ne les effraient pas assez ! Celles avec des horizons sanglants, qui interpellent les humains pacifistes, ne les répugnent pas assez. Que faire pour les en décourager ? Comme le témoignent les déchirements du Moyen-Orient, où nos référentiels et nos amis, se déchirent, larga manu ! Des images barbares circulent. Celles des têtescoupées, comme des ballons lâchés, ces corps écartelés, ces femmes lapidées, ces fosses communes remplies et explosions à l’envie.

Le bug d’Ayouch, qui a scandalisé le bon peuple, les éditorialistes, les polémistes des forums, est un révélateur de notre déchirement. De cet état de lambeaux culturels hérités, de notre de patchwork cultuel fragmentaire et de pénalités difractées. Il est la résultante de notre état postcolonial de peuple pacifiste, de terres et de campagnes, encore effrités et colonisés ! Il est le reflet de notre bonhommie, de notre personnalité dissonante, aux multiples langues, souvent mal maitrisées. Sommes-nous des schizophrènes, dépolarisés, extravertis sur deux mondes opposés ou plus encore ?

Et ce phénomène des femmes ‘’Much loved ’’ de l’Ayouch, si mal aimé ? C’est un révélateur sociologique ! Il doit, comme film à visiter et non conspuer, ouvrir encore plus de discussions, apaisées… Des vannes des politicards pas seulement, mais aussi des vannes d’idées à ouvrir, pour les exploiter, sans haines ni arrogances préconçues ! Ce, afin de changer, d’évoluer sans hypocrisie, ou pour se défendre et s’en vanter ! Et se détendre, pourquoi pas !

Les censeurs haletants, se sont-ils tus ? Je ne le pense pas. Ce film a eu un impact essentiel inespéré ! Socio politique, culturel, alors qu’il n’est même pas sorti ! Pour appuyer mon hésitation, je me réfère au film projeté au Mégarama, Le loup de Wall street, de LeonaRdo Di Caprio. Et ce n’est pas un déni. Dans ce film qui n’avait pas été interdit, j’y ai vu des scènes plus que suggestives et lascives, plus qu’impudentes obscènes, mais guères érotiques. Des prises de fesses nues, striées de poudre que l’acteur sniffait, argent, drogues positions lubriques des faunes et des démones de lits, rien ne manquait. Le film ne résout aucun problème. Pourquoi le demander a Jennifer ou à Ayouch

DR IDRISSI MY AHMED
Kénitra, le 31 mai 2015


Voir mes écrits antérieurs sur Libération.

http://www.libe.ma/Ayouch-et-ses-femmes-si-aimees_a62693...


http://www.libe.ma/%E2%80%8BLes-prelats-du-web_a62590.html





http://www.libe.ma/%E2%80%8BPlaidoyer-p ... 62873.html


PS : IL EST EVIDENT QU'UN FILM LITTERALEMENT PORNOGRAPHIQUE A SES ADEPTES . COMME IL NE DOIT PAS PASSER AUX CINEMAS OFFICIELS , NON PAR PUDIBONDERIE , MAIS PAR RESPECT AUX MOEURS . CEUX DES TELES ET DES CINES COURANTS. CELA DOIT POUSSER AYOUCH A OPTER POUR LE HARD S'IL Y TIENT. MAIS, NE PAS TROMPER SON PUBLIC LAISSER PLUS DE RESPECT AUX FAMILLES ET AUX ORGANISMES REGISSEURS DES MAROCAINS .












http://new.blogger.com/blog.pyra?blogID=6149418

1 juin 2015

Les prélats du web

 ​Les prélats du web

Les prélats du web



Concernant le web où l’on s’érige en inquisiteurs ibériques, comme des Daechs américains dans un goulag russe, infatués de leurs connaissances factices et lubriques, ils épient comme des snipers les moindres erreurs et incartades ! Ils s’imposent, web au poing, comme des donneurs de leçons qui n’hésiteront pas à vous griller, à force de vulgates et d’imprécations. Voire s’user vaillamment de mots violents sur vos crédos, vivre de vexations gratuites à vos dépens, proférer des injures sur votre pays et d’outrages à vos chefs et votre histoire. Tout passe, vous êtes brûlés et voués aux gémonies par les imprécateurs qui vous font sombrer dans les enfers de leurs invectives abjectes et sous les huées de leurs sourdes calomnies, avec la morgue léonine des censeurs et l’arrogance des cerbères ! 

Les vrais pseudos  

Juges masqués, pontifes en mal de fatwa politique ou de rhétorique, les prélats, prédateurs des mots, foudre divine et colère des tonnerres grondent. Ils défient et livrent des sermons incendiaires aux ignares, vouant les damnés de leurs erreurs, des blasphèmes, à leurs magistrales colères ! Leur résipiscence et leurs châtiments n’ont nul dieu pour les absoudre et aucun prophète pour interjeter, interférer ou intervenir. 
Il n’a pas plus «grand plaisir» ni plus «féroce courage» que de se moquer «de la gueule «de quelqu'un, ou de ses propos, de derrière leurs masques de censeur ! Un surnom suffit comme référence et comme diplôme aux illustres et exécrables imprécateurs… Des imposteurs. 
Comme il n’y a pas de plus «noble morale» et de plus «haute culture», que de médire de son prochain...sur les forums ...Soit pour le sport seulement ou par altruisme, gratuitement ! Et ce, derrière un pseudo, afin de le livrer au mépris ou à la vindicte populaire. 

Ego et dignité. Votre reste de dignité vous pousse à sortir du sujet et du lot, face à ces pros, à leurs propos virulents, de mercenaires, payés pour amuser la galerie qu’il colonise, à flétrir pour flatter les habitués de leurs rubriques, à vos dépens. Et sévices, ne sont pas des leurres, ni de factices  impressions virtuelles. 
Gardez la vôtre de fierté, ce semblant émotif d'orgueil, ô l’étranger, fuyez la sphère ! La politique est l’affaire de tous. Elle commence par le pain et l’essence ! L’école, la santé, le drapeau et les urnes. 
Sans besoin d'altérer cette simplicité d'autrui par la médisance ! Je parle de votre naïve simplicité, vous ne demandiez rien, mais juste l’opportunité, libre, de donner un avis, par plaisir, sans truculence, ni supériorité, sans vous emporter, rien que pour la compagnie, parfois juste pour rire, sans vous moquer. 
Mais hélas, on est dans une rue de sous-développés et de mal élevés, pas dans un salon hospitalier, respectueux et respecté !  

«Le mépris, l'arrogance du verbe, ne vous grandissent pas, autant que vous le croyiez ! Le mépris, la suffisance, gardez-les pour vous, je ne vous connais pas, je ne vous ai rien demandé», allez-vous rétorquer. Et encore de vouloir ajouter, «Il ne vous est pas permis de m’importuner, de me postillonner pour pester et m’interpeller, pour me stigmatiser !». 

«Vous voulez juger, ôtez d'abord l’écharde qui vous aveugle pour commencer!  Mépris ou correction de la morale ou du comportement, qui croyez-vous être, ô l'inconnu ?»  Le mépris est loin d'être un rire, pédagogique, ou sain, c'est une caricature, une grossièreté de la personne qui se lance dans les moqueries, tout en étant bien cachée ! «Est-ce cela qui vous grandit ? Sont-ce là vos plaisirs, ceux de vous moquer des gens que vous méconnaissez ? Quand vous sortez du sujet ! Ce, juste pour médire et maudire, pour frapper et sévir, alors qu’on ne vous a rien fait?»  « Si ça vous grandit, ce n’est pas une bonne thérapie! C’est égotiste et ce n’est guère partagé.  

Vade retro satanas !». 

Fuyez la religion, fuyez la politique, les arts, les maths, la musique ! Contentez-vous d'exercer votre noble métier, pour lequel vous avez toutes les capacités. Je n'en doute pas, toutes les compétences requises et laissez les arcanes et méandres de la politique, aux "professionnels". 
Eux, ils y excellent, végètent et prolifèrent dans une « profession pour laquelle, dans leur fatuité, ils se croient être prédestinés. Alors, qu'en fait, ils n'ont aucun niveau. Donc, ils n'ont rien à perdre à vous molester ! Ils finiront par vous perdre. En utilisant un terme que vous connaissez bien, ils sont trop virulents et tous vos vaccins ne suffiront pas pour les neutraliser.  

Mais, convaincu de vos droits de militant, épris de civisme universel, pardi, vous rétorquez au monsieur qui vient de s’infiltrer pour vous rasséréner ou élaguer. 
 
«Je ne veux pas de conseils, aussi magnanimes soient-ils, qui m’écarteraient de «la chose commune», la politique, ou qui me bloqueraient pour qu’on m'aliène ! La politique n'est pas du domaine éclectique des dieux, ni réservée aux seuls et soi-disant «politiciens».   

S’il y a profusion de paresseux et de grosses gueules, de politiciens, nuls ou vides, dans «leurs marchés» propres, dans ces «méandres et ces arcanes» qu’ils hantent, c’est qu’ils y règnent en maîtres, préférant qu’autrui les oublie. Et qu’on ne vienne pas les déranger, de peur de les en déloger ou simplement de comprendre ce qu’ils font là ! Sans généraliser, ceci se dit des corrompus et des véreux, des marchands de haines et de terreurs, les fabricants d’armes et d’ismes en tous genres, des parangons es démocratie, et des monnayeurs de fausses promesses !  

Aussi, un «devoir de comprendre» est nécessaire à tous les citoyens, bêta, lambda ou epsilon. Même si la matière est dure ou qu’elle pue ! Un «devoir de comprendre» doublé d’un «droit de regard» existe ! Sinon qu’il faille le créer, là où on ne le sait pas ! C’est, au moins ce droit-devoir, cette quête d’être informés et de parler. De pouvoir parler ! Comme nous le faisons avec fierté librement, ou presque n’est-ce pas, ici sur ce forum, ou là dans une lettre, à un ponte ou un commis de l’Etat ! Ou encore sur les pages d’un quotidien !  

Citoyen du net 

Ce «droit de regard» est celui de chaque citoyen, isolé, minoré, seul ou accompagné dans le cadre d’un parti, d’un syndicat, d’une corpo ou d’une association.  Sans être les pros de ces arcanes où fusent les noms d’oiseaux, ni les trapézistes de ces cordes-là, les citoyens communs, que l’on tient à éveiller, ne sont pas des moutons ! De cérémonies festives, des sacrifices de l’Aïd, que l’on va immoler, a fortiori ! Voire des suiveurs simplets ou des curieux, qu'on appelle le jour «J» à voter ! Ces jours de fêtes démocratiques, où les panurges poussent aux urnes, les quidams pour s’offrir leurs bêlements ! Des béni-oui-oui! 
Non, je voudrais, pardon, je veux et je tiens à ne pas me laisser berner par les politiques, élus ou de profession ! Je suis en devoir de les féliciter ou au besoin, de les huer ! Le geste de voter est une culture. Celui de s’informer aussi, sans se laisser distancer ni exclure de la totale citoyenneté! Je revendique le fait de savoir où va ma cité, mon pays et mes convictions. Bien le bonjour, à voter forum, cher imam, même je suis incompris! 

Banalités et généralités 

Grand bien leur fasse à ces grands oublieux de ceux qui les ont élevés ! La pyramide a sa base, faite de petites gens, des  éléments nombreux et solides aussi, et son sommet, le sommet, les supérieurs,  sans cette base, ne peuvent s’élever. Comme on ne demande pas aux coqs de couper leurs crêtes, mais de continuer leurs cocoricos. Si ça ne réveille pas tous les prieurs potentiels, il ne faut pas attendre d'eux qu’ils pondent ou qu’ils couvent les œufs. 

Ni potentats  
ni censeurs !
 

Centi- ou kilométrique, la politique n'est pas une affaire de mesure ou de taille! De surhommes et de monopole, encore moins ! Mais de calculs, en tous genres et de compétences aussi. Là, les gens, les plus aptes, profitent des opportunités, dues à leur proximité des «sources» où ils baignent et s’abreuvent. Les partis, le népotisme, les adhérents, les proches, les lécheurs, ils connaissent. 
Je te cite «Le mandarinat dans toute sa splendeur. Si le rire est le propre de l'Homme, la brosse, la lèche, la flatterie, la flagornerie et, pour tout dire, le panégyrique et le dithyrambe finissent parfois par rapporter à leur auteur, mais lui laissent toujours un arrière-goût, fait d'amertume et de...dégoût de soi-même. Pourtant, l'antidote à tout ça est d'une accessibilité aisée et d'une simplicité désarmante et cela s'appelle «la dignité». 
Les imperators sanglants ou traduttore traditore ! On trahit vos mots, leurs sens et leurs significations pour vous traduire devant la justice, les jugements partiaux, corrompus caricaturaux, des hommes masqués que sont les légistes du forum. Vos pairs, lecteurs, compère ! Les cerbères du web, ce sont les must du kad d’Amina ! Des traîtres de la profession et de la détente sur le net ! Chaque citoyen du web, du quartier, chaque lecteur du journal, a son mot à dire. Il faut simplement l’écouter, sans l’excommunier ni le marginaliser. Et s’il fait des erreurs, savoir avec respect, les lui corriger. Sans le flétrir, le trahir, le piéger pour l’arnaquer afin de le diffamer, pour le ternir. Elémentaire, est le civisme, mon cher confrère! 

 * Président de l’Association  
des amis des myasthéniques du Maroc 

Par le Dr. Moulay Ahmed Idrissi *
Mardi 26 Mai 2015

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Nouveau commentaire :

Ayouch et ses “femmes si aimées”


Ayouch et ses “femmes si aimées”




Ayouch  et  ses  “femmes  si aimées”
Son film, non sorti en nos salles introuvables, ne laisse personne d’indifférent. Sid El Haj Essatyre, une seule question. Etes-vous sérieux autant que vous êtes poli ?  Vous ai-je manqué de politesse ? Non, je ne vous connaissais pas. Et qui plus est, ce ne sont pas mes manières. Ce même avec les inconnus du Web, non plus. Ces gens qui vous interpellent et vous invectivent, souvent cachés derrière leurs pseudos. 

Aimer,  détester  
et interdire 
 

Forums outrés et remontrances outragées ! Avez-vous vu le film ? Comme moi, je suppose, et seulement de courts extraits ! Avez-vous jamais soigné ou écouté seulement, ou vu des respectueuses ?  
On sait que lorsqu’un film ou une émission publique sont reversés aux adultes, que c’est bien signalé! Interdit aux mineurs. On les en chasse, vous comme moi…C’est bien compris. On n’en fait pas la curée ensemble, avec les petits, ni l’explication du texte et du contenu, non plus. On les regarde, librement, si on veut, quand les enfants se sont endormis. Soit ! 
Permettez-vous à vos enfants de voir la télé ? Toutes les chaînes paraboliques de télé ? D’aller travailler chez leurs copains ? Et là, Dieu seul sait ce qu’ils peuvent réviser ! Regardent-ils en cachette des DVD ? Pas besoin d’Ayouch pour les leur adresser. Moi, j’ai bien spécifié su le texto : ‘’ Envoie-moi une copie de ton film...Lol… ‘’ LOL, est dit pour en rire et plaisanter. Les DVD, c’est 5 Dh seulement ! Ou loadés, gratis sur le NET. Pas besoin de les recevoir de chez Ayouch !  Il se perdait en timbres pour répondre aux normaux comme aux plus timbrés   

 Nostalgies 

Nous habitions près de nombreuse mosquées et d’un borde, Moulay Abdellah, près de la Makina où l’on fête actuellement les musiques sacrées, à Fès. Tout près du palais royal et des beaux jardins, hier encore publics ! Je n’y ai jamais mis les pieds. Je parle du quartier chaud ! C’est une fois adulte que j’ai appris que les français installaient ce genre de villégiatures pour le repos de leurs guerriers, les soldats de la Légion et de leurs goumiers, comme à Casa et ailleurs. Des noms célèbres où l’on a conçu des petits mulâtres aux yeux clairs !  
De nos jours, c’est plus dramatique encore. Il y a des guerres de pouvoir ou de libération, commanditées, armées, entre les peuples de même religion. C’est à vous fâcher avec eux tous, tant c’est déshumanisé à l’extrême et des plus cruelles sauvageries que l’homme ait connues !  
Dans ces cas « extrêmement pieux », même les bons musulmans de Daech invitent les femmes au combat. Ce n’est certes pas pour papoter ni pour leur faire porter des armes ! Elles sont naturellement bien armées. Je ne veux pas être hypocrite, mais si j’ai peur, je le pourrais. Sommes-nous ce que nous sommes avec tout ce qui se fait autour de nous ?   

Chez nos familles  
marocaines
 

Vous invoquiez ma famille. Je suis touché et enchanté ! On a été parfois à la mosquée avec eux, parfois seul, mais jamais au ciné. On dormait tôt. Pour discuter plus librement, je ne veux pas invoquer mon père, il était artisan et il savait manier le crayon, l’équerre, la scie, le rabot et ses autres instruments aussi.  
Il avait beaucoup de clients des deux sexes. Ma mère, Khity, était fille unique de son patron menuisier, Lafqih Derkaoui. Elle s’est mariée très jeune. Et de leur temps, il n’y avait que des classiques égyptiens au cinéma de Boujeloud.  
Tous sont morts depuis. Ce qui fait que ne saurais pas voir le film de Ayouch avec eux. A Sidi Essatyre.  
Quant à mes enfants, en classe, ils ont étudié les sciences, la morale et l’éducation sexuelle aussi. Leurs profs leur parlaient de sida et de capotes ! Ils devaient bien savoir comment et à quoi cela servait, sans cachoterie ni hypocrisie. Ça devait les amuser.  
En ce qui me concerne, la pudeur à l’intérieur de la maison est de mise, comme chez vous, vous qui demandiez à Dieu de protéger les vôtres.  

Un brin de vérité 

 Au Maroc, il y a des gens très intègres, pas que des corrompus. Et des gens très religieux qui sauvegardent leurs sexes et qui ne commettent jamais le péché de chair. Ah si jeunesse savait ! Mais, il y a bien des exceptions, la plus grande majorité des hommes et des femmes, qui nous forcent à être réaliste et à évaluer le film en question dans ses données non pas spectaculaires, érotiques ou pornographique, mais comme j’ai dit de témoignage, filmique, anthropologique et sociologique ! Relisez mon post SVP !  

Education sexuelle  
et pratique sensuelle
 

Comparez avec moi le nombre d’hommes mûrs, majeurs, qui n’ont jamais couché, avant d’être mariés… Franchement, dans les villages et les cités, de notre si beau, si chaud et si religieux pays ! Il y a foison! Mais la discrétion est de mise. Les ébats intimes, c’est discrétionnaire. En cachette, sans les enfants de quiconque !  
Comme le genre de films paraboliques, des anciennes cassettes ou actuels en DVD !  
Ils ont fait ça, les jeunes et les plus mûrs, comme dans toutes les cités du monde et à toutes les époques. Il y ne a même qui avaient des harems, souvent 3 ou quatre femmes à la fois ! Et même des esclaves, chez de pieux musulmans, sans compter…C’était pour le pieu et non pour la piété. Mais on se libère de ces ménages multiples, on évolue ! Seuls les riches phénomènes des pays pétroliers et les touristes s’égaient avec les nôtres de garçons et de filles de joies. Sont-elles si joyeuses que ça ? 

De la prohibition  
naissent les mafias
 

Ailleurs elles ont patentées, surveillées médicalement et elles paient des impôts à l’Etat ! Sont-elles si joyeuses que ça?  
Et c’est le problème que pose Ayouch, avec les prostituées, il me semble. Pourquoi lui interdire de commercialiser le film ? Par peur par respect, pour les jeunes et la religion, certes ! Comme à ce couple de ministres amoureux, démis de leurs fonctions ou renvoyés à leurs pénates ! Mais, la censure pousse à plus de défis et de curiosité ! Faut-il interdire les jeux d’argent ? Et le vignoble ? Néanmoins, ce film documentaire,  sera vu par la majorité des gens qui ont une parabole. Va-t-on leur faire la morale ? Ou leur casser leurs antennes, mon respectable monsieur Essatyre ? 
Hier encore, et là je le vois en 3D en sculpture, plus qu’en film 2D ! Ce sont ces scènes sexuelles dans différentes positions, sur les façades des temples indous. Le Kama Soutra en vrac ! Ça vient des disciples de Ghandi ! Ces fresques et ces bas-reliefs sont une forme de civilisation, de culte, chez eux. Ils ne s’en défendent pas et ils ne cassent pas leurs vieux temples ni les statues, comme ces fanatiques, non plus.   
Conscience de père assagi, convictions religieuses et morale, jugement, préjugés sur mon compte ou parti pris? Je vous remercie sincèrement  pour votre opinion que je respecte et je vous laisse lire mon texte. Sans jeux de mots sur le nombre des consonnes nasales ! Sans rancune ni censure ou remontrances !  

 * Président de l’Association des amis des myasthéniques du Maroc 

Par le Dr Moulay Ahmed Idrissi *
Vendredi 29 Mai 2015


1.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 28/05/2015  
Merci chers amis de LIBE

Merci aux lecteurs qui apprécieront aussi cette partie du message 
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MUCH LOVED, LE PARADOXE MAROCAIN ET SES FAUNES BIPOLAIRES
DROIT DE REGARD, CENSURE ET POLEMIQUE

Nous divaguons et voguons entre le modernisme et les libertés, les tabous, la pudeur et les qu’en-dira-t-on, empreints de moralisme, de peurs et de religiosité. Pris entre les feux de ces valeurs opposées, nous avons des craintes pour nos enfants, pour la réputation politique, comme pour l’économie touristique et l’ouverture de notre pays.

Jésus, que la paix soit sur lui, a dit à ceux qui voulaient lapider Marie-Madeleine, incriminée de prostitution : ‘’ Que celui qui n’a jamais péché, lui jette la première pierre ’’ ! C’est rapporté dans les Evangiles. Tous les bonnes gens se sont retenues de caillouter à mort la sémitique catin ! Loin du péché charnel, un film dont j’ai oublié le nom, prétend même que Jésus se serait marié avec cette dame, par la suite ! Grâce et indulgence, résipiscence et magnanimité, dignes de ce prophète des plus proches de Dieu.

Plaidoirie pour la liberté de la culture et du cinéma

 Plaidoirie pour la liberté de la culture et du cinéma

Du pain nu aux jeux chauds

Jennifer Lopez, vient de mettre en challenge et  démontrer que le paradoxe entre le licite culturel et l'illicite éthique. Un conflit qui démasque et qui illustre nos paradoxes bipolaires.

La culture est en agonie

Il faut que Mawazine ait lieu dans toutes les villes du Maroc ! Comme ce fut du des concerts dans les stades qui animaient la vie artistique du temps d’Hassan II. Et ces activités doivent avoir lieu chaque mois ! Où est passé le théâtre ? Seulement à la télé ! Que sont devenus les cinémas, ces chapelles de villes et autres scènes de quartiers ? Tués par les cassettes, puis remplacées par des DVD. Où sont les lecteurs, quand il y a si peu d’encouragements aux penseurs aux écrivains et? Où sont les librairies encore ? Elles sont devenues des papeteries et des immeubles en dur.

Culture et bavures contradictoires 

Jennifer de Mawazine

Il y a deux jours, Jennifer Lopez était en concert de Mawazine à Rabat. Une dynamite essoufflante, qui fut reprise in live, sans censures ni coupures, sur 2Mtv.
C’est une plaidoirie sculpturale, au profit du cinéaste, qui a été démonisé. Il y a de quoi rêver, à en rester perplexes et ahuris. Ses déhanchements lubriques, ses extatiques ondulations sur scène, plaisent aux jeunes et plaident pour le ‘’Much loved’’ d’Ayouch, dont le film est proscrit. Match nul !

Des plages de libertés

Il y a là aussi des femmes, en bikinis, plus nues encore que la diva. Mais il faut attendre l’été pour les voir, comme des sirènes sur les plages…Dignement, librement, sans entraves ni censure, et qui plus, pour tous, en famille et gratuitement. Mais là, les gens ont le choix, il y en qui n’aiment pas le soleil et qui ne supportent pas le soleil, et ils n’y vont pas. D’autres ont leurs raisons, la pudeur religieuse les en empêche. C’est un credo respectable. C’est leur devoir, leur morale et leur droit.

Ces exemples sont une défense à l’avantage du filmographe, cet artiste, chercheur dans les rues et les bars, explorateurs de nos écarts, qui a été sévèrement diabolisé. Si le peuple des bidonvilles et des barmaids parle le langage trash et cru des putes du film de notre cinéaste, ça laisse les bonnes gens échaudées et refroidies à la fois. Faut-il penser que le peuple soit émasculé et sourd aux envies ? Il y a beaucoup de scanneurs de fesses, assis aux abords des cafés. C’est une culture. Faut-il les emmurer pour leur éviter de zyeuter les passantes et les passants ? Car c’est bien désagréable de se sentir, suivi par leurs lasers pénétrants. Et, c’est à minima, comme du harcèlement.

Faut-il dire de nos gens que c’est peuple de dévots, des mystiques intimidés, qui ne comprennent rien aux paroles de Jennifer et qui ne lisent que les sous-titres de ses rares vêtements ? Et que seuls les dévoyés et les voyous perçoivent le sens érotique et les contorsions lubriques de J LO. Des mordus, en panne de gémissements, qui s’en excitent et s’enivrent, comme s’il n’y avait pas de vraies femmes au pays pour les rendre heureux ? Sauf que là, près de chez eux, en la capitale, là sur scène et pour de vrai, ce n’est pas un jeu d’actrices de cinéma, à deux sous, mais une dame onéreuse, une vraie bombe, en chair et en os qui les enchante ! Avec de la musique et de la danse, à la place des mots ! Damner le premier et lui permettre de jouir de ses libertés à la seconde, est aux antipodes de l’équité ! Elle, qui a été bigrement honorée, lui quasiment menacé physiquement, est antinomique et partial. Simulacres et tartuferies, gouvernance délicate, cette mascarade tourne au vertige et au vinaigre. Et comme pansements, il y a cette permissivité, qu’il est de louvoyer autour de nos erreurs et de nos fourberies, appelant l’oubli à nous en pardonner ! Et comme résilience, de nous complaire avec nos erreurs, pour nous surpasser et avancer.

Le loup de Mégarama

Les censeurs haletants, se sont-ils tus ? Je ne le pense pas. Ce film a eu un impact essentiel inespéré ! Social, politique, culturel, ce alors qu’il n’est même pas sorti ! Pour appuyer mon hésitation, on me réfère au film projette au Mégarama, sus cité : « Le loup de Wall street », de Leonado Di Caprio. J’y ai vu des scènes hautement érotiques, sur ce film qui n’avait pas été interdit. Des prises de vue de fesses nues, striées de poudre que l’acteur sniffait. Argent, drogues, positions lubriques des faunes et des démones de lits, rien ne manquait.

Je n’accable personne.

Je ne juge même pas. J’observe un conflit. On ne comprend plus rien, on ne se comprend pas, non plus. On ne sait plus qui nous sommes, ni où l’on va. On ne sait plus quoi voir ni ce que l’on voit. On ne retient que ce qui est interdit…Attention les mafiosos libertaires, sont là. Je fais encore allusion aux années de prohibition… 

Je réclame un diagnostic, social, anthropologique, scientifique, psychologique, médical, cultuel culturel et politique, à la fois et à froid. Parce qu’on est déstructurés, paumés et déchirés, entre deux clans opposés sur cette question.

Cela rejaillit sur l’enseignement, son niveau ou sa nullité, ses horizons, sur les langues usitées, leurs contenus, leurs impacts sur la famille, le travail et la citoyenneté. Donc sur la communauté entière et sur la politique du pays. Tout se confond. La livraison est hypocrite. On ne se comprend même pas avec soi-même.

Regardez les réunions et comment les harangues des partis politiques, qui profitent des différences, incriminent et diabolisent l’autre en brûlant, à mort cet autrui. Ils, les parangons, s’entredéchirent à l’image des injures proférées et des pugilats. Autant de cirques de gladiateurs et de tribuns meurtriers. Pire que du temps des romains ! Et pour le sentir, il y a ces tweeters et ces textos, envenimés et arrogants, qui ternissent les forums. Et leur ouverture publique, pour la compréhension et l’entendement.

Les jeunes, de la culture à la politique

A la fin des struggles, on livre le Parlement au chômage des absents. Et au silence, le Pays, et ce durant des mois entiers. Le choc des Titans, j’en ai assez parlé avant !  Un vide complexe, sinon des attentes sidérées et des simagrées, pour se remplacer, les uns par les autres, bizarrement et n’importe comment. Un échangisme, torride, caricatural et antinomique, simiesque et comique, avec les ennemis d’hier. Des anges démonisés qui deviennent subitement des complices tolérants. Les comparses d’aujourd’hui sont-ils nos amis ou nos ennemis de demain ! Tant mieux, si l’on se regroupe. Mais tout le monde ne saisit pas ces ‘’nuances de Gray’’, ces diatribes et puis ces assortiments. On se sait plus où l’on est dans ce pays nôtre, aux 40 partis, si opposés et si complaisants ! Alternances, sans crédit pour demain ni pour la continuité. Demain, de quoi sera-t-il fait ? Et le profil du marocains, qui s’en soucie ?

Quoi enseigner comme cultures, comme musiques, comme arts, comme filmologie ? Quels livres donner aux enfants et aux jeunes adultes, en mal de soi, dans leur pays ? Google, le Web, le leur dira, en les formatant ! Au citoyen de demain, quelle culture lui offrir, pour sculpter sa personnalité ? Sa force, sa fierté, sa dignité, son identité, sont en mal de repères et de principes. Quoi leur enseigner? La diplopie !

Nos jeunes, notre éducation sont à réparer. Leur esprit est ailleurs, il n’est pas dans cette nationalité-là ! Désancrés du pays, qu’ils ne se reconnaissent pas, ils sont attirés par les fantasmes de ces horizons étrangers, qu’ils se revendiquent comme imagos et comme fans. Des horizons, à 15 kilomètres, à 15 minutes, pour leurs libertés, leur argent et leur modernité ! Il est extraverti, le marocain, il est possédé par un spectre, par ceux qui le chassent, qui le détestent et qui le haïssent.
Leur façon de voir le bonheur, aux jeunes adultes, la signification et le sens de la vie n’est pas dans ce pays. Ils ont le corps ici et leurs idées ailleurs. A l’Est pour les uns ou au Nord pour beaucoup ! Des complexes colonisés, nous rassemblent nous débilitent et nous usent. Mais on ne peut pas s’empêcher de marcher, ensemble, la tête haute, pour nos libertés et notre personnalité!

Dès lors, qu’est-ce qui peut leur convenir ? A nos mutants ! Quels arts doivent-ils pratiquer et l’ado et cet homme, muri, enkysté et emmuré ? Quels films doivent-ils regarder ? Quelle liberté de choix leur garder, quelles possibilité de création ou de terne passivité ?

Populisme ?

A quelle dose homéopathique de bonheur doit-on les livrer ? Au kif que l’on veut promotionner et légitimer ? De quoi s’empiffrer ! Non seulement au Rif dénudé, mais au Sahara désert et au paradis vidé ! Un bel et nouvel alibi pour certains partis, indépendantistes férus qui veulent qu’il y ait des médicaments dans le kif, de quoi soigner les dépits et les angoisses, les douleurs de tous les terriens ! Programmes discutables. On est paumés ! Prothèse politique ou thèse attractive d’une authenticité pâmée ? Une belle thérapie, qui nous vaut déjà tellement de haines, de malades aggravés et d’ennemis dépravés. A côté de chez nous, les braves soumis nous tirent dessus ! On nous descend pour notre régime, pour nos putes, pour ce kif et pour ces relatives libertés.

Annihilés, paralysés ou déstructurés, nos jeunes, qui s’entretuent aux couteaux et aux tcharmils se sabrent. Armes aux poings pour un phone ou des espas marquées qu’ils veulent arracher ou voler, là sur les abords des collèges, afin de s’acheter de quoi kiffer et s’intoxiquer ! Alors, le kif est aussi ce péril de schizophrène. Certains le cultivent ou le vendent illégalement, parce qu’il rapporte beaucoup d’argent à blanchir pour ces gars, ou simplement des maladies et de la prison !

Bien de nos jeunes semblent livrés aux fantasmes des drogues ! Mais aussi au fantasmes des images virtuelles, celles des fortunes vite faites. Celles des boat-peoples ne les effraient pas assez ! Celles avec des horizons sanglants, qui interpellent les humains pacifistes, ne les répugnent pas assez. Que faire pour les en décourager ? Comme le témoignent les déchirements du Moyen-Orient, où nos référentiels et nos amis, se déchirent, larga manu ! Des images barbares circulent. Celles des têtes coupées, comme des ballons lâchés, ces corps écartelés, ces femmes lapidées, ces fosses communes remplies et explosions à l’envie.

Le bug d’Ayouch, qui a scandalisé le bon peuple, les éditorialistes, les polémistes des forums, est un révélateur de notre déchirement. De cet état de lambeaux culturels hérités, de notre de patchwork cultuel fragmentaire et de pénalités difractées. Il est la résultante de notre état postcolonial de peuple pacifiste, de terres et de campagnes, encore effrités et colonisés ! Il est le reflet de notre bonhommie, de notre personnalité dissonante, aux multiples langues, souvent mal maitrisées. Sommes-nous des schizophrènes, dépolarisés, extravertis sur deux mondes opposés ou plus encore ?

Et ce phénomène des femmes ‘’Much loved ’’ de l’Ayouch, si mal aimé ? C’est un révélateur sociologique ! Il doit, comme film à visiter et non conspuer, ouvrir encore plus de discussions, apaisées… Des vannes des politicards pas seulement, mais aussi des vannes d’idées à ouvrir, pour les exploiter, sans haines ni arrogances préconçues ! Ce, afin de changer, d’évoluer sans hypocrisie, ou pour se défendre et s’en vanter ! Et se détendre, pourquoi pas !

Les censeurs haletants, se sont-ils tus ? Je ne le pense pas. Ce film a eu un impact essentiel inespéré ! Socio politique, culturel, alors qu’il n’est même pas sorti ! Pour appuyer mon hésitation, je me réfère au film projeté au Mégarama, Le loup de Wall street, de Leonado Di Caprio. Et ce n’est pas un déni. Dans ce film qui n’avait pas été interdit, j’y ai vu des scènes plus que suggestives et lascives, plus qu’impudentes obscènes, mais guères érotiques. Des prises de fesses nues, striées de poudre que l’acteur sniffait, argent, drogues positions lubriques des faunes et des démones de lits, rien ne manquait. Le film ne résout aucun problème. Pourquoi le demander a Jennifer ou à Ayouch

DR IDRISSI MY AHMED
Kénitra, le 31 mai 2015


Voir mes écrits antérieurs sur Libération.

http://www.libe.ma/Ayouch-et-ses-femmes-si-aimees_a62693...

http://www.libe.ma/%E2%80%8BLes-prelats-du-web_a62590.html