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11 novembre 2012


“Incantations et talismans ” : maux et sentences 


BONNE LECTURE
ESSAIS EN COURS 
Incantations et talismans 
Sentences cyniques, Errances et délires, 
Réflexions verticales apoétiques et humeurs de chiens 



A L’AME DE ZAHRA, 


 


Bulles sur le thé, chaleurs dans le verre ! 
A ta mémoire Zahra, à ton nom de fleur. 
Tu hissais la théière, fantasia à ta manière, 
Pour exprimer l’hospitalité, toute fière. 
La mousse, l’écume, c’est la mer océane, 
Qu’affronte Najjout sur un pari de Slim, le soir. 
La mer, c’est l’or du couchant qui se profile, 
Sur le front des nuages, rougis d’espoirs. 
Par delà le vitrail où bouillonne la lumière, 
Les vapeurs de menthe embaument l’air. 
Les fleurettes du vase aux milles couleurs, 
Irisent de rets fuchsia, l’arc-en-ciel. 
Cette coupe, cette bouilloire, ce soleil 
Cuivres ciselés, limon du Sebou et du Nil, 
Ne brilleront plus pour les mêmes vies 
La mémoire se brise, l’homme s’efface. 
Plus de plume pour raconter aux pierres 
Le dernier vol des cigognes, avant l’exil, 
Plus de traces de pieds sur le sable, 
Ni de silhouettes d’anges sur la mer. 
Plus de vents, pour cajoler les feuilles, 
Ni de branches pour la valse des arbres : 
Les oiseaux se sont tus, sans ailes. 
Perdu, l’œil aveugle dans le noir, 
Immense et froid, le soleil est pâle. 
Telle une ombre fanée, la terre, 
Molécule de Dieu dans l’univers, 
Hante les charniers pour veiller les corps. 
Tables et verres, jetés aux cimetières, 
La fange se confond avec l’emballage. 
Vidé le corps, jette sa chemise à terre, 
Faute de persister en l’Eden, errent 
Egarées les âmes se casent en enfer. 
Comme cette chair de veau sur broche enfilée, 
Cette salade de tomate au gros sel, vinaigrée, 
D’où viennent-elles ? Où vont-elles ? Sur terre ? 
Nous sommes faits d’un tas de débris mâchés ! 
Nul ne persiste, tout s’en va, sans retour. 
Banalités nullement poétiques, mais encore ! 
Je vois entre les grains de lentilles, la sauce, 
La fécule, la cellulose, les vitamines et le fer : 
Le contenu des viscères ne fait pas honneur 
Germes de vie, vous m’avez compris, 
C’est ce vous-même, qui volé aux autres vies 
Tel un recel carnassier, fait très peur. 
Rien de ce qu’on prend ne nous appartient, 
Tout est sacrifié sur l’autel des dents : 
Mais que faire ? Le restituer un jour ! 
Chair blanche, chair rouge, verte ou pâle, 
Rondeurs de soies, ondes de velours, 
Nues comme toi, nues comme ta chair, 
Desseins secrets de notre imaginaire. 
La langue, lape et lèche la vie, 
La croque en cajolant tes sphères. 
Taies de couleurs sur l’autel des mots, 
Peintures en touches de gloire, 
Leurs vagues ondulant sur tes contours, 
Se sont assoupies en humant ton odeur. 
Fantasmes interdits, effluves de luxures 
Que reste-t-il, ô pêchés, des parfums exquis ? 
Le flou du rêve ou la volupté des chimères ? 
Les joies réelles et tout le bonheur, 
Aussi longs soient-ils, furtifs et fugaces, 
Ou secrets et imparfaits, se perdent. 
Avec leurs auteurs dans le temps et les airs, 
Avec les verbes têtus qui les ont accomplis. 
Civilisations perfides, leurres invalides, 
Refrains aphones et utopies artificielles, 
O sinistres mères, je vous ai quitté ! 
Tempêtes délires, mirages et hantises, 
Illusions de culture, duperies de faussaire, 
Insultes tragiques et chimères, 
O sinistres mères, je vous ai quitté ! 
Instincts factices et visions tutélaires, 
Conduites reflexes, besoins trahis 
Cyniquement induits chez le débiteur, 
O sinistres mères, je vous ai quitté ! 


ERRANCES BIO POUR GEA 

 

Idées, goûts, saveurs de rêves et souvenirs, 
Poussent l’impénitent, l’incrédule, l’égaré, 
A chanter, à bénir la gloire, à louer le dieu 
Des parrains, des chefs et des tuteurs 
Qui nous ont conquis et frelatés 
Sauces de télé, cuisines de table, 
Empestées de meurtres acceptés, 
Vont pénétrer en moi et construire mon corps 
Et meubler égo de recettes et slogans ! 
Je suis l’effet de ce que j’ai mangé et bu. 
Destins, héritages ou fruits du hasard, 
Conduites dopées ou libertés précaires, 
Ce n’est pas glorieux, ô mon âme ! 
Car en moi, je sens l’odeur infecte 
Du sang et des crimes que j’ai commis. 
Entre les gènes, nos fabriques charnelles, 
Et l’univers, si vaste et grouillant, que de vies ! 
L’un dans l’autre, parents, proies et victuailles, 
S’engendrent, se copient, s’échangent, 
Se fondent en se mangeant. 
L’ADN palpite, le cerveau bouillonne, 
Ces pièces étrangères me deviennent intimes, 
Elles sont mon corps, mon esprit, moi-même ! 
Mon ego, ce mon moi jaloux de son être, 
Cet objet du destin est le pilote du robot 
Et non pas le maître ! 
Et puis être moi, pour aller hors des yeux, 
Afin d’aller là, où je ne saurais encore être 
Que d’espoirs dans l’âme pour une autre vie, 
L’univers sans limites et la perception du Maître. 
Astreint à la physique et au nucléaire, 
Dieu n’a-t-il créé que ces lois et cet univers ? 
Qui ne cesse de se répandre et s’étaler ! 
N’a pas du faire que cette chimie, 
Ces hormones mâles et ces moles femelles, 
Ces êtres de lumières et de feu seulement, 
Pour cesser de créer 
Et s’arrêter juste, là ! 
Minéraux et protides, Gaia est en nous ! 
En ses êtres et ses hôtes qui s’interpénètrent, 
En ses chairs et câlins, que nous prodiguent 
Hommes, femmes et bêtes ! 
La Terre et les dents, la ronde des sérails, 
Cuisines, manèges, vertiges et caravansérails 
Tournent et montent pour devenir des âmes. 
Des enfants, des vieux, des filles et des femmes, 
Des lions, des serpents, des loups, des hyènes, 
Des insectes, des vers et des papillons de flammes, 
Cyclones bruissant et dansant dans le cosmos. 
Qui a lâché ses plumes pour cesser de voler ? 
Qui coule le sang en orgies et en crimes, 
Qui pulvérisé, qui bouilli qui écrasé ou cuit ? 
Qui les cortèges funèbres canarde, 
Qui les cimetières canonne ! 
Tire enfants, malades et lieux de prières. 
Qui sur nos routes assassines, nos berceaux, 
Nos écoles, nos palais, nos matrices, 
Nous nuit, nous tue ou nous aliène… 


LA PARTIE DE L’AILE D’ORIENT 


Qui en guerre en Syrie, guerres en séries 
Qu’impose l’empire des tyrans pour régner ! 
Qui les tsunamis ou sous les feux d’Hitler, 
Qui l’holocauste et les fosses communes, 
Juste hier, sans rappeler le passé ! 
Qui pour ôter les libertés et voler le pétrole, 
Fomente des guerres civiles et de religions… 
Qui pilonne les camps, les bombarde et les torpille, 
Tuant par milliers civils et élèves ? 
Qui menace d’anéantir l’humanité entière, 
Et les voisins, agitant les bombes de la haine, 
Et leurs deux cents têtes nucléaires, 
Livrées par l’empire ou dit-on volées ? 
Qui au Rif, du temps d’Abdelkrim, 
Les gaz lâchés par cinq cent trente avions, 
Par trois puissances, face à la milice locale, 
Du clan qui fit honneur aux nations ! 
Marées humaines séchées sur les monts, 
Ou flottant dans les eaux des barrages … 
L’humanité s’embrase dans le sang 
Dans la démence qui devient religion. 
Et l’ambassadeur, victime de la bêtise infâme, 
Qui réplique à l’insulte du prophète de l’islam, 
Mahomet et ses caricatures immondes ! 
Erreur fanatique face au terrorisme suprême 
De pseudo acteurs et auteurs de crimes, 
Des répliques fâcheuses aux stars libertaires, 
A leurs stupides desseins et propos véreux 
Que la haine raciale change en mercenaires ! 
Qui le Coran souillé, le film idiot et les caricatures 
Manipulent, blasphèment et discriminent à la fois ? 
Ressuscitant des religions, les guerres funestes, 
Ils les exportent là où elles n’ont jamais été. 
Dans la morgue, la-leur, ils s’arrogent le droit 
Haineux d’insulter et l’arrogance de blesser. 
La finesse de se moquer des crédos alternes, 
La liberté d’insulter et les cultes et les races, 
Sont un sport culturel, pour eux, une passion. 
Un style de liberté, l’esprit d’une nation. 
Ils ont le droit laïc, l’outrage véhément, 
De honnir, d’agonir, de flétrir et de médire 
Et de dénigrer en maugréant et de maudire ! 
N’est-ce pas un privilège, un devoir, un dû 
Inscrit dans leur identitaire constitution ? 
La force de création des impérialistes 
Suscitent les révoltes dans les pays différents 
Et leur juste colère face aux crimes abjects. 
L’humiliation, la vindicte atavique et l’outrage 
Armes lourdes, de destructions massives, 
Jetées sciemment à la face des Sarrasins 
Qui simples quidams que l’histoire taira, 
Leur vie entière pas plus lourde qu’une feuille 
D’automne sur un tronc calciné… 
Qui sans mémoire, dans un corps qui s’oublie, 
Tremblant, déchiré de douleurs, solitaire… 
Qui oublieux, incompris de ceux qu’il aime, 
Parkinson, Alzheimer, inutiles trépassés… 
Tous sur la liste de ceux qui vont être jugés, 
Sans raison et sans que la vie ait un sens clair, 
Naîtront pour partir, tel un fétu de paille, 
Que soulève le souffle coléreux du vent. 
Tous vivront, sans importance et sans avoir vécu 
Et se réincarneront encore pour mieux durer ! 
Pour profiter de l’enfer ou s’éterniser au paradis. 
Et pour quels plaisirs encore, en dehors de paître ? 
De tuer, de voler, de mourir ou d’être dévoré ? 
J’ai écris ces mots sans connaissance des crimes 
Qui allaient être commis en temps de paix. 
La pharmacienne du Doum et son coup de fusil, 
La tête du jaloux séparé du corps sur les rails, 
Ces trois cent cinquante tués en la Syrie d’Assad, 
Rien que pour la récolte d’aujourd’hui, 
Ils seront quarante mille dans un instant. 

FRAGILES FUTILITÉS 

Décrire l’imperceptible, 
Voir l’indicible et le prononcer ? 
Faire quelques exercices vaseux 
De mystique philosophie ? 
Voir sans les yeux, 
Ce qu’on n’a pas, sur terre, bien compris ? 
Savoir l’immatériel 
Et ce qui n’a pas encore été crée ? 
Saisir à travers les feux 
Des flammes, les atomes, 
Sentir l’infiniment petit 
Et l’épaisseur des âmes ? 
S’exalter à courir l’espace, 
Les astres et l’univers de nuit, 
Atteindre, sans se quitter 
Les dimensions ultimes, 
Percevoir plus que les organes 
Des sens ne peuvent le faire… 
Naître sans demander de vivre, 
Et en apprécier sans lassitude le sort, 
Parce qu’on a fini, pour de vrai 
Et réellement, par exister ! 
Jouer le jeu et s’y plaire, 
Vouloir en jouir pour plus de durée, 
Refuser de finir, comme ont fini les autres. 
Partir sans raison, 
Sans décider de le faire. 
Naître sans savoir ce que c’est que vivre, 
Ni le but d’être venus ici ? 
Quand je pense à ces milliards d’êtres immolés 
Qui ont parcouru le sol avant d’y sombrer, enterrés… 
A ces rois, assujettis comme de pauvres hères, 
Prisonniers qu’ils sont des terres et des chairs, 
Assujettis au néant, malgré leur arrogante fierté 
Qui subissent le courroux d’un hasardeux destin ! 
Quand avoir pour l’un, c’est tout prendre aux autres, 
Sans projet ni plan, sans programme ni prospectus, 
Mourir, quoi qu’on fasse pour prolonger la durée, 
Sans savoir pourquoi, c’est un devoir de mourir ! 
J’ai vu des guenons, futées, ressembler aux dames, 
Et des porcs, des ours, plus durs que des hommes 
Des lions en leurs genres, éviscérés sous les crocs, 
Laissant leurs aires et leurs lionceaux en pleurs. 
Tels des hyènes humiliés, tirer leur révérence 
Et partir, la queue entre les pattes, la gueule à terre. 
D’autres plus sublimes, ont laissé des cendres, 
Une image, un livre, une invention, un nom ! 
J’avais des idoles dont j’étais fan, elles furent ! 
Comme le roi et ses pair, ses généraux, son père, 
Et leurs seigneuries, tous anéantis. 
Et la reine, ses valets courbés et ses saints flétris. 
Seules les stèles dominent, 
Les rumeurs comme les fortunes, 
Sont éphémères aussi ! 
Qui persécutés par le temps, qui vannés par des ans 
Ou la maladie. Qui la guerre des clans, avidité oblige ! 
Qui les félons, les conflits entre frères, 
Et les complots pour renverser les souverains ! 
Que reste-t-il des ruines, ô suprêmes voluptés ? 
Et vous silhouettes superbes, qui défiiez l’azur, 
Et ses traits du destin, par vos traits atterré ? 
Les voiles jetées, les libertés conquises, que reste-il 
De toi beauté des belles âmes à l’éthique avérée ? 


30 09 12 
AU MAÎTRE DE LA SCY-IERIE 


 


Morale et libertés, santé, jeunesse, beauté, 
Droit au confort, au travail des fois, à la richesse, 
Au luxe, à l’amour toujours et la luxure aussi ! 
Que reste-t-il des joies, ô sombres voluptés ? 
Des vers, des rimes, des sentences, un nom ? 
C’est un lion de profil, un homme de face, 
Qui sur la même figure se joue de mes yeux, 
Et d’insultes et de mots me menace et me glace. 
Là, ces petits carreaux de la mosaïque des toilettes, 
C’est un lion de profil, un homme de face !! 
J’hallucine ou j’imagine, j’interprète voilà tout. 
Ce sont des ondes de joies, que le destin écrit 
Quand l’image délivre des sens multiples, 
Le cerveau sous pression en rehausse la vision. 
Le rythme des idées et leurs concepts exultent 
C’est la passion sincère, le passé hirsute, 
L’euphorie, les orgies, l’érection immense, 
D’un @#$%& de lion qui casse ses jouets : 
Ses sujets, électeurs et citoyens asexués! 
Il souille les océans et la carte des tropiques 
La géo, la graphie, de ces grotesques grues. 
Il met les Goliath sous la plante du David 
Du moins leurs souches et leurs marmots 
C’est du lion que je parle, 
Mais c’est l’aigle qui sort. 
Tous sous l’aile impériale ou entre les serres ! 
Il interfère et guerroie, chamboule la terre. 
Les potentats, les despotes, les tyrans, les dictatures, 
Tous, sous la verge de l’OTAN et du lobby de Sion. 
Les rois sont devenus des satrapes et des martyrs ! 
Déchiré, le Peuple, sa vulve et ses vies et ses clans. 
Déchirée la Nation, ses us et ses rires antérieurs ! 
Aux chimères, ses crédos, son identité et ses langues! 
Faute de traditions vivaces, un projet impérial, un plan 
Comme force intérieure et souveraine peur ! 
Ses desseins vaseux aux sombres voluptés 
Souvenirs cramoisis, mais jamais égalés, Le Lion 
Fait face aux ennemis féroces et leurs grands périls 
Assad, le souverain de la république s’impose ! 
Il est l’inébranlable garant, 
L’emblème, le propriétaire. 
Le Lion est repoussé par les ogres 
Jusqu’aux ultimes ressorts 
Face aux démons des airs 
Et leurs forces obscures. 
Chaque pays a le sien de Bush, Bonaparte ou Hitler. 
Le Lion ne sait que saigner les siens pour mieux rugir. 
Saisir, éliminer, effacer à jamais, anéantir pour régir, 
Régner, commander en maître de l’épouvante, 
Maître des créatures de la terre, de l’Apocalypse 
Etre, le cavalier seul afin de semer la terreur ! 
Prendre le plaisir de juger à la place de Dieu. 
Des causes perdues, élever le peuple en martyr, 
Les pays en temple des fosses et musée des horreurs, 
C’est la volonté de l’Empire, d’aliéner les rois. 
Face à la détresse, au lieu de se rendre, Assad 
Ne peut que détruire et boire le sang des siens. 
Charnel plaisir de l’Ouroboros en crise de sagesse, 
Rester digne en avalant sa queue, pour s’occire ! 
Non pas pour le plaisir ingrat et solitaire, 
Ni celui bienséant, de fuir en lâche et de partir! 
Qui en fosse qui en trou, qui en pèlerinage à vomir ! 
Mais, c’est pour empêcher que Satan ne le pende ! 
Ou que le Diable d’Obama, ne le jette en mer 
Dans un coffre, de béton armé, en un lieu secret 
Dont il ne peut ressusciter de sa sordide mort. 
Ou qu’on le juge coupable et qu’on le fasse périr, 
Veuf, amputé de son organe des plaisirs, la queue ! 
La queue des lions qui sert à fouetter ses serfs, 
Comme ses séides qui l’empêchent de se rendre 
Et qui le tueraient s’il venait de céder au plus fort. 
Renaître sans queue, c’est ressusciter sans vie, 
Pour un trône vide, sans pieds ni guerriers. 
Pour qui hante les palais et les voûtes célestes. 
C’est un pays nu, désert, une contrée sauvage 
Je parle du plaisir des dieux, par delà les nuages, 
Tout le reste n’est que fumées stériles et bravades. 
Ce sont les danses des femmes lionnes du Niger 
Je vois leurs seins, couleur de sienne, se soulever 
Encore, au rythme haletant des colliers du cou 
Et des sons obsédants des tambours, 
Qui ont trembler mes pieds à ce jour. 
Je vois encore les neiges sur le Kilimandjaro, 
Les montagnes rocheuses, ses nuages rares, 
Qui se mêlent aux messages de fumées, 
Que lancent en SOS, les Apaches et les Sioux, 
Les indiens que l’on supplante sur leurs terres. 
Images familières des hommes policés, 
Et des races aux civilisations supérieures, 
L’homme blanc a besoin de grands espaces 
Pour installer ses églises, ses écuries et ses bars 
Pour civiliser les colonies et leurs protégés ! 


NOSTALGIES 

Nous voyons les films avec nostalgie en retenant les images, 
Les mots, les passages marquants, les expressions du corps. 
Nous veillons tard jusqu’à la fin du suspense, 
De la curiosité ou des peurs, de crainte de perdre le fil, 
De rater une séquence, un minois, une danse, 
Un baiser, une musique. 
Je vois encore les seins, couleur de sienne, 
Au rythme des colliers du cou, se soulever 
Et des sons des tambours ensorcelants 
Lever les jambes félines, ondoyantes 
Ce sont les danses des femmes lions du Nigéria. 
Je vois encore les neiges sur le Kilimandjaro, 
Les montagnes rocheuses, leurs rares nuages 
Se mêler aux messages de fumées, 
Que lancent en SOS inquiets, les indiens 
Qu’on élimine pour voler sur leurs terres. 
Image familière des civilisateurs et des protégés. 
L’homme blanc a besoin de grands espaces, 
Pour installer ses églises, ses mines, ses fermages, 
Ses bars, ses bordels et ses colonies civilisées 
Et là, pour enterrer les victimes des avalanches, 
Des glaciers et des cataclysmes. 
J’ai vécu sous César, 
Quand ses phalanges occupaient la Gaule. 
J’ai vécu sous Napoléon et Joséphine 
Avant les Basri, les Filali, les princes et leurs exils. 
J’ai vu Moïse, la Bible à la main, défier Pharaon 
De son bâton-Serpent et insulter Hitler. 
J’ai vu Tarzan nager à l’époque de Weissmuller. 
J’ai vu Hercule nettoyant les écuries d’Augias, 
Oublieux de nos villes et vilains terreaux. 
Je suis toujours sous le coup de foudre de Liz, 
De Greta Garbo et d’Ava Gardner. 
Je vois avec les yeux de Robert Ryan 
Et je regarde se déhancher la croupe 
Du cheval de Burt Lancaster. 
La Princesse quand à elle a soldé son haras. 
Elle est partie comme les saints et les rois, 
L’Eden où s’en vont de Dieu, les amants. 
L’ombre du cheval s’éloigne, le justicier 
Poor lonesome cowboy est au firmament. 
La laisse au cou, la crinière sur les yeux, 
Il masque le visage tourné du héros en émois 
Et de la dulcinée, en pleurs reste éperdue. 
Si Barak lançait ses avions et ses chars, 
Il aura gain de cause pour sa réélection, 
Contre Romney le richissime Mormon. 
Si le satanique Nathan, yahoo d’Israël 
Ne provoque l’Iran en profitant des faiblesses 
Du flanc d’lrak-Syrie et de l’Egypte-Liban. 
Pour l’instant il a fini de nettoyer Jérusalem 
Du quartier historique des Marocains ! 
Qui malgré leur place pudique à la tête 
Du comité Al Qods, restent très pacifique. 
Et à la tribune de l’ONU, sans concessions 
Il est en train de dégoupiller une bombe, 
Celle qu’il symbolise le nucléaire iranien. 
Une alarme qu’il agite, la peur et la terreur, 
Pour justifier sa volonté incongrue 
De détruire l’Iran dans l’œuf 
Par les armes de l’Otan et le bras américain ! 
Curieux comme cette bombe ressemble 
A celle qu’avait mise au Danemark 
L’odieux journal Jyllands-Posten 
Sur la caricature du prophète mahométan 

POÉSIE ? 

La poésie est une humeur, une disposition de l’âme, 
A parler à chanter, à répéter pour s’en souvenir. 
Une sorte de parodie de l’existence et du monde, 
Qui prend des aspects de talisman et à expier. 
Une incantation, un exorcisme, pour conjurer 
A force de rythme et de mots, les sortilèges. 
Que sont l’existence et les ressentiments 
Des hommes, du temps et des choses. 
N’est-ce pas que le destin et le hasard 
Ce sont des phénomènes paranormaux 
Qui s’en prennent à l’humain pour l’aliéner 
Et le conduire à réagir en le forçant. 

EVOLUTION 


 

Qui se souvient des chairs et des ossements ? 
Qui se souvient des reptiles, Pharaon ? 
Ou ce chef fossile héritier des poissons ? 
Qui se souvient des ses ancêtres reptiles, 
Quand il a perdu la queue ses ailes, 
Ou son prestigieux sceptre d’Amon ! 
Qui se souvient de ses aïeux, seigneur ? 
Et comment ils sont devenus riches 
Et puissants, avant de finir en ossements ? 
Que reste-t-il des hommes devenus rois, 
Et des humains faits dieux et prophètes ? 
Qui se souvient des restes et leurs instants ? 
Qui se souvient d’Adam et de sa côte, Eve ? 
Qui se souvient du visage d’Abel et de la tête 
De Caïn, fut t-il comme un blanc païen ? 
Notre jaloux ancêtre et premier assassin, 
Barbu comme un bouc peut l’être 
Fut un primate arboricole ou un simien. 
Sans remonter jusqu’à la création du Soleil, 
Qui se souvient du navire, le zoo de Noah ? 
Qui se souvient d’Abram et de Joseph 
Du bâton de Moïse, des paroles d’Aaron ? 
De la naissance de Jésus avant de disparaître 

SOUS LES NUÉES 
J’ai vu sous la pluie battante un homme 
Fouiller dans les poubelles, ce matin. 
La dernière cigogne garde encore le foyer 
Quand toutes sont déjà parties en exil, 
Pour migrer ailleurs et transhumer, 
Espérant ne point trouver d’opprobre 
A la couleur de leur bec et de leur tenue. 
J’ai vu le reflet d’un arc sur l’asphalte irisée, 
Me rappeler les couleurs du paradis, 
L’Eden, mais en moi-même j’ai fouillé, 
Je n’ai rien vu, je n’ai rien trouvé. 
La visite du roi a supprimé les dos-d’ânes, 
Repeint les bords de trottoirs en rouge et blanc, 
Coupé les branches d’arbres, nettoyé les aires, 
A quand les ânes, eux-mêmes, de cet endroit ? 
De loin en loin, les cloches sonnent 
Appelant les fidèles à la communion. 
L’Europe de l’Euro et du Christ est une 
L’Eglise, malgré les guerres mondiales, 
Sort des conflits et du clash des religions 
Les bruits des motos et leurs fulminants échos, 
Défient le repos des gens, qu’ils agressent. 
Par la pollution sonore et le stress, les motards 
Déroutent les appels symphoniques des muezzins. 
A la place des prières pieuses ce sont des maux 
Que les vieux leur jettent et des malédictions. 
Le temps passe à grande vitesse, sans retour; 
La terre se hâte pour compter les jours 
Les siens d’abord et les nôtres qui en sont faits. 
Alep , j’ai rêvé de toi, d’Athènes et du Caire. 
J’ai rêve de toi, des Indes et de la Chine. 
Je voyais l’Irak, la Syrie, Ispahan, le Gange, 
Byzance, Babylone, l’Euphrate et le Nil, 
Les îles aux palmiers, les coraux du Pacific, 
Les arbres d’Amazonie, les fauves d’Afrique. 
Démocratie, liberté, différences, tolérances, 
Arts, connaissance, civilisations et puissance, 
L’histoire, l’antiquité, en un mot l’Andalousie. 
Mais, ce ne fut que rhétorique et philosophie. 
Que de choses apprises et vivement l’oubli ! 
Paix, sécurité, éthique, cultes et solidarité, 
Rêves d’ados déracinés des lycées de jadis ! 
Mensonges réels ou vérités incongrues ? 
Pourquoi ont-ils fuit, tous mes amis ? 
Que de mots, tués dans tes cendres, Alep ! 
Et que de morts viennent en échos préciser, 
Que nous avons enterré deux guerres, 
L’Holocauste, le Vietnam et l’apartheid.. 
Que de mots, tués dans tes cendres, Alep ! 
Nous attendions justice à Jérusalem, 
Une nouvelle capitale, celle d’un monde apaisé. 
Mensonges réels et vérités délabrées ? 
Damas, néo Goliath du moribond David, 
Batard rejeton des tzars d’Amérique, 
Olympe de Zeus, l’empereur de ce monde, 
Colonie terrestre que régit César par Crésus frelaté ! 
Damas, néo Goliath du moribond David, 
Croule comme Tripoli, Bagdad et Téhéran. 
Sous l’emprise barbare des guerres iniques, 
L’Irak, la Syrie puis l’Iran et ce sera fini ! 
Ils ne veulent plus de crépus barbares, 
Aux sources opulentes du pétrole, 
Ni d’adorateurs du prophète Taha, 
Aux portes crépusculaires du Levant. 
Errances corrosives 
Etes-vous sourds ou camés ? 
Ivres-morts, morts de sommeil 
Ou trépassés, 
Perclus de honte et tellement vannés ? 
Si la conscience est en exil 
L’image de soi est défunte, 
Noyées dans la honte 
et engluée de lâcheté 
L’ego au méprisant le moi 
Sans nulle angoisse pour le racheter 
Nulle douleur, alors nulle peur 
Ne peut vous maintenir réveillés 
Alors, dormez ! 
La conspiration 
Oui, il y a cette feinte générale, 
Morale qui nous relie et nous unit 
Sans nul prêtre ni pâtre 
Pour nous guider et racheter 
Permission 
Qui vous donne à croire 
Que vous êtes digne et adapté 
Et que tout peut être vendu et acheté 
Vous et moi, en premiers ? 
Comment dormir avec vos frères, 
Qui en échos, ne cessent d’aboyer ? 
Je plaisante sur nos sorts, sur nos pères, 
Sur nos maires, sur nos vivants sur nos morts 
Qui nous vendent là où vous priiez 
Sans vous avertir 
Alors que vous les décriez ! 
Comment j’arrive à penser, dites ? 
Oui je pense que, je radote, il est vrai ! 
Comment j’arrive à penser que je suis ‘’moi’’ 
Conscience superflue ou moi ? 
A régler ma digestion, mon cœur mes viscères 
mon moteur, ma circulation, 
A réparer ce robot, cette machine héritée 
Qui me pilote et me maintient en vie ? 
Et que par instinct je tiens à le rester ! 
Comme ces palestiniens, mine de rien 
Ces gens d’Irak, d’Iran et ces Syriens ! 
Vas-y Hitler, tue tes juifs en série ! 
Vas-y Bachar tue tes frères en Syrie. 
Comme les Chinois, ils sont nombreux, 
Comme les Russes, ils n’ont pas de dieu 
Ils y ont cru, un peu, des fois, peut-être ? 
Mais, ils n’ont pas de dieu, nos maîtres. 
C’est tout comme s’ils l’avaient fait 
C’est à cause d’eux, qu’on en est là ! 
Alors, trêve de morale et d’humanité 
Termine ton tâche Satan et va-t-en ! 
Vas-y Lion, en démon de la mort, 
Fais des martyres pour leur printemps 
Torpille, ébouillante, brûle et tire, 
La terre veut une trêve pour ta fête, 
Sous tes pas elle devient un volcan 
Où tes sbires calcinent les vivants ! 
N’ont-ils pas construit les pyramides, 
Les saints et les prophètes Hébreux, 
Des Nobels, sont des juifs pour la plupart 
Penseurs Mathématiciens et économistes 
Banquiers artistes, lobbies et affairistes 
Ya nafsi féqué bi âybak qbal ma darkéke el mout ! 

APRES LES CHIENS, LA NUIT, 

Après les chiens, la nuit, 
Vient le tour de ceux du jour… 
Du calme mon âme, va avec le vent 
Laisse couler le temps sans t’opposer 
Aux mouvements et hasards du moment. 
Sans tenir tête aux bravades cyniques 
Et sans défier la bêtise des plus impudents, 
Tu ne peux corriger ce qui est tordu, 
Alors ne réponds point, par pudeur, aux cris. 
Car toi même tu n’es ni correct ni parfait 
Et tu ne pourrais les convaincre 
Même si tu l’étais. 
Les choses et la vie ont un sens 
Que je n’aperçois pas… 
Je cherche un message, une explication 
Un sens dans les plis du vent, 
Sur les ailes colorées du papillon, 
La cime des arbres qui se balancent, 
Le brillant des roues 
Ou l’éclat fugitif des rayons.. 
Cette voiture de luxe, 
Est devenue une brouette, 
Cet athlète est mort, 
Et ce chanteur aussi. 
Elle était plus que belle, 
Une statue divine, une fée. 
La voir, c’est avec pudeur 
Et le visage tourné, agenouillé, 
De peur de se faire pâlir, 
Comme une statue de sel, 
De fondre ou de s’embraser. 
On n’a plus entendu parler d’elle, 
Elle s’est oubliée. ….La maladie… 
Le pays a sombré avec les siens, 
La cité est devenu désert, 
Les rochers, de la terre… 
Gigantesque sablier… 
Où donc leurs âmes sont-elles parties ? 
Les paroles et les mots, 
Leurs intentions, leurs symboles, 
Leurs sens et leurs paraboles, 
Jeux rébus des méninges, 
Instantanées jetés sur l’avenir 
Puzzle de mémoire, 
Repères furtifs ou jalons, 
Tels ces regards furtifs et miaulant 
Des chatons, à la sortie du maître, 
Ou ces restes éparses de fleurs éparpillées 
De bougainvilliers, roses et blancs, 
Qui raclent l’asphalte comme des poussières 
Poussés par les saccades des vents, 
Me laissent perplexe sur nos pouvoirs, 
Hermétiques et de divination, 
Dont j’ignore l’usage et les fonctions, 

 


DR IDRISSI MY AHMED, 
KÉNITRA, AU 04-12  11 121 
ÉPREUVE LIVRÉE EN PRIMEUR 
ENCORE SOUS CORRECTION 
DR IDRISSI MY AHMED

7 septembre 2012

  
ASSOCIATION DES AMIS DES MYASTHÉNIQUES DU MAROC


Entre les taxes illégitimes et les lois scélérates

Il y a plus de 8 ans, l'AAMM avait tiré la sonnette d'alarme, sur le renchérissement, la et la discrimination des soins. Sur l'injustice flagrante, l'inconscience et la lâcheté ou le manque de courage patriotique, l'absence de créativité qui sévit chez les faiseurs de loi et sur l'iniquité devant la maladie.
Nous avons expliqué aux citoyens leurs droits, par presse interposée et sur le Web. Nous nous sommes plaints publiquement, aux cadres qui gèrent notre pays. Ce qui nous a valu des dizaines de publications et des milliers de lettres. Oui des milliers de lettres, nominatives ou circulaires, provenant de l'AAMM, à toutes les énergies citoyennes du pays. Y compris des appels, pudiques et stridents, réitérés aux Conseillers de SM le Roi et directement à ses honorables bureaux.
Nous y avons démontré, avec logique et rage, l'inanité de la TVA, telle qu'elle est appliquée  sur les maladies et l'immoralité de la Taxe de Douane sur les malades. Tant sur les médicaments et leurs intrants que sur le matériel de laboratoire et de diagnostic.  Et dire que cette taxe de Douane devait sauter entre 2010 et 2012 ! Et dire que le livre et le blé, entre autres facilités qui sont aussi essentielles, à la vie des humains, que les médicaments, sont dispensés de ladite Taxe de Douane ! Et dire que notre pays n'invente pas de molécules chimiques pour l'usage des siens ! Et qu'il achète tous les composants et les intrants des médicaments, l'ensemble du matériel et des réactifs de Santé aussi !
En effet, il est arbitraire d'escroquer des gens sur leurs souffrances et de les arnaquer, lorsqu'ils sont terrassés, diminués par des maladies. Que ce soit avec des prix forts et des bénéfices exorbitants sur les médicaments onéreux, que ce soit sur des actes coûteux, incontrôlables ou des actions pirates incontrôlées ou permissives, à l'extérieur des secteurs vers lesquels ils s'adressent en premier.
Rabattages, TPA et valses entre les secteurs,  cliniques illégales des Caisses, ventes des médicaments sans contrôles des pharmaciens, dépassements des droits et attributions, de ceux-ci… Que d'actes et de dérives invalident et ternissent notre exercice quotidien, les uns et les autres et qu'il faut mieux réglementer.
Qu'elles soient graves ou passagères, les maladies ne sont pas des produits de luxe ni des situations de confort pour lesquels on doit payer des impôts indirects. Ce sont des états de souffrance et d'improductivité pour devoir être électivement taxés. A fortiori, dans un Etat moderniste qui tente de devenir plus démocratique ! 
Durant ces phases de misères physiques et morales, on taxe même les fous ! Tout autant qu'on pénalise, on entrave, on limite, on sabote les investissements qui vont servir aux seuls malades. Je fais allusion au matériel qui va explorer les causes des maux, les appareils qui vont porter des diagnostiques, les instruments et les médicaments qui vont permettre de les soigner enfin !
L'accès aux soins est légitime, sauf qu'il est entravé par ces taxes vicieuses et qui se succèdent et s'ajoutent sur toutes les étapes et les cursus difficiles ou longs des traitements.
Les malades sont persécutés, brimés et exploités par des impôts inciviques, des taxes injustifiés quant à fond d'application, économiquement paradoxales et politiquement antisociales ! Qui se révèlent donc antilibérales et finalement contre toute espèce de morale religieuse, ou pas !
L'Etat, dans sa quête de bonne gouvernance, doit faciliter l'accès aux soins et non continuer de dépraver, de le limiter ou le pénaliser, indirectement et inconsciemment. Riche ou pauvre,  couvert ou démuni, de couverture sociale, le malade n'a pas à payer de taxes odieuses sur ses misères de santé, sur ses détériorations  et sur ses imperfections, qu'elles soient gravissimes ou légères. C'est un principe évolué, généreux et logique, qui doit entrer dans nos concepts, nos conduites et nos directives, les plus illustres.
L'Etat souverain et juste, doit aider le quêteur de soins. Non seulement pour guérir, et c'est son droit premier, mais aussi pour le pousser à produire, une fois revenu à la santé, afin d'aider sa  famille et payer ses justes impôts. C'est le minimum de devoirs intercommunautaires pour évoluer, dignement, solidairement, dans le cadre d'un pays.
Hélas, même les malades neurologiques, tout comme les handicapés et les malades psychotiques, paient pour leurs schizophrénies, leurs Alzheimer ou leurs démences ! Extrême civisme de voir les démunis mentaux et les fracturés de l'âme, payer avec tant d'éthique des taxes illégitimes, à l'Etat ! La moindre angine, qui empêche un enfant de manger et de boire, la moindre des diarrhées, qui indispose même l'adulte bien pensant, sont comptables d'impôts. Des charges déplacées et inélégantes, des tributs-sanctions, pour un fisc qui se nourrit de ces abjections-là ! Vampirisme coprophagique ou cynisme ?
Dime et gabelle archaïques, des principes ou des préceptes, dignes de l'école coloniale. Des âneries, lâches, sordides qui dans leurs fourberies malsaines, sont imperceptibles et inconscientes pour la plupart des citoyens. L'Etat, qui vogue sur la lancée de son ignorance, continue depuis sa prime indépendance, à faire des copies-collées des erreurs de la métropole.
Un protectorat qui continue, sans bases ni Résidence visibles, d'appliquer des régimes navrants et des us fiscaux dignes de l'ère bonapartienne ! Des préceptes draconiens et surannés que l'on continue,  inconsciemment à laisser opérer !
Il faut défiscaliser les maladies ! Et par là tout ce qui permet de retrouver la santé à travers la recherche des soins.
Ultime exemple de bonne citoyenneté, même les fous dans notre bon pays paient des impôts sur leurs démences. Cette bavure féodale, ces exactions fiscales moyenâgeuses, sont des travers et des lois prédatrices, qu'il nous faut supprimer.
Si ce sont des oublis ou des ignorances, si ce sont des difficultés, n'a-t-on pas les hommes, qu'il faut pour statuer sur ce grand projet social de Réforme Fiscale Sanitaire ? Des cadres capables d'opérer une Réforme, profonde des taxes qui régissent le monde de la santé et ses multiples secteurs ? De l'industriel au patient, en passant par les praticiens.
N'a-t-on pas de militants courageux et inventifs, à la hauteur de leurs salaires et de leurs fonctions, qui ressentiraient leur devoir et qui recevraient l'ordre royal de servir le Peuple ? Des cadres qui pourraient nous créer des lois, plus humaines, afin de répondre aux vœux du Souverain ? De produire des lois fiscales adaptées et nouvelles, " afin d'innover ", comme Sa Majesté nous a poussés à le faire ? Et donner enfin à partir du Maroc un exemple aux plus illustres nations ! Ces payas vis-à-vis desquels nous ne devons plus être du reste, ni les derniers à évoluer, sous sur leurs pas ou sous leurs pressions !
Une Réforme générale et radicale, pour être efficiente et juste, doit prendre en mains les produits de santé, quelles que soient les maladies et quelles que soient les étapes des soins et les secteurs. Que le malade soit couvert ou sans sécurité et autre assurance, ou qu'il chôme et qu'il soit pauvre !
Les droits de l'Homme se doivent d'intégrer dans leur militance, ces exactions faites sur le dos de l'homme malade. Autant sinon plus, qu'elles ne s'attachent aux affaires de justice et de liberté. A ce titre requérir la protection et l'équité de l'Etat, est un acte de civisme, dont l'AAMM est fière. Le positiver est sans doute un grand pas, un prestige, pour illustrer notre pays face aux autres régimes et devant les grandes nations
Le malade n'a pas de taxes indirectes à payer sur ses insuffisances, ni lors de sa quête de santé. En effet il n'y a nulle productivité dans la maladie à devoir être logiquement fiscalisée. On ne doit pas ''imposer les maladies'', on doit défiscaliser toutes les étapes des soins. De leurs taxes indirectes, s'entend ! D'autant que le facteur santé devrait entrer comme paramètre de l'INDH.
C'est le chantier de cœur de Sidi Mohammed, le chantier royal par excellence. Cette grande œuvre nationale, n'a-t-elle pas besoin de la santé ? Ce, afin de permettre à l'homme, debout et fier, de prospérer, comme lorsqu'il rencontre des difficultés, pour sortir de la l'ignorance et de pauvreté ? Nous devons à nos dirigeants cette miséricorde, qui les rendra, plus majestueux et plus grandioses, encore !
Nous n'avons pas cessé d'attirer l'attention des Ordres et des Syndicats, vos collègues et les nôtres. Les leaders des Parti, les hauts responsables des deux Chambres du Parlement, depuis 8 ans, aussi ! Comme de dire et de démontrer, pour les secouer, à comprendre et leurs dols et leurs intérêts, afin de susciter leurs partenariats et de s'impliquer.

Même la Santé ''Publique'', dans ses achats de matériel, pour ses hospices et de maintenance de celui-ci, comme pour ses réactifs et ses instruments, y gagnera. Le Ramed et l'ANAM de même. A l'instar des  Caisses de Maladies, la CNOPS et la SECU, qui perdent le quart de leurs propres budgets. Celui, en fait, dont on prive les adhérents malades.
Et ces organismes publics continuent de les pomper, en leur faisant casquer la TVA et la Taxe de Douane. Soit 24 à 37 %, pour ces deux taxes réunies.
Ces insouciances, si elles persistent, vont continuer à damner la santé. Sans miséricorde, elles seront preuves d'insouciances, d'exactions, de bévues ou de mépris ! Des pathologies que le Peuple à longtemps honnies et qu'il voudrait, certes, oublier !
Et quand on sait que nous sommes dans un registre moral de libéralisme et sous un registre religieux musulman, qui nous recommandent de ne pas exploiter les faibles et les démunis, on se pose des questions à propos des malades.
Si dans leurs souffrances, ils doivent espérer ou continuer, contre gré, à endurer ces infamies ? Si leurs cadres et leurs emblèmes, ne leur octroient pas assez d'importance et leur réservent assez de dignité ? Ou que ladite bonne gouvernance ne soit faite que de velléités, de vœux pieux, à l'égard de la gente et de Dieu ? Arrogance décuplée ou signes de mépris cristallisés ? Puisque longtemps nous y avons été habitués…Ignorance des cadres, assortie de représentants absentéistes, les deux sans efficacité ni courage ? Ou en fait des réglementations et des lois et de leurs nécessaires réévaluations et réajustements au profit de la justice et des hommes ? Impavidité de ceux qui l'ont écrite pour nous et de ceux qui nous l'appliquent, ad mortem ? Laisser-aller, si génésique sous nos tropiques ?
Mais de notre côté, à l'AAMM, qui s'occupe de malades handicapés neurologiques, entre autres, nous avons une conduite et une philosophie.
Il faut rester tenaces et faire confiance au Roi et à nos droits. Les lois s'écrivent et changent pour évoluer en faveur de l'Homme et de ses progrès. Le développement humain, c'est cela en fait. L'espoir fait vivre et longue vie, longue vie à ceux qui sauveront notre santé ! 
Nous répétons avec un sincère credo, que nous devons à nos dirigeants, nous attendons d'eux cette miséricorde-là. Un acte de reforme et de générosité qui ne leur est guère étranger, un acte de justice qui les rendra encore plus majestueux et plus grandioses, avec notre inextinguible admiration !
Kénitra,  le 06 septembre 2012,
Dr Idrissi My Ahmed
ASSOCIATION DES AMIS DES MYASTHÉNIQUES DU MAROC
CENTRE DE RÉFÉRENCE RÉGIONAL DES MALADIES NEUROMUSCULAIRES
112, avenue Mohamed Diouri, Kénitra, Telfax: 0537376330, Assistance: 0661252005,
Courriel: aamm25@gmail.com , Site : http://myasthenie.forumactif.com
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1 septembre 2012

REMUGLES CONTE SIMIESQUE '' PRURITS NOCTURNES ET CONTES PERVERS."

 REMUGLES ET PYROSIS,

PRURITS NOCTURNES ET CONTES PERVERS.

Chaque peuple, de la Perse à la Chine, des Indes à l'Afrique, a ses légendes, ses parfums éthérées et ses odeurs âcres. Les vieilles civilisations couvrent de mystères et de cultes magiques l'imaginaire des hommes. Ressourcements intarissables, creusets de l'homme, on leur doit nos inventions et nos successives renaissances. Nos rêves souvent, alors qu'en ce moment, hélas, ils vivent de vrais cauchemars. Outre la peur, l'humiliation, l'offense et les guerres imposés, ils subissent de la part des leurs démons, le lavage ethnique sous la vindicte millénaire.

On raconte que Jean De La Fontaine a copié ses fables des contes d'Esope et de chez,-nous, les musulmans, qui les avions véhiculées en fait des Indes lors de nos pérégrinations commerciales…Réservoirs humains d'antiques sagesses, on retrouve les contes magnifiés dans notre culture, puisque selon les dires du prophète, pour les sciences, il ne faut pas hésiter d'aller jusqu'aux Indes pour la quête du savoir. Et on y va de ce pas.





Que se passe-t-il en Syrie ?
Je vais demander à un singe de m'expliquer ce bazar.

Si j'ai soldé les os et les crânes humains et mon ostéologie avec, je garde encore le crâne de Tchita, ma guenon d'Itzer ! Ainsi que quelques vers du soliloque de Hamlet de Shakespeare. To be or not to be, that is the question ! Adolescent, j'ai rêvé de chasses aux Indes et de safaris en Afrique…Sauf que ce sont les rois hispaniques et les princes anglais qui en profitent. Le peuple garde ses rêves, pour d'autres vies et les rois les réalisent de leur vivant et se les appliquent. To be or not to be, alors qui suis-je ? Que représentent pour moi, le monde et la vie ? Si subtiles dans leurs belles et prosaïques ou mortelles complexités ! Ici, donc dans ma région et mon identité, quand mon métier est de soigner alors que je vois des tyrans tuer sans trêve et sans vergogne les leurs. Sous la férule de qui on sait, parmi les démocrates et richissimes des humains civilisés. Quoi comprendre et où est la vérité ?
A mon âge, je ne sais rien. Les gourous, là bas, les sikhs et les faquirs,  sont des pilotes à leur manière, des guides. Faute d'avions ou d'ailes, ils façonnent nos tempéraments, nos caractères, nos conduites, nous dirigent des fois, et tirent nos âmes vers d'autres zones, là où nos sens habituels n'ont pas de prise.

Un revenant ou un avatar ?

Spectral souvenir de sa défunte amie…J'avais perdu de vue ce maître des ailes, doté par la nature et sa fonction de long courrier et dont le zèle s'exonérait de loin. Un sage, qui resté jeune et constamment à la conquête de la vie est toujours en quête de perfectibles moitiés. Elles sont nombreuses, ils les tirent à tir d'ailes, ces âmes effarouchées des fidèles, qui oublieuses du corps, n'ont de besoins que de servir autrui en le servant avec amour et fidélité. Esthétisme mystique, les couches des gourous sont comme des salles de classes. Des aérodromes du ciel, où l'on apprend par l'extase et le don de soi, à sortir du corps pour accéder aux sens les plus fins, vers la paix et l'oubli, dans les contrées imaginaires. Actes de dévotion et de piété, occultes et intimes, qui ne sont pas si rares, mais qui sont à l'origine même de la vie et de grands émois.
Parlant des gourous, on les imagine souvent ces maîtres, à moitié nus, halés imberbes ou très barbus. On les voit, qui contorsionnés, qui marchant sur les cendres ou nageant parmi les cadavres et les fleurs dans le Gange. Clichés multicolores, ou scories nauséeuses, la vérité est là. Elle est multiple, gluante et glauque, ensorcelante et majestueuses. Simplicité et dignité, tout est en question, en Orient ! Orient magique, splendide et magnifique.
Tente-huitard invétéré, preux conquérant de la chair gratuite, mieux habillé que ses congénères, le culte anglais, sa vision à l'américaine, avait fait de ce pilote des dieux, un marabout. Un homme qu'on loue pour ses services. Lui qui était le messager, le coursier des divinités vivantes ! Ses orgies aériennes à leurs services, ses litanies éthérées, l'ont rendu à la fois sage. puissant et fier. Ça se sentait en lui. Mais astreint au devoir de réserve, il ne s'en ventait pas. Ses expériences multiples dans les hôtels internationaux, les congrès et les gites étoilés, l'ont conservé toujours aussi jeune. On dirait qu'il jouxtait Jouvence en buvant souvent de son sein.

Le crépuscule des sages

Cette éthique, cette thérapie, peu de gens la partagent en fait. Ces gourous ont une sorte d'aura, la baraka. La mémoire persiste sur les sables de Skhirate et les terres de Témara d'un homme de cette trempe. Ce guérisseur miraculeux, Cheikh Mehdi Toubi n'était pas un Toubib. Vrai charlatan ou pseudo fakir, que Dieu me pardonne si je me trompe, ou qu'Il me donne ses dons s'ils étaient vrais.

Entre parenthèses.

Il drainait des milliers de malades. Et des plus graves encore. Qui par dépit ou par défi, qui par espoir ou crédulité, ou simplement par la quasi gratuité et le déficit du système de Santé? Une cour des miracles, alors, qui faute de parvis avait occupé toute la  ferme comme esplanade. La place de la Résurrection de Mme Student devait ressembler à ce paysage-là. Une effervescence, une fièvre, un magnétisme qui enflammait d'espoir une foule Innombrable vivant dans un état second. Là, le miracle s'obtenait dans le souk, avec des pains de sucre. Et la baraka pénétrait les bouteilles d'eau minérale même fermées !
Si ce ne sont pas des miracles, c'est de l'escroquerie tolérée par les autorités ! Un commerce florissant, concédé par le Makhzen, à en croire les détracteurs impénitents de celui-ci. Les gens étaient heureux de trouver, faute de santé laïque correcte et d'écoute profane attentive, une vision miraculeuse, une mission affable, quasi mystique émanant de l'Au-delà!

Loups loufoques





Rien à voir avec nos misérabilissimes Taïbi et autres Kader Kada. Ces esbroufeurs, malins et pervers et sournois, des loups, non des hyènes, sont de la race des escrocs et des maraudeurs. A l'instar de ces Sabires et ces Nabils, des quidams hypo lettrés, mués en vrais journalistes ou de faux scientifiques. De véritables docteurs qui vandalisent leurs professions. Des ombres qui hantent les malades, des incubes qui les exploitent. Qui les cabinets, qui les cliniques, qui le TPA, en fuyant leurs charges premières dans les hôpitaux publics. Appelez l'avocate Baddou, la pourfendeuse des cliniques ou son réanimateur El Ouardi et alter ego, ils vous le diront.
L'un vend l'air, les autres ventilent les soporifiques, mais tous sucent le sang ! A l'instar des taxes scélérates sur les maladies, que sont ces taxes de Douane et la dime TVA et que nous dénonçons ici aussi âprement. Impôts ignobles imposés sur le matériel médical et les médicaments et que ne paient que les malades dans le plus beau pays du continent. Les Gueux sont exploités par le fisc dans leurs situations les plus morbides. Infâmes iniquités.

Conclusion préliminaire

Chacun donc ses fidèles et des proies, entre la foi et la perfidie, on saigne ou on soigne les quémandeurs de santé !

Passons au conte allégorique.

Voici donc que notre gourou bienséant, l'anecdote ou la blague faciles. Avec lui, le plus souvent comme acteur et héros. Aujourd'hui, il me sort une véritable histoire. Un conte quasiment vrai, que je me fais le plaisir de partager avec vous. C'est à la fois un symbole et une sentence. Une métaphore mystique même qu'il s'agit là de véritables animaux.
C'est l'histoire indienne d'un vieux lion qui a crevé, au point de laisser des nuages de mouches envahir l'Asie, parce que personne n'osait s'en approcher, de crainte qu'il ne faisait que le mort pour punir les curieux et sévir sur les impudents. Et on sait les vrais lions rares aux Indes. Les derviches de la forêt, véritables druides aryens, décident d'élever à sa place un singe. Un jeune singe, dont il était le compère, le fils et le petit ami. On lui fit allégeance, une charge honorifique, par révérence et fidélité, en guise d'attachement pour sa charge et de courtoisie pour son honorable fonction. Car il faut bien un emblème pour représenter le peuple et les animaux vivants dans cette forêt. Pourquoi pas le compagnon du dernier lion de cette planète ? Ce singe de son état, qui de disciple et amuseur, était devenu son servant zélote et véritable fils.
La forêt n'a pas les mêmes valeurs que la ville. Le complexe d'Œdipe, on ne connait pas. Un lion peut bien féconder sa mère et devenir le frère de ses fils, après avoir comblé les sources dont il est lui-même sorti ! Pour les chiens, c’est pareil. Un autre peut  manger ses petits. Si  nous n'allons pas entrer dans leurs intimités familières ou carnassières, nous avons l’hésitation humaine du choix des exemples. Comme là, sous Assad en Syrie, ou hier en la belle Europe, sous Hitler. Et j'en ai vu qui parlaient indécemment pour défendre leurs xénophobies karcheres*, d'identités puristes et de civilisations supérieures et arrogantes rehaussées !

Pour ne pas l'oublier

Et pour revenir au cas du cheikh Tourabi, s'il a servi d'une certaine manière à la demande populaire antinomique de l'éthique du conseil de l'ordre, telle qu'elle a été laissée se développer que l'on a confortée…Et si certains fidèles en furent soignés? d'autres ont pu être déçus ou ont vu leurs cas carrément aggravés ! Même les prophètes de Dieu, pour leurs miracles n'eurent pas une aussi florissante industrie, ni de si belles et innombrables prouesses! Alors, le cadre de la médecine me laisse désespérer. Qu'en est-il du reste ?

Qui mettre à la place du roi lion ?

Voici donc que le gourou aérien, me raconte l'histoire d'un lion qui vivant aux Indes, disais-je  était mort, laissant à sa place, un simien, faute d'héritier de la race superbe… ou supérieure, et de l'essence féline….ou divine ! Un singe à queue et aux fesses rouges à la place de la crinière fournie et blonde. Un singe qui faute de gronder à faire trembler les arbres se met à crier et à sautiller de branche en branche !  Un primate de la plèbe, à la tête de la monarchie. Cela s'appelle en langue scientifique de l'involution. Adieu les lions des Indes comme vous qui hantiez l'Atlas. La honte tue plus que l'extinction des espèces !
C'est vrai que ce n'est pas une bête cocue à corne, ni un animal de trait ou de corvée aux pattes sataniques et fourchues ! C'est vrai que l'éléphant à ivoire et le tigre rayé eussent pu faire l'affaire. Mais leurs détracteurs, ces serpents qui sifflent sur nos têtes, sont de mauvais augures et de vils conseillers…Des comploteurs qui veulent devenir vizirs à la place des vizirs ou présidents à la place des rois. Pour peu et pour profiter plus, ces agitateurs auraient placé un chameau à la tête de la république, pour lui monter sur le dos. Ou carrément une poule, féminité ou hermaphrodisme obligent, pour contrecarrer les amis de Benky, afin de leurs marauder leurs œufs dorés ! On ne voit pas une poule faire face à toute la jungle, même si nos rues sont infestées de vampires, ni un chameau gronder face à un fauve qui fait le zouave dans sa quate-quate*!

King Kid, le singe-lion

Ne déplaçons ni le discours ni la scène, malgré les alluvions et les jets de pierres. Allusions ou illusions, je ne sais quoi écrire et valsons sur la vague lyrique…Il faut dire que le Livre de la Jungle n'était pas encore écrit par Rudyard Kipling et qu'il n'a jamais soufflé à Baloo de chanter : ''Qu'il fait peu pour être heureux.. !''. Là, il n'y avait nul besoin de constitution écrite. Ici, au vaste et fidèle pays du Commonwealth, l'Inde, c'est la reine, God save the Queen, qui régit les âmes des fidèles. Pas besoin de votes ni de papiers aux urnes non plus, pour fixer les traditions et rendre les us garants de la dynastie et de l’hérédité. Le tort vient en fait ou du fait du Lion. Sa Majesté, elle-même. Mais qui peut critiquer le lion sans en être bouffé ? Lui, qui par suffisance avait malgré son grand harem, refusé les soins des sages qui lui avaient conseillé, jeune de se méfier des lionnes, de leur sida, du café, du tabac et du cholestérol…Et de se protéger le sceptre pour ses multiples usages. De se soigner contre la stérilité et les autres maladies transmissibles, qui viendront mettre fin à son génome, à son espèce et sa dynastie.
Depuis, aux Indes, il n’y a plus de lions. Ils sont effacés ! Il ne reste que des cornacs, juchés sur les éléphants transformés en chars de fêtes, souvent avec de fausses défenses, des prothèses ! Celles en ivoire leur ayant été sciées et vendues. Les éléphants, domestiqués hélas, sont devenues des bêtes de trait, utiles en forêt pour la dévaster et pour transporter les billes de bois vers les clairières…Sont-ce des zèbres ou des zombies ? Quelques tigres apeurés et disciplinés, ne sont plus bons que pour la photo ou la parade. Le prédateur les ayant soumis, ils sont devenus des végétariens, par contumace. Les indous ne vont pas leur donner leurs vaches sacrées en pâture ! Souvent logés dans les réserves et les zoos des pays étrangers, l'homme a avili l'homme, l'homme cet animal, a humilié et flétri les hôtes de la forêt.

Sa Majesté Macaque Premier

King Kid, est le nom de notre roi singe et lion. Sa devise est de :''plaire et rire de la vie''. Se croyant être devenu le phénix de ce bois, voici donc le coquin et le sage…Le Singe, qui se pavane comme un paon. Amuseur de la compagnie, ses grimaces ne font rire que les siens et  pleurer l’humanité… de la savane. Timide en fait, il ne montre ses facultés qu’aux proches de parmi ses amis. Son sport favori, ses façons de donner justice sont de rire et de grimacer, de moquer, de sauter et de danser. De s’exhiber nu en public en s’amusant avec son sexe, comme pour se masturber...Et pourtant, quoi de plus naturel et d’instinctif que de monter les guenons de sa cour !  En guise de tendresse, au lieu d’épouiller comme de coutume ses proches, il les mordait le Singe-Roi jusqu’au sang, en grimaçant. N’est-il pas le roi de ses sujets ? Les sévices du roi sont une bénédiction pour l’animalité ! Hauts concepts de la vie  et de la philosophie, que les animaux ne sont pas encore prêts de partager, avec ces humains,  qui n'ont rien compris.  
Le prurit, les eczémas, les moustiques et les tiques le hantaient, le Roi, démocratiquement et autant que les autres ‘’ fauves’’ du bois. Il n’arrêtait pas de se gratter et c’est la source de son tempérament de mordeur et de son instabilité. Quitte à se dépouiller, le singe princier est pourtant affectueux. Il offrait à chaque occasion avec largesse ses dons à ses proches amis. On l’a finalement poussé à se marier avec l'une de ses amies, car il lui fallait un prince  héritier pour assumer la sauvegarde de la dynastie. Peut être qu’il donnerait naissance à un vrai lion, un félin, un fauve, pour ressusciter la lignée. Un garant, quel que soit son teint, pour sauvegarder les tribus dans leurs biens, leur unité et leurs quartiers !
Cet état de grâce vint avec beaucoup de largesses dans la forêt. Il plut, il fit chaud, il poussa des fleurs et des fruits. Les cadeaux fusèrent, des arbres et du ciel. Tout le monde en fut joyeux ! Car il se maria enfin et il y eût le changement et la joie. Mais  sans quitter aucun de ses vieux copains. Et c’est pour cela qu’on l’aimait…

Ces misères de cour

Souverain décontracté, on le divinisait, on le côtoyait, on le choyait, de plus en plus, car il savait sourire et donner. Sauf que certains l’aimaient si tendrement qu’ils lui arrachaient littéralement la peau des fesses et les poils, le laissant glabre par endroit. Un singe sans  poils, va avoir froid et se brûler au soleil et puis ce n’est pas aussi beau ! Un singe sans toison, c’est la honte pour toute  l’humanité. Ces animaleries, ces niaiseries de gosses de la part de ses copains l’ont dévasté et dénudé. Tout le prestige s’en va sans le pelage.

Comment voler encore de branche en branches,

Comment donner sa justice, là, dénudé et sans vêtements ? Caustiques et caricaturaux, les copains de sa famille,  qui l’ont dépouillé et pillé, humilié et sapé, se moquent encore de lui et ricanent de sa nudité. L’un d’entre eux lui souffla même de le laisser faire La Justice à sa place. Pour s’enfermer en paix dans ses joyaux et emblèmes royaux, afin de ne pas se laisser voir par la masse animale. Ce peuple, qui ne cesse de crier, de critiquer et de quémander ! Et puis de le laisser honorer ses femelles, pardon ses dames, à sa place, pour le remplacer, le temps que sa toison royale repousse et qu’il soit, SM, moins effrayant…Un autre lui offrit d’aller tuer son frère, Abel et de se couvrir de sa peau, comme d’un masque ! Le temps que ça repousse aussi ! Mais personne de ses vieux compères  ne lui fit l’offre de son propre cuir ! Dieu, protégez le roi de sa famille et de ses amis !
Les cèdres millénaires sont un vaste temple dédié au dieu Shiva. Les feuilles de cet arbre sont une divine médication. Il a suffit au macaque de s’écarter de ses mauvais conseillers et de se frotter aux feuilles pour faire repousser les poils du roi. Superbe crinière, il y en eût des poils sur la face, pardon des cheveux, sur le dos, sur le ventre et sur la queue, à recouvrir même son illustre et bienfaisante quéquette. Laquelle depuis un moment ne lui servait à plus rien. Brahma l’avait entendu. Brahma, c’est le Bouddha des Indous. Pour un peu sa crinière dorée allait devenir aussi épaisse que celle de son défunt prédécesseur et ami, Le Lion ! Grâces soient rendues aux divins cèdres ! Je n'ai pas dis vin ou cidre ! 






Le sexe dans la religion chez les indous





Les ruines d'à côté, envahies par la forêt, montraient dans les bas reliefs des façades et des murs intérieurs, des scènes érotiques aux postures variées. Des statues d’humains, nus figurant leurs ébats sexuels. Véritables bestiaires où les humains empruntent toutes les positions de leurs corps, pour s'aimer physiquement, coïter et engendrer. Quoi de plus vrai ? Quoi de plus naturel, enfin ! Qui accroupis, qui assis l'un sur l'autre, qui couchés en sens inversés, tous s'adonnent en spectacles plus moins cocasses aux pieux visiteurs du temple. Allez imaginer ça dans une mosquée, en pays de Pharaon ou sur les murs d'une synagogue, chez les affidés de Moïse, fussent-elles aux Amériques !
Figés dans des positions lubriques et sur la pierre, Dieu sait depuis combien de siècles, elles doivent repues et plus que satisfaites, mais aussi coincées qu'ankylosées ankylosées. Emouvantes fidélités, inscrites à jamais dans l'éternité. Le singe eût honte en les regardant pour s'en inspirer quand même et s'amuser alors que les lions les ignoraient par décence et les trouvaient osées et incongrus. Et dire que cela figure dans leurs bestiaires de livres et sur les murs de leurs temples religieux ! Le comble de l'exhibitionnisme est d’en devenir divin ! Est-ce que l'amour n’est pas un rite religieux, une pratique de la religion qu'on oublie de pratiquer dans ce registre sacré, par pudeur ? Alors que c'est une forme de vie, une fonction vitale qui est à l'origine de la vie, et qu'il faut manifester, avec franchise et dignité, pratiquer au su et au vus des mammifères, sans fausse pudeur, sans abris et sans hypocrisie ?

L’homme dans ses privations délire et tue…

Nous, les fauves et les mammifères de la forêt, nous ne véhiculons guère ces meurtres et ces complexes. Nous sommes plus libres ainsi. Nous faisons autant de coïts que nous voulons, avec tendresse, sans violer personne, de bon grès et sans rien payer. Rapides ou ininterrompus, nous coïtons sans compter, wa errazq âla rabbi  ! Quel mal y a-t-il à manger, dehors devant les gens, en public, plutôt que de le faire cachés ? Nous ne forniquons pas, nous obéissons, par les voies naturelles à nos hormones et nos humeurs, pour prolonger l'espèce à travers le don de la vie. On nous traite de fauves et de bestiaux ! Il faut croire que pour les humains, (qu’ont-Ils de si humain ?), nous autres les animaux, nous ne serions pas si évolués que ça et que nous n'avons guère de leçons de conduite à leur donner ! Mais, aujourd'hui, on se libère et on libère les femelles aussi.
Ainsi donc, loin des foules, des potentats et des autocrates, notre roi de la jungle était doublé d'un artiste-danseur, philosophe de surcroît. Adepte de Brahma et de Vishnou, entouré d'une cour d'adeptes et d’adorateurs, faite de ministres et d'amis, certains l'aimaient, d'autres l'appréciaient pour la bouffe, les affaires ou les gros cachets ! Pourquoi les traiter de ‘’cachés’’, ces salaires s'ils sont mérités ? Ou, s’ils sont payés en monnaie de singe, a fortiori ? Évidemment à leur lionnistique* et caudales effigies ! On n'a pas les amis qu'on mérite. Une monarchie, c'est comme une ruche d'abeilles. Il y a des individus qui piquent, d'autres qui volent, pendant que d'autres font du miel.
Et l'Inde, ce continent aux couleurs féériques, dansait, chantait, faisait l'amour, priait ou se chamaillait avec les musulmans, à cause du cache-misère, du Cachemire. Mais jamais entre les castes ou les vaches, les vraies à cornes ou les porcs, que religieusement on se devait de respecter.  

La sagesse des trois singes

Il fait bon de suivre la sagesse et les préceptes des anciens, à la lettre, pour réussir dans l'éducation, la guerre ou la diplomatie. Oublier ses humeurs, ses problèmes personnels, pour diriger sans surprendre et mieux guider. Notre singe arrivé au pouvoir depuis quelques années, à la surprise de tous, savait garder les yeux fermés, la bouche close et les oreilles bouchées. La sagesse des 3 macaques, il la connaît. Il savait écouter et parler, sans violence et décider par la suite, sans préjugés ni partis-pris et surtout sans se hâter. Son secret et sa conduite, son rituel était de ne pas avoir peur des étrangers, mais de les surveiller, des les admettre, voire de les aider, mais sans rien exiger d'eux et sans céder à leurs lubies.
Les serpents hypnotiques et les crocodiles aux dents acérées, il les connaît, les porcs et les loups, les ploucs et les apaches, Gandhi, Rama et les anglais aussi ! Ils les fréquentait de loin. Un mystère de la communication, dont il a le secret ! Sa conviction de sage est de tout connaître pour se méfier et pour dénicher les dangers ! Il avait une culture et des informateurs, des confidents et parmi eux, des conseillers !
Il les fréquentait de loin, par appréhension qu'ils ne détruisent la forêt ou qu'on la leur donne aux colons, qu'on leur vende pour rien, à son insu et qu'on érode son trône et l'adhésion de ses sujets, leur amour aussi ! Sa force revenue, était sur son peuple instaurée. Sans racisme ni discrimination entre les races, tout le monde l'adulait dans la forêt, ou presque.

Un roi de la jungle investi, en vaut deux.

Il se méfiait de ses adorateurs plus que de tout. Il appréhendait les faussaires et les hypocrites, les profiteurs et les affairistes, les bigots et les objecteurs, ennemis de son régime et des libertés qu'il savait donner et faire respecter. Il aimait rester pudique et discret. Rarement ses colères étaient manifestes, sauf s'il devait pour l'exemple les publier pour corriger. Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à danser, se plaisait-il à répéter. Il était plus qu'un sage, un singe ! Capable de jouer un rôle, prenant la vie pour ce qu'elle est !
Un roi averti est comme un dieu pour les sien. Disait-on pour gouverner les hommes…Lui, il n'y croyait pas tant. Il n'était qu'une âme, il avait une mission, et c'était là son seul souci. Vivre et laisser vivre, protéger et se défendre sans besoin des tuer. Passer le relais, donner ce qu'il y a de mieux à son peuple sans détruire la forêt. Et c'est comme s'il avait appris les sentences et les aphorismes, les versets écrit par les humains sur les murs du temple, qui git là, sous les pieds des grands arbres. Un patrimoine qu'on pilonne, un musée que l'on pille, un mausolée en train de tomber en ruine. Ces images et ces méfaits le révulsent. Les singes sont les gardiens des temples en Inde. On les nourrit d'offrandes pour cela. C'est pour cela qu'ils n'ont pas besoin de chasser.

Roi de la jungle et ancêtre des hommes

C’est une chance pour les fauves d'avoir ce refuge à proximité. C'est comme si Dieu leur parlait pour leur donner la sagesse. C'était leur parapluie, face aux puissances du ciel qui des fois donnaient de la voix et grondaient, menaçant de liquider tout le peuple simiesque en abatant ses refuges, les arbres, sous les trombes d'eau.
Il n'a pas de palais, le roi des singes, où il pourrait se protéger. Que faire, quand SM, elle-même est menacée ? Alors qu'il est supposé protéger les autres. Tout est vanité. Personne n'est à l'abris éléments dans cette forêt indienne. L'Inde qui est en paix et qui n'est guère menacée par ses adversaires, ses voisins ou des ennemis ! Lui, le roi élu et choisi, se devait de protéger et de guider le peuple vers le bonheur, la paix, le sexe, la nourriture à bon escient sans excès, la cohésion sans discrimination entre les mammifères, les reptiles, les insectes, les arbres et les fauves. Son peuple polyglotte aux multiples couleurs vivait dans l'égalité. Ses adeptes, ses zélotes inclinaient à son passage leur cou, en signe de respect, attendant de lui, une morsure gentille, une banane sauvage, un cri aigu et fier, un mot, un geste de la main ! Comment appelez-vous les mouvements de la cime, des branches et des troncs que font les arbres sous le vent ?
Ses colères comme ses sourires, sa baraka, ses bénédictions, étaient une aubaine, un onguent et de la lumières qui revigoraient l'âme qui parmi les vivants. Qui refuserait de faire parti de ce cercle de privilégiés, où l'on ne manquait ni de droits ni d'agréments ? Vigilant, le roi des animaux ne devait pas faire de jaloux (car il se ferait des ennemis ainsi ) et les mérites étaient publiquement décernés. S'il prend rarement des vacances, on prétend que c'est par peur d'aller si haut. La peur du ciel et des orages, la peur des dieux et de l'inconnu, ou de la hauteur et des avions ? D'aucuns disent que c'est par crainte de laisser la chaise vide ! Pour ne pas subir le sort des républiques, qui ont vu leurs dirigeants sauter ! S'il parle peu et s'il sort dehors si peu aux congrès, c'est pour ne pas tenter le diable et pour s'éviter des parlotes inutiles et des confusions, des amalgames avec les tyrans et les despotes.

Adam, version primate

Il refuse de sortir de la forêt, inutilement, pour demeurer près des siens, à leur écoute constante. Les rois des Indes et les Maharadjas ont quasiment disparu. Mais le singe à queue lustrée, le macaque au poitrail blanchi, vit plus comme un moine, un gourou et un sage, qu'un prince sanguinaire dans sa forêt.
S'il refuse des jeux ou des ébats charnels inutiles, s'il ne copule que lors des ruts prescrits, c'est pour le rite et la bonne gouvernance, pour la communion avec son espèce et celle ses assujettis !
Car depuis la mort du Lion, son père spirituel, il a beaucoup muri et longuement réfléchi. S'il consomme un fruit et qu'il fasse la diète, c'est qu'il a le don, le sentiment  de devenir comme Adam. Un homme nouveau, entier, pourvu qu'il n'écoute point les sifflements de Satan et qu'il évite les pommes de cet arbre interdit. Cet arbre qui découvre la nudité, la concupiscence et l'amour instinctif des excès en toutes choses et l'attirance vers les interdits. Et il sait que les serpents, c'est leur sort de servir comme agents du Diable et de rester toujours à l'affut.

Le secret de la lumière

Est de voir où nous marchons. Pour nous, vestiges des humains, le Diable on sait qui c'est. Même si on a la chance de ne pas le rencontrer…Il n'est qu'un symbole, celui des grandes puissances. Pas les States, la Chine ou la Russie, celles des ténèbres. Et pourtant, Lucifer, est ''le porteur de la lumière'', selon l'étymologie de son nom. Voire le porteur, issu du feu ! Demandez aux soufis et aux astrophysiciens, ceux du boson de Higgs ! Alors les plus illuminés, les plus intelligents, seraient nos vrais ennemis ? Aie !

Sauf que là, si bas et si loin

et sauf votre respect, monsieur le Maire, je vais vous dire : "qu'entre deux merdes, il y a toujours des crachats à éviter ". Sur nos sentes forestières, pardon on est sorti du conte, je veux dire sur nos avenues du Centre Ville, quand on a l'heur de marcher encore, debout, à pied, on fait de tristes rencontres. Là dans l'entrechoc des cafés et des voitures, qui comblent les trottoirs, sous votre regard de responsable. Là, sous les feux des scanners inquisiteurs, de ceux qui occupent les ruines et les restes de nos artères vomies. Là, on n'est sorti de la ville, de l'urbain, de l'humanité, la citoyenneté pour râler. Ne nous demandez plus d'aller voter. On remplira les urnes d'urines prostatiques, de cailloux et de menstrues embaumées. Et c’est pour cela que les singes doivent rester sur là haut, sur les branches, dans leur verdeur éthérée, au dessus des hommes, du courroux des lions, des armes et des mêlées !
Je sais que vous ne me lirez pas, mais je vous laisse la paix dans ce zoo, où les primates sont nos meilleurs frères, nos ancêtres pour demain, peut-être !

Les Chroniques différées de Mme Student
Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 1er Septembre 2012